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19 septembre 2021 7 19 /09 /septembre /2021 22:23
Tides (La Colonie)

La Colonie ou Tides de Tim Fehlbaum est un film qui possède toutes les qualités requises pour être un film indépendant inoubliable dans la lignée d'un Children of Men ou d'un Oblivion et autre Moon. Malheureusement et malgré un parrain de cinéma prestigieux en la présence de Roland Emmerich dont on ne présente plus le réel intérêt pour l'écologie et les questions éco-responsables ; Tides (les Marées traduit en VF par la Colonie) se rapproche plus de Chaos Walking dans le principe que d'un de ses prestigieux prédécesseurs.

La faute n'en revient essentiellement à personne car on sent pendant tout le film que Fehlbaum réalise le film de ses rêves, et on pourrait être presque conquis nous aussi. Mais présenter encore une fois une population qui ne peut plus avoir d'enfants (et moins bien que Children of Men, avec moins d'enjeux) en présentant encore une fois de plus (de trop) les hommes de sexe mâle comme le réel problème de la planète, c'est au mieux maladroit, au pire basé sur un agenda politique qui fait doucement rire, quand on sait à quel point le Capitalisme utilise la pensée progressiste n'importe comment juste pour assurer ses arrières et courtiser de nouvelles niches de cons-ommateurs.

Ainsi dans ce film qui aurait pu être bien mieux équilibré moralement, quasiment les 3/4 des personnages masculins sont soit lâches, soit des mâles alphas décérébrés et violeurs (quand on voit le visage du bonhomme, on sait déjà qu'il va tenter de violer l'héroïne tellement les personnages sont malheureusement dépeints à la truelle), soit des monstres. Seuls les enfants et le père de l'héroïne sont épargnés et encore même ce dernier est présenté comme lâche.

Le film en gros résumé raconte l'histoire d'une mission spatiale venue de la planète Kepler où l'Humanité s'est réfugiée, mais voyant qu'ils sont frappés par ce mal d'enfantement au bout de deux générations et hommes comme femmes, ils décident d'envoyer le dit vaisseau sur la Terre pour voir si un espoir est permis. Sur cette dernière, deux tribus sont présentes (on en verra pas plus, si ça se trouve, ils sont pleins), les eaux ont tout envahi ou presque façon Waterworld. Et c'est dans cette peinture de fin du monde que débarquent l'héroïne, son vaisseau et son équipage. Suite à une avarie machine, le vaisseau se crash dans l'eau, et il ne demeure que deux survivants. L'héroïne à laquellel Nora Arnezeder prête avec fougue, toute son implication héroïque, en évitant le piège de la Marie-Sue indestructible, écueil sur lequel beaucoup de films de genre s'abîment malheureusement ; et crée un personnage attachant et sensible (probablement le seul du métrage). Et on retrouve avec plaisir Iain Glen de Game of Thrones dans un rôle de chef de colonie, un brin autoritaire.

Tim Fehlbaum dont c'est le deuxième film, renoue avec les ingrédients de son premier film Hell. Une photo désaturée en bleu entre Nolan et Villeneuve là où son premier film était surexposé dans les tons ocres, une quête de la maternité là où Hell mettait en scène un combat pour les ressources rares, et une confrontation entre bandes rivales qui pourraient s'entendre si elles faisaient un effort.
J'aurais vraiment aimé adorer le film, car on sent toute la bonne volonté de son réalisateur, et l'envie de porter son message et ses idées en avant. Mais malgré de très beaux plans, et une réalisation inspirée, Tides retrouve les mêmes défauts que ses inspirateurs, que ce soit Nolan ou Villeneuve, le manque d'émotion, et une imagination assez pauvre, même pour décrire la Planète Terre dans un futur assez lointain.
Regardez-le tout de même par curiosité, car le film vaut le déplacement, ne serait-ce que pour ses deux actrices, Nora Arnezeder et Sarah-Sofie Boussnina toutes deux vraiment magnétiques.

 En Blu-Ray, DVD et VOD le 20 septembre 2021. Edité par Metropolitan Films Vidéo. le site Internet de l'éditeursa page Facebook et sa page Twitter.
Retrouvez le film sur Cinetrafic : https://www.cinetrafic.fr/film/63534/la-colonie
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11 septembre 2021 6 11 /09 /septembre /2021 10:05
Chaos Walking

Après le fantastique Barry Seal, avec un étonnant Tom Cruise sur les turpitudes des USA, et les trafics entre Mafia et CIA, et le film sur le confinement Lockdown que je n'ai personnellement pas vu, Doug Liman revient avec son dernier film Chaos Walking sur l'adaptation en film de la trilogie de romans "young adult" du même nom, de Patrick Ness.

Le genre "young adult" est un genre particulier, précis, qui analyse et décrypte le passage de l'enfance à l'âge adulte, et qui s'adresse à un public d'ados jusqu'à environ 30 ans (même si on peut parfaitement en lire passé cet âge là, j'en suis la preuve vivante). Twilight, Harry Potter, Eragon, La trilogie du Vent de Feu, Les Royaumes du Nord, autant d'exemple que de diversité de genre. Avec également le récent "Le Labyrinthe".

Le premier problème du film, c'est qu'il est arrivé dans un monde où l'intérêt pour les films "young adult" s'essoufle un peu. Le deuxième c'est qu'il a dû traverser le COVID, mais surtout des projections tests assez catastrophiques qui ont nécessité des reshoots. Et généralement, quand il y a des reshoots et par un réalisateur différent, (Fede Alvarez), du projet d'origine, ça sent plutôt mauvais.

A la base de la base, le film partait d'un script de Charlie Kaufman, et devait être réalisé par lui. Puis, après son départ du projet, c'est Zemeckis qui a été pressenti un temps pour en être le maître d'oeuvre. Et vu le sujet du livre, "les pensées des gens se matérialisent, en audio et en images", il était tout trouvé, et aurait été parfait pour mettre en scène, surtout quand on se rappelle d'une scène similaire dans Contact, où Jodie Foster passait visuellement par toutes les émotions à la fois.

Le challenge aurait été de taille, mais Zemeckis en plus d'être un auteur, est aussi un excellent technicien, qui met toujours son art au service de la narration qui plus est, les exemples abondent en ce sens de Beowulf à The Walk.
Finalement, le projet échoit à Doug Liman, et le choix n'est pas mauvais, car Liman adore parler de la paranoïa, du contrôle, de la surveillance des gens. Quasiment chacun de ses films traitent de tels sujets, ça en faisait donc un troisième choix plutôt pas mal.

Le scénario est co-écrit par l'auteur lui-même, Patrick Ness à qui on doit déjà l'adaptation de son propre roman, "Quelques Minutes après Minuit" en film sous la direction de Juan Antonio Bayona.

L'histoire tirée des romans que je n'ai personnellement pas lus, donc mon avis n'y fera pas référence met en scène un groupe d'hommes, rescapés d'une fuite en vaisseau, qui vivent entre western et principes médiévaux, en dehors de toute technologie. Un retour aux sources orchestré par un homme, Prentiss, le maire de la ville, Prentisstown, sur une planète inconnue à la Terre, qui a la particularité de matérialiser les pensées de tout être humain, tout... Pas vraiment, puisque seuls les hommes en sont victimes. De facto, rien de ce qu'ils pensent auditivement voire même visuellement n'est caché. A  l'exception du maire qui arrive à cacher ses pensées avec un mantra "je suis le Cercle". Et les femmes me direz vous, elles ont toutes été massacrées par une race extraterrestre les Spackles.

Dans ce monde, pas vraiment idyllique, on suit Todd Hewitt, un jeune adolescent (13 ans dans le roman, dans le film Tom Holland serait plus proche de presque 18) qui vit avec ses pères adoptifs suite à la mort de ses vrais parents, morts dans des conditions mystérieuses. Sa vie se déroule entre affection larvée pour le Maire, en qui il voit une sorte de père de substitution au grand dam de son vrai fils (ne pas oublier que tout le monde entend et voit les pensées de tout le monde), chasse, agriculture (les betteraves c'est pas bon d'après lui) et tentative de cacher ses pensées. Mais ce petit train train quotidien est bouleversé le jour où un vaisseau s'écrase non loin de la ville et que Todd y découvre un survivant, ou plutôt une survivante, la première de sa vie, une fille.

S'ensuit un certain nombre de péripéties pour cacher l'existence de la dite fille, et du vaisseau, mais ça n'ira pas sans heurts. On va s'arrêter là niveau révélations, le but étant de donner envie aux gens de voir le film sans trop en dévoiler.

En conclusion, je dirais que Daisy Ridley rescapée de Rey campe un personnage vraiment intéressant, souvent touchant, et que Tom Holland, arrive à faire oublier son rôle de Spiderman. A noter également, Mads Mikkelsen dans le rôle du maire assez inquiétant de la ville, et David Oyelowo en prédicateur religieux symbolisant la foi aveugle. La musique de Marco Beltrami et Brandon Roberts sait se faire oublier, tout en illustrant le périple des deux adolescents, et la menace qui pèse sur eux avec des instruments assez inattendus comme le Wind-wands par exemple.

Le film en lui-même, ne mérite pas les critiques incendiaires qu'il a reçu, car il est plaisant à regarder, en revanche ce qui dérange le plus c'est sa dimension idéologique, non que le traitement féministe soit inintéressant en soi, mais dans le film il se résume à une opposition binaire hommes-femmes (ce qu'avait su éviter Mad Max Fury Road par exemple), les hommes ne pensant bien évidemment qu'au sexe, au sport et à apprivoiser (pardon tuer) tout ce qui les entoure. Une scène résume l'état d'esprit en disant que la pensée la plus équivoque pour Todd depuis qu'il est enfant pour être un homme, serait d'avoir un couteau... Comme un homme. Tout est dit. Le traitement est assez lourdingue dans l'illustration de la "masculinité toxique", malgré de jolies illustrations du bruit que la qualité du bluray rend presque palpable, d'ailleurs le film en joue plusieurs fois de cette "palpabilité apparente du bruit" (même si j'aurais personnellement bien aimé voir ce qu'aurait pu en faire Kaufman ou Zemeckis).

En revanche, niveau bonus, on est gâté, la galette en déborde. Un making-of assez intéressant de 18min, des featurettes qui fluctuent entre 7 et 10 min sur le tournage, le personnage de Daisy Ridley, la musique ou le monde du film. Et surtout pas moins de 45min de scènes coupées (oui vous avez bien lu 45 c'est énorme) qui proposent un tout autre film, ou du moins ce qu'il aurait pu être et dessinent la trajectoire de toutes les galères qu'a rencontré le film, film qui c'est dit dans le making-of n'avait jamais eu de script définitif, même à la fin du tournage. De plus l'idée de comment matérialiser à l'écran le fameux "Bruit" visuellement était encore débattue en pleine post production. Pour l'adaptation du tome 2 et 3 du livre, ça semble bien mal parti, le film s'étant ramassé au box office américain. Mais le premier film est parfaitement indépendant ce qui fait voir le verre d'eau à moitié plein.

En DVD et Blu-Ray le 1er septembre 2021. Edité par Metropolitan Films Vidéo. le site Internet de l'éditeursa page Facebook et sa page Twitter.

Retrouvez ce film sur Cinetrafic https://www.cinetrafic.fr/film/56447/chaos-walking

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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 17:18
Banishing la Demeure du Mal

Outre l'australien James Wan, il y a une autre valeur assez sûre dans le monde de l'horreur (mais pas uniquement), c'est l'anglais Christopher Smith à qui on doit les sublimes Creep, Severance, Black Death et surtout surtout l'incroyable Ofni fantastique et probablement son meilleur film également, Triangle.

Avec ce Banishing la demeure du Mal, il investit un genre qu'il n'a jamais abordé, le film de maison hantée. A la manière d'un Shining, ou d'un Amityville, le cinéaste anglais prend à bras le corps cette histoire de maison maudite ou plutôt dont le passé a tellement étreint les murs de sa maléfique aura que les lieux sont devenus aussi maudits que le reste.

Le film s'ouvre sur le précédent locataire qui déambule dans la maison, l'air un peu hagard.. Il entend des cris, et monte dans la chambre. Il se voit en train de poignarder sauvagement et à répétition quelqu'un (probablement sa femme, on l'apprendra plus tard) puis ensuite plus rien. Il se retrouve seul dans la chambre.

On récupère alors dans une ellipse, un docteur et un évêque qui se hâtent en voiture vers la maison, pour y découvrir le corps pendu du locataire en question. L'histoire se passe en 1930, aux quasi portes de la deuxième guerre mondiale, au moment des tensions entre les différents pays desquels la guerre va survenir.

On fait ensuite connaissance des personnages principaux de l'intrigue, un jeune révérend, sa femme et la fille de cette dernière (qui on l'aura compris n'est pas l'enfant du révérend). Petit à petit, malgré la présence apaisante de la bonne sourde, la petite fille va commencer à avoir des visions, jouer avec des amies imaginaires, tandis que sa mère va sombrer peu à peu dans la folie, et surtout découvrir par l'intermédiaire d'un homme du village, charlatan selon l'évêque et le mari de la femme, que les précédents locataires ne sont pas partis dans une mission civilisatrice comme l'a évoqué l'évêque mais ont bien péri corps et biens.

Christopher Smith ne révolutionne pas le genre de maison hantée, mais comme dans Triangle, il lui insuffle quand même bon nombre de ses gimmicks visuels et de ses questionnements sur l'humain. Ainsi pour une fois, les personnages même les "gentils" ne sont pas aussi lisses que dans le cinéma américain, et ils ont chacun une part d'ombre avec laquelle il va falloir composer pour avancer. Même mieux, dans un final plutôt clair, il relie religion et ésotérisme avec des gens de 1930 dont on aurait préféré qu'ils se consacrent au macramé.

Le film est à la fois le portrait d'une époque, une peinture des mœurs de la société anglaise de 1930, et surtout un assez bon film d'horreur qui économise les "jump scares" et y préfère l'installation d'une intrigue prenante quoique un peu obscure au début, et un éventail de personnages aussi attachants qu'inquiétants.
 

En Blu-Ray et DVD depuis le 25 août 2021, et en VOD depuis le 28 juillet 2021. Edité par Lonesome Bear / The Jokers. le site Internet de l'éditeur, sa page Facebook et sa page Twitter.

Retrouvez le film Banishing la demeure du mal sur Cinetrafic en suivant ce lien.
 
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4 août 2021 3 04 /08 /août /2021 17:36
Wander

Après un début de carrière comme comédienne, April Mullen se tourne bientôt vers la réalisation. Elle réalise un premier long métrage en 2007, Suivront plusieurs projets assez divers, que ce soit dans la réalisation de long-métrage ou d'épisodes de séries télévisées. Elle a notamment dans ses actifs, des épisodes de la dernière série DC, Legends of Tomorrow, mais aussi Wynonna Earp et Imposters.

En 2021, elle retourne à la réalisation de long-métrage pour nous livrer cet étonnant Wander, qui fait intervenir le si rare, mais tellement aimé Aaron Eckhart dans le rôle d'un détective privé, ancien flic qui a décroché à cause d'un accident qui a coûté la vie de sa petite fille, et la mise en catatonie de sa femme. Ce dernier devient donc détective privé  et plonge dans une passion folle pour les théories du complot, tellement persuadé que l'accident de voiture qui a coûté la vie de sa fille, et la paralysie de sa femme est d'ordre criminel, et lié d'une manière ou d'une autre à sa dernière enquête quand il était encore policier, et qu'il s'occupait de mystérieux décès de personnes retrouvées avec un trou béant dans la poitrine, comme l'explosion d'une mini bombe.

Il est rejoint dans sa lubie du complot par son ami de toujours Freddy qu'il a rencontré en basculant dans le complotisme, et avec qui il anime un podcast en mode radio libre sur le sujet. Le film s'ouvre sur un lent travelling au drone au dessus d'une route avant que la caméra ne dévoile une voiture retournée et une femme qui s'en extrait à grand peine. La victime, une mexicaine semble t-il, s'avance hagarde vers la caméra en s'éloignant de la voiture. Un son strident se fait entendre, puis sa poitrine est déchirée comme par une micro détonation, et elle s'effondre dans son sang, morte. Une voiture de police entre bientôt dans le cadre, et en sortent deux fonctionnaires et une mystérieuse jeune femme blonde qui ne font pas grand cas de la découverte, et précisent "elle savait pertinemment à quoi s'attendre". Puis ils parlent ensemble d'amener le corps de la morte à la morgue et de faire disparaître la voiture.

La base de film conspirationniste, thriller d'enquêtes est posée, et nous retrouvons, Arthur Bretnik (étonnant et trop rare Aaron Eckhart), et son ami Freddy (mutique mais également minéral Tommy Lee Jones) en train d'arriver non loin de l'accident, dans une autre partie de la ville de Wander,  quelques jours après le drame et commencer à installer leur matériel de radio pour lancer leur podcast. Au cours de l'émission, une auditrice les appelle, et leur demande de prouver que la mort de sa fille, morte dans un accident de voiture, est en fait un meurtre de sang-froid, puis elle raccroche, blasée en disant avoir fait une erreur.

Leurs émissions se terminent et ils regagnent chacun son lieu de villégiature, en l'occurrence un mobil home pour Arthur. C'est là que la mystérieuse femme se présente chez lui, et le supplie d'enquêter contre 10 000 dollars sur le crime dont elle est quasi certaine, car la poitrine du corps de sa fille a un trou béant. Arthur fait aussitôt le lien avec sa propre histoire, et se rappelant le mantra conspirationniste qu'il partage avec Freddy "il n'y a pas de coïncidence", il se lance dans une quête effrénée de justice pour cette femme, et pour lui-même.

Cette quête va le conduire aux portes de la folie, là où fantasme, réalité, et mensonges se mélangent. Le film est pour moi une très belle réussite, alternant les plans de drone dès qu'Arthur est sûr d'un lieu de en lien avec l'enquête ou d'une action à accomplir, et une caméra à l'épaule, mais pas trop shaking cam, lorsqu'on le suit dans ses errements, ses doutes, ou face à des éléments de danger pour lui ou un autre. La qualité de la photographie particulièrement poisseuse est parfaitement rendue par le Bluray, ainsi que le score de Alexandra Mackenzie qui colle une ambiance incroyable au film.


Au final, on se retrouve avec un film vraiment intéressant, dans son approche, aussi bien esthétique que dans la lignée des films de complots, qui est un sous genre du cinéma américain, type Complot de Richard Donner qui en est probablement le mètre étalon. Un peu moins dans sa morale, qui si elle n'avait pas été précisée par la réalisatrice dans une interview ne m'aurait pas personnellement sauté aux yeux. En revanche sa fin à tiroir, dans le plus pur style du film conspi, me réconcilie, avec ce que j'aurais aimé voir de Shutter Island, sans trop spoiler ni l'un, ni l'autre, en montrant qu'une vision complotiste, a qu'on le veuille ou non, toujours un fond perturbant de vérité.

Voilà, le film est sorti en Blu-Ray et DVD depuis le 4 août, et si vous aimez Aaron Eckhart, Tommy Lee Jones, et dans une moindre mesure Heather Graham, ainsi qu'un caméo de la star de Roswell, Brendan Fehr, dans des rôles secondaires mais pas inintéressants toutefois, ou le film conspi, type Complot, ou un Crime dans la tête, précipitez-vous dessus sans attendre. le Lien : https://www.cinetrafic.fr/film/63261/wander
Edité par Universal Pictures France. le site Internet de l'éditeur, son Facebook et son Twitter.

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23 juin 2021 3 23 /06 /juin /2021 20:04
Batman The Long Halloween part 1

Les films animés sur le chevalier noir sont légions, mais quand on parle des films qui restent, par delà le temps et la mémoire, il en reste déjà beaucoup moins. Outre la fantastique série animée nommée sobrement Batman TAS (The Animated Serie) par les puristes et les intimes, parfois même juste TAS dans des cercles encore plus restreints. Un fait amusant est d'ailleurs de se pointer dans une soirée, peu importe la soirée, et de glisser dans un des blancs de la conversation, "on aura beau dire, TAS c'est quand même le summum de la série animée", "ou TAS est la meilleure série de super héros" si des "geeks" sont présents, vous verrez immédiatement des mines réjouies, ou un sourcil se lever (en mode quickening.. Se pourrait-il que je ne sois pas seul dans cette soirée). Généralement la suite de soirée s'annonce passionnante. C'est d'ailleurs personnellement, souvent mon moyen de briser la glace dans une soirée où je commence à m'ennuyer, que cette dernière soit mondaine ou non.

Toujours est-il qu'en terme de films, et même si TAS c'est quand même le summum de la série animée ^^, peu décrochent réellement la timbale du film qui va rester, les comics c'est autre chose, car parfois des comics adaptés en film animé, même certains stand-alone se foirent et on préfère alors relire le livre un milliers de fois, que voir une seconde fois le film, ou alors une deuxième fois pour être sûr de son jugement du premier visionnage.

Dans les indétrônables, on peut citer chez Batman, en tête de gondole "Batman contre le fantôme masqué" (en VO Batman and the Mask of the Phantom, plus rare, son premier titre "Batman and the Mask of the Phantasm"). Un stand-alone incroyable, puissant, maîtrisé, comme un opéra de Puccini et un drame Shakespearien à la fois. Entre le fantôme de l'Opéra et Hamlet, réalisé par les producteurs de la série TAS d'ailleurs, Eric Radomski et Bruce Timm. Dont le nom de l'oeuvre ou de ses créateurs peut rendre également des soirées conventionnelles beaucoup moins, si certains ou certaines relèvent la tête en entendant ces mots.
Il y a aussi mais dans une moindre mesure, le sympathique Batman Sub Zero qui se regarde sans aucun déplaisir, même plusieurs fois, mais on sent quand même que l'implication n'était pas aussi puissante que sur Batman Mask of Phantasm. Le titre Québecois spoile un peu "Batman et le Masque du Phantasme", révélant un peu le devenir du criminel, là où le titre français "Batman contre le fantôme masqué" revient à une vision plus duelle, de Batman affrontant une sorte de "fantôme". D'ailleurs en parlant de Québecois, je peux vous donner un tips, si votre Bluray des deux films (coffret Sub Zero et Mask of the Phantasm) est un VF Québecoise, ce lien vous permettra de réclamer le retour de la voix inimitable de Richard Darbois (Batman) et Pierre Hatet (dans le rôle de son némésis de toujours), entre autres. https://www.batman-legend.com/comment-recuperer-vf-film-batman-contre-fantome-masque/

Mais sans plus attendre attelons nous à ce qui nous amène, en l'occurrence, l'ajout d'un nouveau film animé dans la dream team des films Batman animés qui compteront. En la personne de ce Batman The Long Halloween part 1, adapté du comics stand alone du même nom sorti sous la forme d'une minisérie de 13 épisodes, écrite par Jeph Loeb, et dessinée par Tim Sale. Il faut savoir que questionné à propos de la sortie d'un Batman : The Long Halloween en 2010, Bruce Timm avait répondu que l'arc narratif était plus approprié à une bd qu'à un film. Mais qu'éventuellement, le comics pourrait devenir une série télévisée. Au final,  James Tucker, producteur du DC Universe Animated Original Movies avouera en 2013 son vif intérêt pour rendre à l'écran en film d'animation la profondeur de l'oeuvre papier.

A Long Halloween est un comics qui avait déjà fortement influencé la trilogie The Dark Knight de Christopher Nolan, en particulier "The Dark Knight" (2008) qui transcrit la transformation d' Harvey Dent en Double Face. Et dans A Long Halloween, on assiste également à la transformation du procureur loyal et droit, en son double tourmenteur et tourmenté.

Le film est réalisé par Chris Palmer, et scénarisé par Tim Sheridan, à savoir donc les deux qui étaient déjà à l'origine de "Superman : Man of Tomorrow", dont Batman : The Long Halloween reprend la direction artistique, au grand dam de celles et ceux qui auraient préféré un dessin plus sombre, dans l'esprit de Tim Sale. Mais pourquoi refaire le comics, à ce compte là, autant le lire. Au final, la DA fonctionne très bien, et le film se pare d'une ambiance poisseuse et sombre, même sans convoquer le talent de l'immense Tim Sale.

L'histoire suit le fil rouge du comics, à savoir un mystérieux tueur en série qui effectue ses crimes pendant des fêtes, d'où son nom "Holiday". Il rappelle au Chevalier Noir le tueur en série Calendar Man, tueur qui tue pendant les jours fériés notamment, en se basant sur le principe du "Jour Julien" dont il tire d'ailleurs son patronyme (Julian Day) et qui consiste en un système de datation consistant à compter le nombre de jours et fraction de jours écoulés depuis une date conventionnelle fixée au 1er janvier de l'an 4713 av JC à 12h de temps universel. Mais ce dernier est totalement innocent puisque déjà incarcéré..

Le Chevalier Noir piétine, et aidé de son ami James Gordon, capitaine de Police de Gotham City, et du jeune procureur Harvey Dent, il va aller de désillusion en désillusion et d'erreur de jugement en erreur de jugement durant la plus troublante de ses enquêtes. Des mafieux sont tués et ils soupçonnent des règlements de compte, mais même si ces meurtres arrangent les mafieux, ils jurent leurs grands dieux en être totalement absents.

Pendant ce temps-là, James Gordon doit affronter la déception de ses enfants à cause de son absence, même pendant des "fêtes", et sa femme Barbara dont le couple est un peu en porte-à-faux à cause de ses missions régulières. Répondant au téléphone, James dit lui-même sans trop y croire "c'est peut-être une erreur". Mais la suite l'en détrompera. De son côté, Harvey Dent et sa propre compagne traversent également une crise de couple, cette dernière trouvant que Harvey s'engage trop fortement dans sa lutte contre le crime. Il n'y a que Batman/Bruce Wayne qui ne traverse aucune phase de cet ordre, et encore c'est compter sans Selina Kyle, alias Catwoman qui lui donne beaucoup de fil à retordre, avec sa morale tout ce qu'il y a de plus "élastique", oscillant aussi bien du côté du bien que d'un certain "mal".

Et dans cette enquête sombre, dans le plus pur style des romans noirs, "dark'n gritty", Batman et ses deux acolytes voient les morts s'amonceler le long de leurs pas. Toujours un train de retard pour pouvoir rattraper le mystérieux "Holiday". Les mafieux s'en donnent à coeur joie, se pensant intouchables, et surtout protégés par la Police et Batman lui-même, puisqu'étant les principales victimes du tueur, pendant que dans l'ombre, la Némésis du Chevalier Noir fulmine car ce dernier occupé dans la quête d'Holiday ne fait plus assez attention à lui.

Au final et sans trop en dévoiler, on a avec Batman The Long Halloween, un petit bijou de film de super-héros, on retrouve l'action qu'on aime chez Batman, le côté plus grand détective du monde, (même si cette fois-ci, ses sens de détective lui jouent des tours sur les suspects), le sang et la fureur des comics destinés aux adultes (loin du côté plus édulcoré de la série de Bruce Timm), les affrontements dantesques, l'humour noir du comics (il faut voir la première entrevue entre Dent et Batman : "Jim ! Dent ! Batman ! Et Gordon de répondre "Bonjour l'ambiance" face à la froideur du salut des deux "justiciers"). Mais également le mystère d'un "Whodunit" à la Poirot d'Agatha Christie dont on attend la révélation de fausse piste en fausse piste. Un cocktail parfait pour un film qui ne l'est pas moins. Et même si le film dans sa seule première partie n'atteint pas tout à fait la profondeur et le niveau de "Batman contre le Fantôme masqué", on espère que la partie 2 saura lui apporter cette place définitive au panthéon des films Batman animés les plus réussis, en tout cas bien devant "Batman Sub Zero" à n'en pas douter. Pour celles et ceux qui regretteraient son absence, on retrouve la patte de Tim Sale dans un superbe générique.

Au niveau des bonus, Warner s'est surpassé. Déjà, il est bon de notifier que le bluray d'excellente facture aussi bien au niveau de l'image, et du son parfait écrin pour honorer le Dark Knight et son ambiance, est un vrai bluray avec jacquette, un steelbook absolument sublime, aussi stylé qu'une couverture de Comics, mais en plus de ça, les bonus sont nombreux et passionnants. Une bande annonce de la part 2 de "A Long Halloween" qui s'annonce encore plus palpitante que la part 1, une bande annonce de The Dark Knight Returns le film d'animation, une de Batman Gaslight (qui prend place dans l'Angleterre Victorienne, face à Jack l'Eventreur, tout le lore de Batman étant transposé dans l'Angleterre Londonienne, pas juste une question de "voyage temporel". Tous les personnages existent dans un "Gotham" Victorien, alternatif). Un court-métrage pilote DC "The Losers" racontant l'histoire de soldats pendant le Vietnam mâtiné de fantastique et d'espionnage. Et petite cerise sur le gâteau, deux parmi les meilleurs épisodes de la série TAS, en VOSTFR.

En Steelbook, Blu-Ray, DVD et VOD le 23 juin 2021. Edité par Warner Bros. Entertainment France. Le site Internet, sa page Facebook et sa page Twitter.
 
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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 14:52
The Night

The Night du réalisateur irano-américain Kourosh Ahari est la première production américaine distribuée en Iran depuis 1979. Dans ce film, le réalisateur de "Generations" nous plonge dans l'atmosphère poisseuse et particulièrement Shiningienne d'un  Hôtel mystérieux qui n'aurait rien à envier à l'Overlook de Kubrick.

D'ailleurs, l'ombre du réalisateur anglais flotte beaucoup sur le métrage, même si Kourosh Ahari arrive à tirer sa propre épingle du jeu avec une réalisation beaucoup plus punchy.

Le film s'ouvre sur une scène de "Loup Garou" (dans le film la Mafia), enfin un jeu dans le style du jeu mythique "Thiercellieux" que font plusieurs couples lors d'une soirée festive chez l'un deux. Peu après, un des couples quitte la soirée, emmenant leur bébé pour rentrer se coucher, un peu éméché.. Malgré le fait que leurs amis les exhortent à rester, ces derniers partent quand même en voiture.

Ils finiront par atterrir dans un hôtel pour la nuit, hôtel plus que lugubre à la porte duquel ils sont accueillis par un espèce d'illuminé qui leur raconte quelque chose, mi menace, mi prophétie qui les laisse plus que perplexe.

Puis ils rencontrent l'inquiétant concierge de l'hôtel, remarquablement interprété par George Maguire, (13 reasons Why) dont l'interprétation également passablement inquiétante fait monter un peu plus les "putters" de l'angoisse.

Récupérant l'inquiétante étrangeté Freudio-Lacanienne, l'Unheimliche, point primordial de l'épouvante plutôt que le "gore porn" d'un Hostel, le réalisateur entraîne le spectateur avec son étrange famille sur les pentes de la folie. Folie qui sera le déclencheur de quelque chose d'encore plus profondément enfoui dans les personnages, faisant dysfonctionner la petite famille, "le mensonge". Si on rajoute à ça le bébé qui de par son âge et sa vulnérabilité, joue avec nos nerfs sur sa possible disparition ou mort à tout moment, le cocktail d'angoisse et de terreur pure, fonctionne à plein rendement, quasiment sans jump-scare, sang à gogo, ou autre topoï du cinéma d'horreur actuel. La réalisation, le montage, et la direction de la photo et du cast finit d'emporter l'adhésion du spectateur.

On ne révèlera pas la fin, qui même si elle n'est pas bien difficile à deviner, entraîne le film dans un regard beaucoup plus politique, sur un des tabous de certaines sociétés, notamment en Iran.

Film d'horreur récent, The Night trouvera-t-il sa place parmi les représentants les plus cultes du cinéma angoissant ? C'est possible. En revanche, une chose est sûre, Kourosh Ahari est à surveiller de près, et on espère qu'il tentera d'autres incursions, un peu plus osées cette fois-ci, toujours sur les versants du film d'horreur ou d'épouvante.
En DVD, Blu-Ray et VOD depuis le 20 mai 2021. Edité par First International Production. Le site Internet de l'éditeur.
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28 mai 2021 5 28 /05 /mai /2021 21:21
Sorcière

Neil Marshall, réalisateur acclamé de "The Descent", et du sympathique "Doomsday" s'attache à nouveau dans "Sorcière" à décrire le destin de femmes fortes. 

Après le controversé Hellboy, reboot plutôt inutile de la bd de Mike Mignola et de la saga initiée par Guillermo Del Toro qui devait réaliser le 3 d'ailleurs ; Neil Marshall embraye dans le train du féminisme américain actuel, et propose un film, dans l'ère me too qui a moins à voir avec le film d'horreur qu'avec le film de cape et d'épée, mâtiné d'une forme de "rape and revenge" si ce n'est qu'il n'y a pas de viol à venger, juste une histoire familiale maternelle.

A la manière d'un Paul WS Anderson, Neil Marshall met en scène sa propre compagne, Charlotte Kirk dans le rôle de cette paysanne confrontée à la folie humaine de l'Inquisition en Angleterre. Grace vit avec son mari et son enfant dans une petite maison dans la campagne Anglaise. En pleine période de la Peste. Ce dernier par un malheureux ou volontaire concours de circonstances (on ne saura jamais vraiment) contracte la maladie en buvant dans la chope d'un pestiféré. Il rentre chez lui, et pour ne pas contaminer sa femme et sa fille, se pend avec une corde à un arbre de la propriété. 

Sa femme ne le voyant pas revenir, sort de la maison et le voit pendu. Elle coupe la corde avec une épée qu'elle n'arrive pas à manier tant elle est lourde pour elle (vous avez compris la métaphore), et creuse un trou pour l'enterrer, le tout sous une pluie diluvienne. Suite à cela, elle se retrouve sans le sou, puisque c'était lui qui travaillait au champ on imagine. Le seigneur local vient la visiter pour réclamer son loyer impayé. 

Elle ne peut s'acquitter de cette dette, et part à la ville pour demander un prêt à l'aubergiste mais ce dernier la congédie sans argent. Une nuit, elle a une vision de son mari qui sort de sa tombe et vient la voir. Elle se réveille et court après la corde du pendu qui part de la porte de la maison jusqu'à la tombe (fantasme ? rêve ? réalité, encore un point qui ne sera jamais expliqué). Et parvient à attraper la corde avant qu'elle disparaisse dans la tombe, et tire sur le cadavre, le faisant sortir de terre. Elle récupère l'alliance en or de son mari.

Le lendemain, le seigneur revient, et elle lui donne l'alliance de son mari pour payer 3 mois de loyer d'avance. Et elle y ajoute la sienne propre (aussi en or, ils sont riches pour des paysans). Mais le seigneur en question aimerait bien autre chose, et il tente de la violer, pendant que dehors son écuyer ? factotum ?  se tâte à intervenir ou pas.

Finalement, Grace se défend toute seule, et brûle la main du seigneur avec un tisonnier. Ce dernier fou de douleur et de colère la traite de sorcière et s'enfuit. Il revient bientôt avec une foule en colère pour la capturer et la soumettre à la question. Pour cela, il convie un célèbre chasseurs de sorcières, un religieux qui fait des merveilles sur l'aveu des sorcières. Accompagné de son bras droit, une femme rescapée d'un bûcher de sorcière grâce à une pluie diluvienne que le religieux a vécu comme un signe divin de l'épargner (elle est quand même bien brûlée).

Sans trop en dire pour donner au spectateur l'envie de voir le film, on est face à une sorte de "rape et revenge" sans le rape. Le film aurait pu être le retour en grâce de Neil Marshall, malheureusement, le réalisateur et sa compagne (co-productrice et co-scénariste du film) n'arrivent pas à trouver un point de vue pour raconter l'histoire, et sur la fin, on est quasiment en face d'une sorte de super-héroïne. D'où le côté cape et épée du film sur sa fin.

A noter d'ailleurs, que comme souvent dans beaucoup de films de l'ère Me Too, quasiment aucun personnage masculin n'est positif (à part l'écuyer du seigneur qui semble un peu simplet et le mari de Grace qui décède bien vite). On aurait aimé se passionner pour le destin de Grace, malheureusement, malgré d'évidentes qualités, dont l'interprétation de Charlotte Kirk (un peu trop proprette toutefois par rapport à la vie au moyen-âge), la mayonnaise ne prend pas vraiment.

Aucun bonus n'est présent, ce qui est dommage car on aurait peut-être pu saisir plus facilement, le propos du couple sur ce film. 

En DVD, Blu-Ray, et VOD le 20 mai 2021. Edité par Metropolitan Films Vidéo. Le site Internet de l'éditeursa page Facebook et sa page Twitter.
 
Par certains côtés, Sorcière  Cinq jours en Enfer cherche à marcher dans les pas des grands films d'horreur cultes, comme le font His house ou N'écoute pas, que l'on retrouve dans le classement des meilleurs films sortis sur Netflix 


 

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19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 20:39
Shadow in The Cloud

"Shadow in The Cloud" de Roseanne Liang est un film qui s'inscrit dans la nouvelle tradition post "me too" de la remise à l'honneur des femmes dans le milieu cinématographique aussi bien en tant que réalisatrice, puisque le film est réalisé par une femme, qu'en terme de sujet, puisque le sujet est entièrement tourné autour d'une femme. On pourrait croire que le film est un de ces nombreux blockbusters américains, mais ce serait faire erreur, puisque en fait de gros budget, il s'agit d'un film indépendant américano-néo-zélandais dont les effets spéciaux ont été confiés au studio Weta d'ailleurs.

"Shadow in the Cloud" s'ouvre sur un dessin animé satirique sur l'aviation, illustrant la pire crainte des pilotes, le Gremlin durant la seconde guerre mondiale. Ce petit animal mythologique popularisé par l'écrivain Roald Dahl, à la frontière physique entre korrigan et farfadet, était en effet accusé, à chaque fois qu'un pilote ne voulait pas assumer la responsabilité de ses erreurs sur les accidents qui pouvaient survenir sur son appareil. Puis avec le temps, les pilotes ont commencé à les voir réellement dans le ciel. Le Gremlin devenant la marque de leur stress, et de leur confrontation à la violence et à la mort qu'ils semaient dans le ciel.
Une fois le dessin animé passé, on entre dans le vif du sujet, avec une machine à écrire, sur laquelle des doigts de femmes tapent une lettre au contenu top secret défense pour un pass de navigation au nom de Maude Garret. Puis nous suivons le personnage, une femme, un bras cassé enroulé dans une écharpe, avec une valise à la main, qui se dirige vers un terrain  d'aviation sur lequel un B-17 finit par atterrir, façon "vaisseau fantôme". Elle grimpe dans l'avion, et retrouve l'équipage composé uniquement d'hommes de divers âges, et d'elle-même. Positionnée dans la tourelle de la mitrailleuse de défense du B-17 et "délestée" de son bagage qui ne doit surtout pas être ouvert du fait de son essence top secrète. Elle rechigne à descendre dans le nid de mitrailleuse, et finit par s'exécuter en demandant à ce qu'on garde un oeil sur le bagage qu'elle transporte, du fait de son côté top secret. Elle s'acclimate à son nouvel environnement en devant supporter, et subir à la radio et dès son arrivée, les remarques misogynes et les commentaires graveleux, de la quasi totalité de l'équipage du B-17, sur sa nature de femme, physique et morale. Seuls épargnés, le deuxième mitrailleur du B-17, et le co-pilote noir.

Petit à petit, Maude Garret, se révèle être également au fil de ses confessions, une pilote d'avions civils qui a traversé les océans sans aucune arme pour se défendre. Elle finit par être confrontée à une vision fantastique d'un Gremlin, embarqué à bord du B-17. Elle en fait part à l'équipage qui se moque d'elle, et lui demande si elle n'a pas vu des Japs non plus.
On retrouve ici, un élément de la série la "4eme dimension", dans l'épisode "Nightmare at 20.000 feet" de 1963 qui voyait William Shatner aux prises avec un Gremlin, durant le vol d'un avion de ligne, réalisé par Richard Donner. Cette histoire sera d'ailleurs reprise dans le film à sketchs, initié par Steven Spielberg, la "4eme dimension" en 1983, dans lequel l'histoire remakée sera cette fois-ci filmée par le jeune George Miller, réalisateur de "Mad Max", John Lightow prenant la place de William Shatner. Un troisième remake de la série plus contemporain sera également réalisé, mais je ne peux en parler, ne l'ayant pas vu.

Maude utilise son pistolet et tire sur le Gremlin à travers la paroi. L'équipage lui intime l'ordre de sortir du nid de mitrailleuse, car il leur semble qu'elle est devenue folle, ou a ses règles. Elle essaie de s'exécuter mais casse la manivelle qui permet d'ouvrir la trappe pour remonter dans l'avion. Elle se retrouve donc bloquée dans sa tourelle boule.
C'est alors que le film va aller piocher dans un autre ouvrage télévisé, un élément supplémentaire au récit. Elément similaire, toujours chez Spielberg, le premier court-métrage de sa série "Histoires Fantastiques" (Amazing Stories), intitulé "La Mascotte" montre comment un jeune mitrailleur bloqué dans sa tourelle boule, suite à une défaillance du levier de déverrouillage va réussir à se tirer d'affaire, grâce à son imagination.

De ces deux éléments, la réalisatrice Roseanne Liang et son co-scénariste Max Landis (fils de John Landis) sortent un film qui met le personnage principal aux prises avec la folie des hommes, et la misogynie plus ou moins typique de cette époque. Toute la première partie du film fonctionne vraiment très bien, et le spectateur s'attache à la pilote jouée par Chloé Grace Moretz, transfuge de Kick Ass, qui resplendit dans le rôle et livre une performance impeccable. On ne peut malheureusement pas en dire autant du cast masculin, non pas par défaut de talent mais bien par une volonté de la réalisatrice de rendre les personnages transparents, sans épaisseurs, sans aucune personnalité ou presque, et de ni traiter, ni esquisser le moindre rapprochement sympathique du spectateur avec ces derniers.  A l'exception peut-être du co-pilote noir, et d'un personnage qui aura son importance par la suite. Là où un James Cameron mais pas seulement lui, même si on pense beaucoup à "Terminator", "Abyss", ou "Titanic", savait montrer la force d'une femme en la confrontant à des personnages masculins bien écrits, attachants ou antipathiques. Roseanne Liang, malheureusement, ne s'attache qu'à démontrer le talent de son personnage principal, et on ne verra ni n'entendra de la présence des autres membres de l'équipage, en tout cas dans la première partie du film, que leurs voix, ou des flashs vécus par Maude Garret comme des intrusions sexistes. Misogynie partout, civilité nulle part.

C'est réellement dommage car à partir d'un moment précis du film, lorsque la seconde tourelle boule du B-17, s'arrache, détruit par le Gremlin. Même le personnage féminin qui n'était pas trop mal écrit dans ses capacités, est desservi en devenant une sorte de "Mary-Sue" invincible, façon Wonder Woman, avec un bras cassé, et une main brisée, sans aucune justification, survivant même à une réaction atmosphérique qui aurait dû la tuer, rappelant par bien des points, l'évolution aberrante d'une certaine Rey dans la nouvelle trilogie Star Wars. Son invincibilité ira crescendo dans le film, encore plus illogique, quand on sait pourquoi et comment elle a eu le bras cassé. La réalisatrice se justifie en disant qu'elle a adoré les héros humains comme John Mc Clane par exemple dans Die Hard, qui en chiait avant de triompher, sauf qu'elle semble avoir oublié, que justement, l'humanité de John ressort en grande partie parce qu'il n'est pas invincible et que tout ce qu'il va traverser va le faire "grandir" aux yeux du spectateur.

De ce fait, Roseanne Liang, dont c'est le deuxième film, propose un film de série B de facture correcte (jolies photographie et réalisation), où malheureusement aucun attachement n'est possible pour les personnages masculins, et pour leur destin, à l'extrême limite pour le co-pilote, et le second mitrailleur de la tourelle boule. Là où paradoxalement Maude Garret regrette parfois leur sort, sans aucune explication ni justification, vu comment ils se sont acharnés sur elle, et c'est bien un des gros points faibles du film. On n'en dira pas plus pour ne pas trop gâcher le plaisir du spectateur dans la découverte du film qui contient quand même pas mal de jolis moments, et autres rebondissements.

Le film se rattrape avec des bonus assez chouettes. Un documentaire intéressant mais qui ne fait qu'entériner les choix idéologiques de son équipe, réalisatrice et producteur compris. Et une petite visite guidée des studios, par un des acteurs, qui est toujours agréable à regarder. On se prend alors à penser que Me Too, et la transformation des studios et du cinéma outre Atlantique qui en a suivi, mérite de biens meilleurs "défenseurs".

En DVD, Blu-Ray, et VOD depuis le 15 avril 2021. Edité par Metropolitan Films Vidéo. Le site Internet de l'éditeursa page Facebook et sa page Twitter.

Shadow in the Cloud gagnera-t-il sa place parmi les très bons films d'horreur ? En l'état, il tient parfaitement la comparaison avec les meilleurs films sortis sur Netflix en 2021

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6 mai 2021 4 06 /05 /mai /2021 16:39
Ip Man Kung Fu Master

Après la saga de Wilson Yip (aucun lien fils unique) dont j'ai personnellement vu et adoré les opus 1 et 2. Pas vu ni le 3, ni le 4. Et le film de Wong-Kar Waï que je n'ai toujours pas vu à ce jour, c'est avec un plaisir mêlé d'appréhension que je m'attèle à ce "Ip Man les origines" de Li Liming, sous la caméra de qui Dennis To incarne à nouveau le légendaire maître de Bruce Lee (entre autres), Ip Man, qu'il avait déjà incarné dans un précédent film de 2012, réalisé par Herman Yau "Ip Man la légende est née".

"Ip Man les origines" est la suite officielle du film de Herman Yau, mais avec un autre réalisateur, Yau revenant en 2014 pour un troisième opus "Ip Man le combat final" mais sans Dennis To en Ip/Yip Man car le personnage est beaucoup beaucoup plus vieux. A ne pas confondre avec la propre trilogie, quadrilogie maintenant, "Ip Man" de Wilson Yip, dans laquelle Ip Man est incarné par Donnie Yen.

Le but de cette chronique n'est ni de comparer, ni d'opposer les deux sagas. Juste de rétablir un point que beaucoup de médias français ont tendance à oublier.
Dans "Ip Man les origines", on retrouve donc Ip Man, jeune capitaine idéaliste de la Police de Foshan, qui va se retrouver confronté à la corruption de son propre service, et cela va tellement le dégouter qu'il va quitter la police et tenter de rendre la justice pour son propre compte. En effet, après le suicide pour le moins étonnant d'un chef de gang, le gang des Haches, San Yen, responsable d'un trafic d'opium de grande envergure, dans sa cellule alors qu'il s'était laissé arrêter en faisant confiance à Ip Man qu'il admirait, ce dernier vient demander des comptes à son chef de la police qui appuie la thèse du suicide.

Face à tant de mensonges, Ip Man rend sa plaque et son arme, et quitte la police. Il se retrouve bientôt sous la vendetta de la fille du mafieux, Qing Chuan qui tient Ip Man pour responsable de la mort de son père. Pendant ce temps, un mystérieux "bureaucrate" japonais prend rapidement le contrôle de la police, appuyé par un général de l'armée japonaise, le tout sous couvert de rapprochement entre la Chine et le Japon. Ip Man nouvellement papa, arrive à convaincre Qing Chuan de l'aider à rétablir la justice ainsi que l'honneur des chinois face à l'envahisseur nippon. Il se fait aider d'un mystérieux vieillard alcoolique qui est aussi un des meilleurs amis de l'ancien maître de Ip Man.

Comme souvent dans le cinéma chinois, les enjeux géopolitiques sont assez ardus à comprendre, surtout pour un occidental qui n'est pas trop au fait de ces périodes de dissensions, voire de profonde inimitié entre les deux pays. Et ce Ip Man les origines ne fait pas défaut sur ce point là, en revanche, les chorégraphies des combats sont superbes (même si souvent filmées à coup de gros plans, et avec moins de plans larges qui durent qu'habituellement dans les films asiatiques). La lumière est vraiment très belle, on s'en rend d'autant plus compte en bluray qui magnifie l'image et la réalisation de Li Liming. L'humour est comme souvent dans le cinéma asiatique, présent, même en parallèle d'une grande violence et le film brille par de nombreuses références, notamment à la saga de Wilson Yip. Plusieurs belles scènes marquent l'esprit, comme un combat contre 100 hommes en début de film qui rappelle bien évidemment "Cyrano de Bergerac", et un peu Matrix Reloaded, l'accouchement de la femme d'Ip Man en parallèle de l'assaut de la maison de ce dernier par le gang des Haches qui veut venger leur chef San Ye. Ou encore une scène sublime sous la pluie, dans laquelle le mystérieux vieillard alcoolique protège le cercueil de San Ye des outrages que le général japonais cherche à faire sur son ultime demeure.

Au final, on se retrouve avec un film d'action assez lent, mais dont chaque plan est travaillé et regorge de significations, qui se suit sans aucun déplaisir. On regrettera juste l'absence totale de bonus, car dans un projet de cette envergure et sur ce type de personnage historique, même un peu romancé, il est toujours intéressant d'en découvrir les coulisses.  Sorti tout récemment, Ip Man – Kung Fu Master : les Origines est un film d'action qui entend défier les productions de ce genre sorties sur Netflix et saluées comme de bons films, comme Double World.


En DVD, Blu-Ray, et VOD le 5 mai 2021. Edité par Program Store/M6 Vidéo. Le site Internet de l'éditeursa page Facebook et sa page Twitter

 

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29 avril 2021 4 29 /04 /avril /2021 16:52
SongBird

Le confinement aura eu ça pour lui en 2020 de renouveler les idées de scénario du cinéma, français et américains en tout cas. Si le cinéma français aura surtout fait de la comédie ou du "high concept" du sujet, le cinéma américain, avec ce "Songbird" de  Adam Mason propose un film anticipation action qui est loin d'être inintéressant.
Déjà le sujet, l'histoire d'un livreur DPD ou Amazon (tchut tchut pas de marques) à moto qui parcours la ville en confinement pour livrer des produits à ses clients. Ces derniers sont confinés chez eux, et chaque livraison doit être placée dans un containeur décontaminant, avant d'être réceptionnée. Quant au chauffeur livreur à moto, lui possède non pas une autorisation ou une attestation, mais bien un blanc-seing unilatéral pour traverser la ville, car ce dernier a la "chance" d'être immunisé contre les effets de la COVID.

L'histoire prend place en 2023, de quoi nous faire un peu peur, quand on regarde le film chez soi en 2021, alors que le troisième confinement touche enfin à sa fin, et que la culture vient de récupérer un espoir de ressortie à partir du 19 mai de cette année. On est donc dans un futur plus que proche. 

Tout se passe pour le mieux dans la vie de livreur de Nico, autant qu'on puisse être "mieux" en période de COVID, surtout dans sa forme la plus létale, le COVID 23 qui tue en 48h en cas d'absence de soin. Mais un jour, sa petite amie, contracte le COVID, et Nico va tout faire pour pouvoir extirper sa fiancée de ce mauvais sort, avant l'intervention de la police de mise en quarantaine. Avant tout Film de science-fiction, ou dirons-nous, anticipation, Songbird peut aussi trouver sa place dans la liste des thrillers.

On pourrait reprocher aux USA de déjà vouloir faire de l'argent avec un sujet brulant et épineux qui aujourd'hui encore ne nous a pas réellement quittés, mais c'est oublier que l'Amérique est un pays qui a toujours questionné son histoire de façon plutôt rapide. Contrairement à la France dont les premiers films réalisés sur le passé polémique du pays qu'ils soient de notre part ou de la part des américains (on se souviendra aisément de la censure des "Sentiers de la Gloire" de Stanley Kubrick) sont sortis assez récemment, les USA ont toujours eu cette façon de sortir des films sur un sujet polémique rapidement pour pouvoir s'extraire du traumatisme ou pour pouvoir questionner le sujet avec un maximum d'acuité historique. On peut en penser ce qu'on veut et trouver cette manière d'agir un peu cavalière vis à vis du drame, mais que ce soit le Vietnam, le 1109, le Massacre de Columbine, ou encore des sujets moins graves comme Julian Assange ou Edward Snowden, le constat est là. Les réalisateurs américains, et le public américain ont besoin de voir leur "Histoire" par le prisme d'un regard cinématographique pour mieux l'appréhender, la digérer, la questionner moralement. Est-ce parce que les USA sont un pays relativement jeune, contrairement à la France qui est un des plus vieux pays d'Europe, peut-être, toujours est-il que c'est Robert Redford qui lorsqu'on l'interrogeait sur le "patriotisme" à l'occasion de la sortie de "Lions and Lambs", avait répondu en interview, que le premier patriotisme d'un américain, est de questionner sans arrêt les agissements de son pays, aussi sombres soient-ils.

Fort de ce constat, les films sur l'Histoire des USA au sens large s'enchaînent, avec parfois très peu de temps entre le tournage et la sortie du film, comme en témoignent plusieurs films catastrophes "World Trade Center", ou "Vol 93", ou encore ce "Songbird" qui ouvre le bal des films sur le confinement.

Bien sûr, on est pas du tout dans le même registre, puisque "Songbird" produit par Michael Bay d'ailleurs s'inscrit complètement dans le film d'entertainment pur et dur. Mais malgré cela, l'issue du film apporte quelques interrogations intéressantes, sur la manière dont des gens peu qualifiés, voire psychotiques peuvent se retrouver à des postes haut placés par un certain concours de circonstances.

Dans "Songbird", on suit donc le quotidien de ce livreur qui est en couple avec une jeune femme dont il est tombé amoureux en se trompant dans l'adresse de livraison. On comprend donc bien vite qu'ils ne se sont jamais rencontrés en vrai, et n'ont jamais vécu ensemble. Cette dernière vit avec sa grand-mère, toutes deux confinées dans leur immeuble. A ça, s'ajoute un couple de riches entrepreneurs, un patron irascible mais paternel, un informaticien ancien d'Afghanistan, et une Youtubeuse chanteuse influenceuse.

On suit plusieurs de ces personnages mais "Songbird" n'est pas un vrai film choral comme "Collision" par exemple ou "Babel", et on verra bien vite au fil du récit que leurs interactions sont très peu nombreuses. Le background du film nous fait comprendre que le confinement du COVID 19 est une plaisanterie face à celui de 2023. En effet, dans le film, les personnages doivent se scanner tous les jours, pour attendre une confirmation éventuelle de leur contamination (sauf le héros qui est immunisé), et lorsqu'ils sont positifs, la Police vient les chercher pour les emmener en quarantaine, les contrevenants étant purement et simplement abattus. 
Dans ce tableau d'une Amérique, un brin fasciste et supra autoritaire, on pourrait penser à une exagération des années Trump. Malgré tout, on se prend d'attachement pour ces personnages, et même si certains frôlent un peu la caricature un peu opportuniste, le film fonctionne pour ce qu'il est, une série B de facture correcte, avec quelques belles idées assez originales (comme celles de la responsabilité évoquée plus haut), ou encore "le complexe de Dieu "abordé de manière plutôt intelligente dans le film.

Sans révéler la fin, "Songbird" de Adam Mason dont c'est le 7eme film quand même, est une série B qui ravira les amateurs du genre, et laissera certainement de glace tous les détracteurs qui penseront que le COVID n'est pas un sujet de cinéma, ou qu'il est trop tôt pour faire des films. Je pense que peu importe ce qu'on a à dire, sur un sujet, on peut le dire, sans attendre de "temps prescriptif", tant que c'est intéressant.

On notera la présence dans des partitions dramatiques relativement intéressantes également, de Demi Moore, et Bradley Whitford, Peter Stormare étant dans un rôle un peu plus habituel. On regrettera aussi l'absence de bonus, qui aurait été amusant pour découvrir la genèse d'une telle aventure, étant donné que le film "Songbird" comme le dernier "Mission Impossible" par exemple a été filmé en pleine période COVID.

En DVD et Blu-Ray depuis le 15 avril et en VOD depuis le 16 décembre 2020. Edité par Metropolitan Films Vidéo. Le site Internet de l'éditeursa page Facebook et sa page Twitter.

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