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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 10:47
Hell's Club: L'Enfer, pavé de bonnes intentions

Pour une fois je m'attaque à quelque chose d'encore différent de ce que j'ai pu rédiger dans ces lignes, ça ne sera ni une analyse de film, ni une critique de film, mais autre chose, un poème en prose entre hagiographie et élégie pour une personne qui a été une des figures de prou de l'éveil de ma cinéphagie youtubesque. Quelqu'un que j'ai découvert bien avant de pouvoir faire des films moi-même, disons quand je balbutiais entre envies de cinéma et réalité, et dont l'influence a été trés forte au point que je demande son avis sur chacun de mes projets passés, présent et à venir.

Pendant la déferlante Facebook, c'est devenu une connaissance, et même si je ne l'ai encore jamais rencontré, au fil du temps, et des publications et échanges passionnants, quasiment un ami. Donc ce qui arrive à son nouveau projet sans précédent est ultra important pour moi. Je pourrais bien sûr comme beaucoup m'indigner de la pub qui lui est faite mais ce mec a des doigts en or, et en oeil de monteur donc il mérite pleinement ce qui est en train de lui arriver, et il était temps devrais-je dire, et tant pis pour les jaloux.

A celui que j'ai d'abord connu sous un sigle, AMDS et qui est devenu plus tard Antonio Maria Da Silva (tout un programme ^^) puis Antonio, en attendant qu'il devienne peut-être Tony qui sait.

Poussons la porte du club.

Hell's Club n'est pas un film, du moins pas un film conventionnel. Si on devait le résumer grossièrement, on dirait que c'est un Mashup, vous savez, ce que fait Godard dans Histoire du Cinéma, des stockshots de films et des rushes de son du film parfois, mixés, et agencés différemment par le montage pour raconter quelque chose d'autre ou procurer une émotion.

AMDS s'est rendu maître dans l'art du Mashup, que ce soit un hommage poignant à Bruce Lee qui ne laissera personne insensible (d'ailleurs je me vois obligé d'interrompre mon écrit pour essuyer les touches de mon clavier des larmes qui viennent d'y tomber à la seule évocation de la vidéo) ; des hommages vibrants et cinétique, pour ne pas dire organique à Terminator, ou encore Matrix, ou une pub pour la Clio3, (la vidéo fan pour un concours qui me le fit connaître).

Il est aussi responsable de plusieurs pubs et de clips, et on lui souhaite qu'avec cette popularité soudaine que vient de déclencher Hell's Club juste que dans le tout hollywood (Sharon Stone a partagé la vidéo sur son twitter, excusez du peu ^^), il connaisse non pas le quart d'heure américain d'Andy Warhol mais bien le demi-siècle américain au moins car une personnalité aussi poétique et en même temps efficace que lui mérite de faire des films avec les plus grands.

Si la France avait un peu de jugeote, elle s'en serait rendu compte plus tôt. Et il n'est pas le seul, David et Loïc si vous me lisez :).

Hell's Club s'ouvre sur un sobre carton en anglais "There is a place or fictionnal characters meet. Outside of time, outside of all logic. This place is know as" (Il existe un endroit où les personnages de fictions se rencontrent*. En dehors de tous temps, en dépit de toute logique. Ce lieu est connu sous le nom de"

*on pourrait même dire se confrontent vu l'issue du Mashup qu'on ne dévoilera pas.

"Hell's Club" apparaît bientôt auréolé de lumière et de spots, tel le spot pré-générique d'introduction de la société de productions Twenty Century Fox par ex.

Le ton est donné dès le carton qui rappelle un peu celui de Star Wars également, tout ce que vous verrez, ne découlera d'aucune logique, sinon que les lecteurs de Alice au pays des Merveilles seront en terrain connu. Puisque la proposition du livre de Carroll, est d'enchaîner l'illogisme jusque dans ses derniers retranchements au point que le lecteur n'ait d'autres solutions pour rester dans le livre que d'accepter cette avalanche de gag et de situations absurdes qui reste cohérente dans leurs univers toutefois.

Le seul film a avoir tenté ce happening artistique à ma connaissance est "Matrix Trilogy", et ce n'est certainement pas pour rien qu'il est présent par quelques extraits. Ni que ce Mashup se nomme Hell's Club comme le nom du club dans Matrix Reloaded et Revolutions.

Une fois ce préambule établi, l'auteur, ici AMDS, en maître de cérémonie disco, peut donner toute sa pleine mesure et sa folie créatrice en confrontant par exemple le Carlito (Al Pacino) de L'Impasse (Carlito's Way), en juge de l'ambitieuse Tina (Cameron Diaz) de the Mask, qui par le truchement de la cinéphilie du spectateur devient le Pacino de l'Enfer du Dimanche, Tony D'Amato, jugeant l'ambitieuse directrice Christina Pagniacci (Cameron Diaz), (je ne sais si ce clin d'oeil est volontaire mais connaissant un peu le loustic, il me semble que oui car une oeuvre de cet ampleur humaine ne se monte pas "au hasard" d’après moi). Le spectateur cinéphile verra bien plus de choses que le spectateur "lambda", mais encore, rien n'empêche la revision de l'oeuvre pour saisir ce que l'on a loupé, la force des grands films.

La musique choisie est "Staying Alive", (littéralement restons en vie), encore une fois, pas un hasard non plus. De sorte que la profession de foi du monteur, bombardé réalisateur et scénariste par son projet est ici que le cinéma est source de vie, et que la vie est source de cinéma (Jean-Luc si tu nous regardes). Staying Alive qui est également un film, et dont le sens peut également être "remuons-nous", soit pour que les choses avancent, créons et bougeons-nous, soyons le changement que nous voulons pour ce monde.

Il serait impossible de lister tous les films cités, ou tous les clins d'oeils de montage, mais on notera toutefois qu'au détour d'un raccord regard époustouflant, le Tom Cruise de Cocktail, arriviste ambitieux, croise le désabusé tueurs à gages de Collateral, Vincent également joué par Tom Cruise. Et une infinité d'histoire se raconte au travers de ce seul raccord regard d'une seconde pour quiconque connait la filmographie, ou la vie de Tom Cruise.

Ou encore le Al Pacino de Scarface en grande conversation avec celui de l'Impasse (deux films de Brian de Palma qui s'entrecroise) au travers d'un reflet miroir, plutôt habituel chez le maître et rappelant son fameux "split-screen", élément primordial de son cinéma. Que se passe t-il dans ses têtes semblent dire le montage. Ont-ils conscience d'être duel ? Ou de le devenir ?

Ou bien ce Robert de Niro de Casino, scrutant le visage de celle qui n'est pas encore sa femme dans le film de Scorsese, Sharon Stone (la Catherine Tramell de Basic Instinct) lutinant un Michael Douglas effaré mais défiant Robert de Niro par l'illusion du montage.

Mais il ne sert à rien de décrire ces images car elles perdent fortement de leur pouvoir évocateur et surtout de l'impact que le montage crée entre elles. Au final, on se retrouve propulsé entre Pirandello (v1), Brecht (v2) et le principe de la Noosphère (v3). (cf v1.v2.v3 notes en bas de page). Un seul conseil donc regardez-le, et plusieurs fois pour essayer d'en saisir toute sa richesse.

Et restez jusqu'à la fin du générique, il ya une petite scène qui vaut son pesant de cacahuètes. Et je vous recommande aussi fortement ses autres vidéos, notamment son concept des "reversed scene" (non c'est pas juste des scènes de film à l'envers, ça serait trop facile) qui prend son sens le plus prégnant avec celui de Matrix.

Maintenant que le buzz est lancé, on ne peut qu'espérer, un deuxième opus, encore plus fou, voire des mashups totalement différents pour prendre le spectateur à contre pied de ce qu'il espère voir. Un réalisateur disait, "ne donnez pas au spectateur ce qu'il veut voir, donnez lui ce dont il a besoin". Et ce dont nous avons besoin aujourd'hui c'est de Cinéma, de vrai, et peu importe la forme tant que ça en est.

v1 : Pirandello : https://fr.wikipedia.org/wiki/Six_personnages_en_qu%C3%AAte_d%27auteur

v2 : Brecht : Brecht voulait rompre avec l'illusion théâtrale et pousser le spectateur à la réflexion. Ses pièces sont donc ouvertement didactiques : par l'usage de panneaux avec des maximes, des apartés en direction du public pour commenter la pièce, des intermèdes chantés, etc., il force le spectateur à avoir un regard critique. Ce processus, qu'il baptise « distanciation » (Verfremdungseffekt ou Effet V) a beaucoup influencé certains metteurs en scène français. Dans son théâtre épique, l'acteur doit plus raconter qu'incarner, susciter la réflexion et le jugement plus que l'identification.

v3 : la Noosphère : https://fr.wikipedia.org/wiki/Noosph%C3%A8re

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 14:31
Hysteria

La dernière fois que j'avais entendu parler de Brad Anderson, c'était en 2004 lorsqu'est sorti son excellent film The Machinist, film que j'ai attendu 2009 pour voir parce que j'en avais eu de très mauvais échos, et qu'au final c'est un excellent film, voire un chef d'oeuvre, donc comme quoi, il ne faut jamais faire confiance qu'à soi-même.

C'est donc avec une surprise mêlée d'un soupçon de plaisir (je connaissais ce dont était capable le bonhomme) que j'ai abordé ce Hysteria, (Stonehearst Asylum en vo), film incroyablement jamais sorti chez nous. Jugez plutôt :

Prenez un plateau de cinéma, et mettez-y d'excellents acteurs (Kate Beckinsale, Michael Caine, Jim Sturgess, Jason Flemyng, David Thewlis, Brendan Gleeson et Ben Kingsley), saupoudrez d'une trés bonne musique de John Debney (La Passion du Christ), d'après une nouvelle de Edgar Allan Poe, largement réécrite par Joseph Gangemi. produit par Mel Gibson, éclairé par Wimond Sigismond et dirigé par Brad Anderson (The Machinist) et vous obtenez un film qui ne sort pas au cinéma, même au USA apparemment et qui sort directement en DTV.

Incompréhensible, quand on voit le genre de navet qui sort chaque semaine au cinéma, qu'un bijou tel que ce film n'ait pas eu les honneurs d'une salle de cinéma obscure, voir même la salle d'un obscur cinéma.

Bref, précipitez-vous pour le voir en bluray, VOD ou dvd, il vaut largement le coup d'oeil et plus encore. Je ne dirais rien sur son intrigue pour ne pas vous dévoilez de multiples rebondissements qu'il faut je pense vivre pour adorer le film (la bande annonce dévoile déjà trop de truc). La seule chose à savoir, c'est qu'un médecin se rend dans un asile en tant que stagiaire après ses études pour se frotter à des cas cliniques réels après la théorie et les livres. Le reste c'est à vous de le découvrir.

Sortie en bluray et dvd le 7 août 21015. Edité par Metropolitan Filmexport.

Retrouvez ce film et bien d'autres dans les catégories date de sortie : 2015 et d'autres bons films à regarder.

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 12:05
Tita ni homme, ni maître

Je suis toujours désireux de découvrir de nouvelles petites perles, quel que soit le pays dont elles sont issues, et souvent, la Russie m'a fait découvrir de petits bijoux, que ce soit Yaroslav (chroniqué sur ce site) ou encore la trilogie Night Watch, ou le film War Zone (également chroniqué sur ce site).

Dieu que j'aurais aimé dire la même chose de Titanium de Dmitriy Grachev, mais malheureusement, et je m'en excuse tout de suite auprès de nos amis russes, il n'en sera pas de même pour ce film.

L'histoire ne manque pas de sel, et même si la structure ne révolutionne rien, ça ferait un efficace petit film de série B, de type anticipation-survival.

Dans un futur proche, les peines de mort sont commuées en exil à vie dans le désert, et les survivants sont graciés si ils atteignent l'Ile qui est un lieu paradisiaque. Un groupe de prisonniers est donc envoyés dans le désert, et parmi ces derniers se trouvent l'ancien conseiller du président actuel qui a été condamné à la prison pour avoir tenté de combattre le système qu'il a lui-même contribué à corrompre. la critique à peine voilée du gouvernement de Poutine est une bonne idée, surtout quand en fouillant un peu, on découvre que le réalisateur est un imitateur plutôt trés doué de l'actuel président Russe et qui lui ressemble fortement par ailleurs. Et la dictature de la russie actuelle est peu présente dans les films.

Cette idée assez inhabituel dans les productions Russes aurait pu donner un film étonnant luia ussi, mais là encore, les espoirs sont bien réduits à néant. Et ce qui est sans doute pire, c'est ce discours machiste de la femme faible et soumise (pourtant présentée comme forte, c'est une prisonnière, inculpée pour homicide en état de légitime défense certes mais homicide quand même) qui ne pourra se réaliser qu'avec un homme qui lui dit quoi faire ; et qui court tout le long du film. Je ne suis vraiment pas du genre à faire du pro-féminisme de bas étage, mais là, c'est totalement exagéré, d'ailleurs je conseille au blog lecinemaestpolitique qui aime bien voir de l'antiféminisme là où il n'y en a pas (Le Roi Lion, Aladdin, Jurassic World) de se pencher sur ce film, parce que là, c'est pain bénit pour eux, tous les pires travers qu'ils trouvent en surinterprétant les films américains sont là au premier degré le plus total.

Cela ne serait pas très gênant si c'était juste un trait de caractère du héros, et que le reste du casting ou même la mise en scène montrait le héros comme un con, mais pas du tout, la mise en scène et la réalisation le magnifie sans cesse, et même la femme dit dans d'horribles voix off redondantes de l'image "je suis une pauvre et faible femme, heureusement qu'il est là, sinon je vais crever".

Bref, le film qui m'attirait le plus lors des sélections est devenu au final le film que j'ai aimé le moins, malgré de belles idées visuelles et un scénario pas dégueu, avec en plus la présence au casting de l'excellent Vinnie Jones (Snatch), ici quasiment inexistant et pas trés bien dirigé comme l'intégralité du casting d'ailleurs.

Comme l'idée et la réalisation sont pas trop mauvaises, le pire qu'on peut lui souhaiter c'est de se faire remarquer par un producteur américain qui organisera un remake de son propre film avec plus de moyens. Car même si les SFX sont loin d'être amateurs, ils ne sont quand même pas au niveau des ambitions du film, et dans un film de SF ambiance post apo, si les SFX sont léger, ça se ressent trés vite sur le reste du film. Par contre, les décors eux sont vraiment sublimes, je ne sais pas dans quelle partie de la Russie ça a été tourné mais c'est tout simplement somptueux ces grands déserts de pierres noires.

Au final, un film à regarder pour une soirée entre potes, arrosé de bière et de pizza, ça devrait faire le job. Car si on enlève son discours machiste, et ses SFX un peu inégaux, le film se laisse totalement regarder, et n'est pas vraiment mauvais.

A noter toutefois que ici l'éditeur s'est foulé, puisqu'il m'a envoyé par l'intermédiaire de cinetrafic un bluray du commerce avec boite et jacquette, et disque sérigraphié s'il vous plaît. Preuve en est que certains producteurs prennent en considération les blogueurs qui chroniquent leurs films.

Edité par Condor Entertainment. Sortie en DVD le 15 juillet 2015. Le site de Condor Entertainment et sa page facebook.

Retrouvez ce film et d'autres dans la catégorie en - science-fiction cette année et - les meilleurs dans le genre de la SF.

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 10:18
Compulsion

Compulsion sorti en dtv en août 2015 et tourné pourtant en 2013 est un film atypique, ce qui explique sans doute sa difficulté à trouver un distributeur pour voir le jour en salles.

Et pourtant, le spectateur se prive d'un plaisir potentiel, car jonglant à mi chemin entre les Verhoeven du début, et l'obsession Cronenbergienne pour la chair, ce petit film sans prétention se révèle être une excellente surprise. A mi chemin entre la comédie dramatique et le "thriller", ce film aborde la "compulsion" définit ainsi par le littré : "

  • Force intérieure par laquelle le sujet est amené à accomplir certains actes et à laquelle il ne peut résister sans angoisse (cette résistance faisant la différence avec l'impulsion).

Pour l'histoire, elle débute par une enquête menée par un policier interprété par Joe Mantegna (mais si Esprits Criminels, c'est le chef) qui conduit ses pas chez la voisine d'une actrice qui aurait mystérieusement disparu. La voisine en question, impeccablement interprétée par la trop rare Heather Graham, est une présentatrice d'un show de cuisine qu'elle répète chez elle, avant l'enregistrement dans les jours qui viennent.

Le policier débarque en pleine répétition et se retrouve face à elle en pleine cuisine d'un soufflé au chocolat qu'elle lui fait goûter. L'histoire commence par les questions du policier,et les réponses de Amy qui lui dévoile sa vie et sa rencontre avec Saffron (excellente Carrie-Anne Moss).

Petit à petit, le spectateur découvre l'intimité d'Amy, et sa relation avec sa voisine, tandis que le film déroule impeccablement son intrigue à base d'enfant star d'Hollywood et d'espoirs de cinéma. Ce film est le remake d'un film coréen 301-302 de Chul Soo-Park, réalisé en 1995. Pour une fois, vu que le film n'est pas sorti en France à ma connaissance, on aura pas le choeur des pleureuses du remake sur le dos (surtout que dans l'art, le remake est aussi vieux que l'art lui-même, donc c'est déjà un faux débat je trouve).

N'ayant pas (encore) vu l'original, je ne saurais dire si il est fidèle à son modèle, mais ce film canadien de Egidio Coccimiglio, dont c'est le premier film, remplit toutes ses promesses en faisant découvrir une ambiance entre irréalité et malsainité qui épingle un peu les travers humains, le tout servi par un duo d'actrices de trés grand talent.

On regrettera également l'absence de bonus, car on aurait aimé un peu voir comment cette cuisine s'est faite, mais une chose est sûre, Edigio Coccimiglio mérite qu'on s'attarde sur les prochaines réalisations qu'il ne manquera pas de faire, car de toute évidence, il maîtrise son sujet.

Sortie le 18 août 2015. Edité par Zylo.

Retrouvez ce film dans les catégories http://www.cinetrafic.fr/film-2015 et http://www.cinetrafic.fr/film-a-voir

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 10:06
Sam et les Monstres de feu

Sam et les monstres de feu est un film thaïlandais, d'animation, et ceci est suffisamment rare dans nos latitudes pour en parler un peu.

Même si le visuel m'a fortement déçu car pas au niveu visuel d'un Pixar ou même d'un film d'animation classique en synthèse, ce film a un sujet trés bien traité qui est l'écologie de notre planète et comment réagir si jamais Dieu, ou quelque chose d'autre, en l'occurence des langues de feu (vous l'avez la référence ^^) immenses et destructrices s'abattaient sur le monde.

Sam et les Monstres de feu, raconte la prise de conscience de l'importance de la nature par un enfant, fils du président de la Capitalie (vous l'avez ?) au contact d'une petite fille Nora et de son frère Luka qui possède un don de télépathie avec les animaux.

On pourrait trouver ça manichéen et lourd mais il n'en est rien, tant le traitement du film est finement dosé, et s'adressant à des enfants, voire même des tout petits, jamais le film ne fait l'erreur de prendre son public de haut, ou de l'infantiliser.

Ainsi, si l'on fait l'impasse sur les graphismes du film qui ne sont pas "habituel", (on dirait tous ces dessins animés qui passent sur Gulli, en 3D et pauvrement texturés), on se retrouve fasse à un petit film sympa qui s'adresse à tous, et petits comme grands, et qui fera du bien à tous ceux qui le verront.

On pourrait trouver la résolution cynique (l'union de tous les peuples de la Terre pour couper le courant) vu le prix que coûte ce genre de film, encore plus l'animation en terme de courant et d'énergie, mais dans un film, seul le message et les valeurs véhiculées par ce dernier compte et on se contrefout de combien ça a pu dépenser d'énergie si le message entre dans la tête des générations futures, c'est un mal pour un bien comme on dit.

On ne dévoilera pas les rebondissements du film, mais si vous souhaitez un petit film écolo sympathique pour votre enfant, ce projet Thaïlandais est une jolie découverte.

Sortie le 7 Juillet 2015. Page Facebook de l'éditeur : Zylo.

Retrouvez ce film et d'autres dans les catégories animation et un top des dessins animés.

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 09:25
Survivor

Survivor est le 7eme film de James Mc Teigue (si on ne compte pas son travail "unofficial" de retake sur le film Invasion; et ses films Revelation et Ness/Capone toujours pas sorti au cinéma).

Pour ce nouveau film, le réalisateur de l'excellent V for Vendetta, et du sympathique Ninja Assassin entre autre se lance le défi du thriller d'espionnage, en utilisant le plus représentatif pour le public des acteurs de James Bond, Pierce Brosnan mais en le faisant cette fois ci basculer du côté obscur de la force dans le rôle d'un tueur à gages, nommé l'Horloger, et terroriste à ses heures perdues.

le film oppose Brosnan à Milla Jovovich, fraîchement relâchée de sa franchise Resident Evil, et face à eux, une pléiade de comédiens anglo-américains excellents (car oui tout se passe à Londres) à commencer par James d'Arcy dans le rôle d'un enquêteur aussi roquet qu'obsessionnel.

L'histoire en quelques mots, est celle de Kate (Milla Jovovich), employée du DEA (Département d'Etat Américain) et mutée à l'ambassade de Londres, qui voit son équipe de collègues mourir sous ses yeux dans un attentat à l'explosif. Elle ne doit son salut qu'au fait d'être allé chercher un gâteau d'anniversaire (car tout le monde avait oublié de le prendre) pour le chef de service. Seule rescapé de l'explosion, elle se retrouve bientôt, accusée de l'attentat, puis poursuivi par son département et par le MI6 Londonien, sans oublier Nash (Pierce Brosnan), le fameux tueur à gages, véritable responsable de tout ce merdier.

Le film est plutôt classique dans sa facture, mais il se laisse agréablement regarder, et sans franchir des sommets de cinéma, c'est un bon petit film de série B qui n'a pas à rougir de ses aînés. Ce n'est pas non plus un chef d'oeuvre, mais il mérite quand même le coup d'oeil pour deux ou trois superbes scènes d'actions. Sinon le scénario en lui-même, reste assez simple, et un poil paranoïde comme le veut la tradition du film d'espionnage.

Edité par M6-SND. Sortie en dvd et bluray depuis le 2 juillet 2015.

Retrouvez ce film et bien d'autres dans les catégories - bourré d'action et - un top pour le même genre de films.

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 18:06
Planche à dessein

Olivier Malvoisin, réalisateur belge s'intéresse à la liberté d'expression dans ce documentaire excellent, qui met en scène, plusieurs caricaturistes de plusieurs pays. Réalisé à l'époque des "caricatures de Mahomet", ce documentaire raisonne et résonne tout autrement au lendemain quasiment de l'attentat de Charlie Hebdo.

A travers ce projet singulier, Malvoisin questionne les limites de la liberté d'expression en interrogeant des dessinateurs aussi bien homme que femme à travers une kyrielle de pays, gérant plus ou moins docilement la censure et l'autocensure.

De Plantu à DanZiger, ce tour d'horizon de l'humour avec comme moyen d'expression les papiers et les crayons prend forme de manière ludique sur des feuilles de papier posé contre l'objectif de la caméra, et sur lesquelles le cartoonist impliqué dessine un cartoon exprimant une opinion importante relative à son pays sur la liberté d'expression.

On se prend à songer à V for Vendetta, lorsqu'au détour d'un bonus sur le tour du monde de la liberté d'expression, une dessinatrice colombienne, explique qu'une émission de télévisée de type Talk Show s'est moquée d'elle, et la vilipandée pour des attaques menées contre le gouvernement. Ca rappellerait presque cette scène mythique du film de James Mc Teigue et du roman graphique de Moore dans lequel une émission image de manière satirique le gouvernement du chancelier Sutler, sauf qu'ici dans la réalité, les rôles sont inversés et c'est la caricaturiste qui devient la "caricaturée" par une émission d'état.

Les deux bonus du film sont trés intéressants quoique un peu court, mais le documentaire lui est passionnant de bout en bout et se suit sans déplaisir et sans aucune langue de bois. Une vraie petite pépite, pas loin de l'efficacité d'un "les nouveaux chiens de garde", l'inventivité formelle un peu plus absente ici que dans ce dernier.

Sortie du film en DVD et Blu-ray depuis le 7 avril 2015. Edité par Arte, dont voici le lien de sa page facebook et son site.

Retrouvez ce film et d'autres dans la catégorie film documentaire et film triste.

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 17:30
J'ai sa belle

Parfois on attend rien d'un film et il vous tombe dessus et vous assène une claque qui vous fait dire, "je viens de voir un vrai film de fantômes", respectueux du genre et avec une vraie ambiance, et Jessabelle de Kevin Greutert est de ces films là. Au risque de faire encore une fois mon anticonformiste primaire, je trouve dans le genre que Jessabelle est bien plus flippant que It Follows, film qui souffre trés mal d'un revisionnage. Ce n'est pas le cas avec Jessabelle, car personnellement j'ai plongé avec l'héroïne dès la première minute et la fin du film m'a laissé pantelant (même si elle se sentait un peu arriver) avec l'envie de relancer le métrage tout de suite.

Greutert a l'intelligence de faire non pas un film de slasher, ni un film d'horreur au kilomètre mais un petit film d'ambiance sur les fantômes, à travers la science du vaudou, en utilisant non pas les clichés de magie noire, mais pour une fois, une revanche sur des événements horribles avec un caractère un peu sociale sur la Louisiane.

A noter que malgré la présence de clichés, inhérents au genre, Greutert utilise le principe du found footage de manière assez ingénieuse, et avec une issue, assez surprenante pour être signalée. Les comédiens sont tous excellents, et nous font plonger avec eux dans les méandres des bayous de Louisiane, ces derniers étant magnifiquement éclairés par une photo superbe.

Au niveau des clichés, des cadres obligés ou des fameux jump scare, on en retrouve comme dans toutes les productions horrifiques, mais ça n'a rien d'un échec si c'est bien fait, avec une envie sincère, et Kevin Greutert est tout sauf un réalisateur cynique. Il ne se moque jamais de ses personnages, ni ne fait preuve de second degré comme c'est souvent le cas dans les films d'horreur récents, "It Follows" n'échappant pas à la règle, quoiqu'en dise les critiques presse.

Ici, la grande idée du film, c'est d'avoir fait de son héroïne, une handicapée provisoire, la rendant ainsi plus fragile et plus vulnérable aux événements extraordinaires qui vont l'atteindre, mais lui permettant aussi par ce biais de rendre chacune de ses actions, bien plus forte que si l'héroïne avait été sur ses deux jambes.

Le film commence sèchement par un accident de voiture dans lequel Jessabelle l'héroïne, perd son petit ami, et meurt une fois, puisque l'accident coûte la vie à son futur bébé. Et il se termine de manière tout aussi âpre mais presque poétiquement. Bref, c'est un film que je te recommande ami lecteur, ne serait-ce que parce que ce petit bijou n'a pas eu les honneurs d'une sortie salle, alors qu'il l'aurait mérité cent fois plus que les PA et autres films d'horreurs formatés et sans âme.

Au niveau des bonus, ils sont pour la plupart sans surprise, à l'exception de quelques scènes coupées, et de featurettes info-merciales mais agréables.

Sortie du film en DVD et Blu-ray depuis le 25 juin 2015. Editez par Metropolitan Films. Retrouvez sa page facebook et son site.

Retrouvez ce film dans le top 100 des films d'horreur et les films
- cultes.

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 05:26
Le Vice versa

Attardons-nous aujourd'hui sur le film It Follows de David Robert Mitchell. Parti d'un cauchemar récurrent du réalisateur, une entité multiforme qui le poursuivait en avançant inextricablement vers lui lentement, ce dernier écrit un scénario de film d'horreur, un genre qu'il affectionne et dont il rêvait depuis de nombreuses années de mettre en scène un specimen du genre.

L'histoire raconte comment Hugh, "le petit ami" de l'héroïne Jay couche avec cette dernière et lui refile une sorte de créature monstrueuse et protéiforme qui poursuit inlassablement la personne visée par elle. Une fois sa tâche accomplie, elle se retourne contre le dernier porteur de l'acte sexuel. Ainsi, le film s'ouvre sur une jeune femme qui fuit sa ville, pour finir sur la plage le soir et être démembrée et morte le matin sur cette même plage. C'est elle qui a refilée la créature à Hugh, qui lui-même la refile à Jay.

Jay se retrouve donc poursuivie successivement par une jeune femme nue, puis une vieille, un enfant, un adolescent et même des membres de sa famille (on en dit pas plus pour ne pas gâcher la surprise d'un second niveau de lecture du film, du moins à notre avis) ; tous étant un reflet de la créature et non eux-mêmes.

L'intelligence et en même temps la limite du film It Follows, c'est de faire s'intéresser le spectateur bien plus à l'arrière-plan qu'au premier plan (habituellement plus le premier ou le second plan de l'image dans les films d'horreur classique). Au final, la terreur si terreur il y a, provient plus de cet artifice et du côté protéiforme de la menace (un peu comme dans le Témoin du Mal de Grégory Hoblit) que d'une réelle mise en scène de la terreur. Pour ça, nous pensons qu'il sera préférable d'attendre Crimson Peak du mexicain Guillermo del Toro.

Dans l'état, il n'en demeure pas moins que le film It Follows propose un cadre assez intelligent, et de jolies fulgurences visuelles comme la piscine vide et crevée, juste après que Jay soit allé sur le bateau de trois garçons, refiler la maladie, alors même qu'au début de l'histoire, Jay se baigne dans sa piscine, tout le temps. La métaphore si pas d'un viol, mais d'une relation non nécessairement pleinement voulue pointe ici le bout de son nez.

Les influences du réalisateur vont de Hitchcock à Jacques Tourneur, puisque la scène finale dans une piscine, est inspirée de la Féline du réalisateur français, même si on a le droit de penser aussi à Gremlins si on se souvient moins de la Féline, comme ça a été notre cas. Et la musique électro, constituée de nappes et de loop à la manière d'un Carpenter font du film un objet arty indépendant mais pas nécessairement le film de terreur et d'ambiance qu'on était en droit d'attendre.

Le résultat final est ainsi mitigé, car si une première vision du film laisse assez pantelant, une seconde n'apporte guère plus de sensation, et au final, ce qui était ressenti comme une idée de génie devient un artifice de petit malin. On se trouve donc face à un film sympa, mais clairement pas face au chef d'oeuvre vanté par la presse qui une fois de plus ne s'intéresse qu'au parallèle thématique que l'on peut faire entre MST et film d'horreur (et qui d'après le réalisateur n'a jamais été son idée première); qu'à la mise en scène proprement dite.

Mais les comédiens sont trés crédibles, le film apporte son lot de sursaut et autres jump-cut et l'ambiance est là. Nous conseillons donc la vision de ce film ne serait-ce que pour se faire son propre avis sur la question plutôt que de suivre les médias qui n'ont pas nécessairement l’apanage du bon goût. En ce qui nous concerne, incapable de dire vraiment si on a adoré ou détesté, car les artifices de petit malin sont alternés avec des pures idées de mise en scène, donc c'est vraiment difficile d'en déduire un avis bien tranché.

Sortie en DVD et Bluray le 4 juin 2015. Edité par Metropolitan Filmexport.

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 19:31
Foi de Canard

1986. Que voilà une année intéressante, Aliens le retour, le nom de la Rose, Mission, Platoon, Labyrinthe même, un paquet de chef d'oeuvres ou de bons films que à l'aube de mon année de raison je n'avais même jamais vu, et dont j'attendrais encore bien des années avant de pouvoir les découvrir, bon sauf Labyrinthe que j'ai vu deux ans plus tard peut-être et qui m'a marqué à jamais.

En 1986 est également sorti un film, un ovni pourrait-on dire, produit par George Lucas, et scénarisé par le scénariste de Indiana Jones 2, un film qui coûtera si pas la carrière du moins la boite d'animation de Georgie, une obscure entreprise nommée Pixar, mais là n'est pas ce qui nous préoccupe aujourd'hui. Un film que je ne verrais certes pas à 6 ans, mais que j'ai sans doute découvert lui aussi deux ans après sa sortie, Howard le Canard réalisé par Willard Huyck d'après le comics Marvel (oui oui vous avez bien lu) de Steve Gerber (auteur des Gardiens de la Galaxie, oui oui toujours).

Ce comics raconte les aventures de Howard, qui est un canard extraterrestre et qui vit à Canardville (mais si je sens que ça vous passionne) et qui pratique le Quack-Fu, (comme le Kung mais avec des palmes j'imagine et sans bouteilles de plongée) contre des ennemis. Le scénariste de Indy 2, et sa femme propose donc à George Lucas (qui est l'homme du succès interplanétaire de Star Wars) de réaliser un film basé sur le comics de Gerber. Ils écrivent un scénario, lance le projet et ce dernier sort en salle et se fait ouvrir de toute part.

L'histoire somme toute basique, raconte comment Howard un soir où il est à Canardville dans sa petite routine se retrouve aspiré par un engin basé sur terre, traverse l'espace et atterit dans la ville de Cleveland et de sa rencontre avec une chanteuse de rock and roll qu'il sauve de "violeurs" ou tout du moins de fan un peu trop attachant.

La chanteuse de rock, jouée par Lea Thompson (mais si la maman de Marty Mc Fly, reponsable de pas mal de nos premiers émois d'adolescent face à Retour vers le Futur) par un heureux concours de circonstance se trouve être amie avec un laborantin, (Tim Robbins dans un de ses quasi premiers rôles au cinéma) et lui présente Howard en lui demandant de l'aider à rentrer chez lui. Bien évidemment je ne raconterais pas la fin pour vous donner envie de découvrir ce film.

Je dirais juste que contrairement à ce qu'un vain peuple pourrait penser, Howard le Canard n'est pas un navet, ni même un nanar, non, pour moi c'est une madeleine de Proust, je l'ai pas revu depuis mes 8 ans, et il a le goût de l'enfance, ce goût à la fois âcre et doux du passé, et je dirais même que le revoir à 34 ans passées, me fait comprendre à quel point c'est un bon film, un film en avance sur son temps, qui sorti en 1986 dénotait un peu de la production de l'époque, mais qui à l'heure d'un Ted 2, ou du Rocket Racoon des Gardiens de la Galaxie ou même de Groot toujours des dit-Gardiens, ne démériteraient pas, et sans doute qu'en plus de son succès de film culte bien après sa réception initiale catastrophique (Razzie Awards dans toutes les catégories, plus le désastre financier évoqué plus haut), s'il sortait de nos jours au cinéma, l'accueil du public en serait je pense complètement différent.

Car au final, on se retrouve devant un simili Amblin, plutôt agréable pour les jeunes, et certes un poil osé pour des enfants (le boulot que Howard trouve sur terre pour subsister est disons le, des plus inattendus, sans parler de la relation qui unie la chanteuse et le canard) ; mais mis à part ça, la musique est toujours aussi entraînante, et les effets spéciaux quoi qu'ayant pas mal vieilli sont encore de trés bonnes factures, sans parler des stop motions du génie Phil Tippet (Jurassic Park).

Howard le Canard, en plus de son apparition dans le post générique des Gardiens de la Galaxie de James Dunn (car ce dernier a avoué adorer le comics de Gerber) pourrait trés bien se retrouver de nouveau sur le devant de la scène, qui dans les Gardiens de la Galaxie 2, qui dans une possible réactualisation de la licence. Et maintenant que Marvel est détenu par Disney en plus, ça serait chose encore plus aisée, pas de bisbille avec Donald.

Sortie en DVD et Bluray le 15 avril 2015. Edité par Elephant films

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