Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 14:31
Hysteria

La dernière fois que j'avais entendu parler de Brad Anderson, c'était en 2004 lorsqu'est sorti son excellent film The Machinist, film que j'ai attendu 2009 pour voir parce que j'en avais eu de très mauvais échos, et qu'au final c'est un excellent film, voire un chef d'oeuvre, donc comme quoi, il ne faut jamais faire confiance qu'à soi-même.

C'est donc avec une surprise mêlée d'un soupçon de plaisir (je connaissais ce dont était capable le bonhomme) que j'ai abordé ce Hysteria, (Stonehearst Asylum en vo), film incroyablement jamais sorti chez nous. Jugez plutôt :

Prenez un plateau de cinéma, et mettez-y d'excellents acteurs (Kate Beckinsale, Michael Caine, Jim Sturgess, Jason Flemyng, David Thewlis, Brendan Gleeson et Ben Kingsley), saupoudrez d'une trés bonne musique de John Debney (La Passion du Christ), d'après une nouvelle de Edgar Allan Poe, largement réécrite par Joseph Gangemi. produit par Mel Gibson, éclairé par Wimond Sigismond et dirigé par Brad Anderson (The Machinist) et vous obtenez un film qui ne sort pas au cinéma, même au USA apparemment et qui sort directement en DTV.

Incompréhensible, quand on voit le genre de navet qui sort chaque semaine au cinéma, qu'un bijou tel que ce film n'ait pas eu les honneurs d'une salle de cinéma obscure, voir même la salle d'un obscur cinéma.

Bref, précipitez-vous pour le voir en bluray, VOD ou dvd, il vaut largement le coup d'oeil et plus encore. Je ne dirais rien sur son intrigue pour ne pas vous dévoilez de multiples rebondissements qu'il faut je pense vivre pour adorer le film (la bande annonce dévoile déjà trop de truc). La seule chose à savoir, c'est qu'un médecin se rend dans un asile en tant que stagiaire après ses études pour se frotter à des cas cliniques réels après la théorie et les livres. Le reste c'est à vous de le découvrir.

Sortie en bluray et dvd le 7 août 21015. Edité par Metropolitan Filmexport.

Retrouvez ce film et bien d'autres dans les catégories date de sortie : 2015 et d'autres bons films à regarder.

Repost 0
Published by LordGalean
commenter cet article
17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 12:05
Tita ni homme, ni maître

Je suis toujours désireux de découvrir de nouvelles petites perles, quel que soit le pays dont elles sont issues, et souvent, la Russie m'a fait découvrir de petits bijoux, que ce soit Yaroslav (chroniqué sur ce site) ou encore la trilogie Night Watch, ou le film War Zone (également chroniqué sur ce site).

Dieu que j'aurais aimé dire la même chose de Titanium de Dmitriy Grachev, mais malheureusement, et je m'en excuse tout de suite auprès de nos amis russes, il n'en sera pas de même pour ce film.

L'histoire ne manque pas de sel, et même si la structure ne révolutionne rien, ça ferait un efficace petit film de série B, de type anticipation-survival.

Dans un futur proche, les peines de mort sont commuées en exil à vie dans le désert, et les survivants sont graciés si ils atteignent l'Ile qui est un lieu paradisiaque. Un groupe de prisonniers est donc envoyés dans le désert, et parmi ces derniers se trouvent l'ancien conseiller du président actuel qui a été condamné à la prison pour avoir tenté de combattre le système qu'il a lui-même contribué à corrompre. la critique à peine voilée du gouvernement de Poutine est une bonne idée, surtout quand en fouillant un peu, on découvre que le réalisateur est un imitateur plutôt trés doué de l'actuel président Russe et qui lui ressemble fortement par ailleurs. Et la dictature de la russie actuelle est peu présente dans les films.

Cette idée assez inhabituel dans les productions Russes aurait pu donner un film étonnant luia ussi, mais là encore, les espoirs sont bien réduits à néant. Et ce qui est sans doute pire, c'est ce discours machiste de la femme faible et soumise (pourtant présentée comme forte, c'est une prisonnière, inculpée pour homicide en état de légitime défense certes mais homicide quand même) qui ne pourra se réaliser qu'avec un homme qui lui dit quoi faire ; et qui court tout le long du film. Je ne suis vraiment pas du genre à faire du pro-féminisme de bas étage, mais là, c'est totalement exagéré, d'ailleurs je conseille au blog lecinemaestpolitique qui aime bien voir de l'antiféminisme là où il n'y en a pas (Le Roi Lion, Aladdin, Jurassic World) de se pencher sur ce film, parce que là, c'est pain bénit pour eux, tous les pires travers qu'ils trouvent en surinterprétant les films américains sont là au premier degré le plus total.

Cela ne serait pas très gênant si c'était juste un trait de caractère du héros, et que le reste du casting ou même la mise en scène montrait le héros comme un con, mais pas du tout, la mise en scène et la réalisation le magnifie sans cesse, et même la femme dit dans d'horribles voix off redondantes de l'image "je suis une pauvre et faible femme, heureusement qu'il est là, sinon je vais crever".

Bref, le film qui m'attirait le plus lors des sélections est devenu au final le film que j'ai aimé le moins, malgré de belles idées visuelles et un scénario pas dégueu, avec en plus la présence au casting de l'excellent Vinnie Jones (Snatch), ici quasiment inexistant et pas trés bien dirigé comme l'intégralité du casting d'ailleurs.

Comme l'idée et la réalisation sont pas trop mauvaises, le pire qu'on peut lui souhaiter c'est de se faire remarquer par un producteur américain qui organisera un remake de son propre film avec plus de moyens. Car même si les SFX sont loin d'être amateurs, ils ne sont quand même pas au niveau des ambitions du film, et dans un film de SF ambiance post apo, si les SFX sont léger, ça se ressent trés vite sur le reste du film. Par contre, les décors eux sont vraiment sublimes, je ne sais pas dans quelle partie de la Russie ça a été tourné mais c'est tout simplement somptueux ces grands déserts de pierres noires.

Au final, un film à regarder pour une soirée entre potes, arrosé de bière et de pizza, ça devrait faire le job. Car si on enlève son discours machiste, et ses SFX un peu inégaux, le film se laisse totalement regarder, et n'est pas vraiment mauvais.

A noter toutefois que ici l'éditeur s'est foulé, puisqu'il m'a envoyé par l'intermédiaire de cinetrafic un bluray du commerce avec boite et jacquette, et disque sérigraphié s'il vous plaît. Preuve en est que certains producteurs prennent en considération les blogueurs qui chroniquent leurs films.

Edité par Condor Entertainment. Sortie en DVD le 15 juillet 2015. Le site de Condor Entertainment et sa page facebook.

Retrouvez ce film et d'autres dans la catégorie en - science-fiction cette année et - les meilleurs dans le genre de la SF.

Repost 0
Published by LordGalean
commenter cet article
17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 10:18
Compulsion

Compulsion sorti en dtv en août 2015 et tourné pourtant en 2013 est un film atypique, ce qui explique sans doute sa difficulté à trouver un distributeur pour voir le jour en salles.

Et pourtant, le spectateur se prive d'un plaisir potentiel, car jonglant à mi chemin entre les Verhoeven du début, et l'obsession Cronenbergienne pour la chair, ce petit film sans prétention se révèle être une excellente surprise. A mi chemin entre la comédie dramatique et le "thriller", ce film aborde la "compulsion" définit ainsi par le littré : "

  • Force intérieure par laquelle le sujet est amené à accomplir certains actes et à laquelle il ne peut résister sans angoisse (cette résistance faisant la différence avec l'impulsion).

Pour l'histoire, elle débute par une enquête menée par un policier interprété par Joe Mantegna (mais si Esprits Criminels, c'est le chef) qui conduit ses pas chez la voisine d'une actrice qui aurait mystérieusement disparu. La voisine en question, impeccablement interprétée par la trop rare Heather Graham, est une présentatrice d'un show de cuisine qu'elle répète chez elle, avant l'enregistrement dans les jours qui viennent.

Le policier débarque en pleine répétition et se retrouve face à elle en pleine cuisine d'un soufflé au chocolat qu'elle lui fait goûter. L'histoire commence par les questions du policier,et les réponses de Amy qui lui dévoile sa vie et sa rencontre avec Saffron (excellente Carrie-Anne Moss).

Petit à petit, le spectateur découvre l'intimité d'Amy, et sa relation avec sa voisine, tandis que le film déroule impeccablement son intrigue à base d'enfant star d'Hollywood et d'espoirs de cinéma. Ce film est le remake d'un film coréen 301-302 de Chul Soo-Park, réalisé en 1995. Pour une fois, vu que le film n'est pas sorti en France à ma connaissance, on aura pas le choeur des pleureuses du remake sur le dos (surtout que dans l'art, le remake est aussi vieux que l'art lui-même, donc c'est déjà un faux débat je trouve).

N'ayant pas (encore) vu l'original, je ne saurais dire si il est fidèle à son modèle, mais ce film canadien de Egidio Coccimiglio, dont c'est le premier film, remplit toutes ses promesses en faisant découvrir une ambiance entre irréalité et malsainité qui épingle un peu les travers humains, le tout servi par un duo d'actrices de trés grand talent.

On regrettera également l'absence de bonus, car on aurait aimé un peu voir comment cette cuisine s'est faite, mais une chose est sûre, Edigio Coccimiglio mérite qu'on s'attarde sur les prochaines réalisations qu'il ne manquera pas de faire, car de toute évidence, il maîtrise son sujet.

Sortie le 18 août 2015. Edité par Zylo.

Retrouvez ce film dans les catégories http://www.cinetrafic.fr/film-2015 et http://www.cinetrafic.fr/film-a-voir

Repost 0
Published by LordGalean
commenter cet article
17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 10:06
Sam et les Monstres de feu

Sam et les monstres de feu est un film thaïlandais, d'animation, et ceci est suffisamment rare dans nos latitudes pour en parler un peu.

Même si le visuel m'a fortement déçu car pas au niveu visuel d'un Pixar ou même d'un film d'animation classique en synthèse, ce film a un sujet trés bien traité qui est l'écologie de notre planète et comment réagir si jamais Dieu, ou quelque chose d'autre, en l'occurence des langues de feu (vous l'avez la référence ^^) immenses et destructrices s'abattaient sur le monde.

Sam et les Monstres de feu, raconte la prise de conscience de l'importance de la nature par un enfant, fils du président de la Capitalie (vous l'avez ?) au contact d'une petite fille Nora et de son frère Luka qui possède un don de télépathie avec les animaux.

On pourrait trouver ça manichéen et lourd mais il n'en est rien, tant le traitement du film est finement dosé, et s'adressant à des enfants, voire même des tout petits, jamais le film ne fait l'erreur de prendre son public de haut, ou de l'infantiliser.

Ainsi, si l'on fait l'impasse sur les graphismes du film qui ne sont pas "habituel", (on dirait tous ces dessins animés qui passent sur Gulli, en 3D et pauvrement texturés), on se retrouve fasse à un petit film sympa qui s'adresse à tous, et petits comme grands, et qui fera du bien à tous ceux qui le verront.

On pourrait trouver la résolution cynique (l'union de tous les peuples de la Terre pour couper le courant) vu le prix que coûte ce genre de film, encore plus l'animation en terme de courant et d'énergie, mais dans un film, seul le message et les valeurs véhiculées par ce dernier compte et on se contrefout de combien ça a pu dépenser d'énergie si le message entre dans la tête des générations futures, c'est un mal pour un bien comme on dit.

On ne dévoilera pas les rebondissements du film, mais si vous souhaitez un petit film écolo sympathique pour votre enfant, ce projet Thaïlandais est une jolie découverte.

Sortie le 7 Juillet 2015. Page Facebook de l'éditeur : Zylo.

Retrouvez ce film et d'autres dans les catégories animation et un top des dessins animés.

Repost 0
Published by LordGalean
commenter cet article
17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 09:25
Survivor

Survivor est le 7eme film de James Mc Teigue (si on ne compte pas son travail "unofficial" de retake sur le film Invasion; et ses films Revelation et Ness/Capone toujours pas sorti au cinéma).

Pour ce nouveau film, le réalisateur de l'excellent V for Vendetta, et du sympathique Ninja Assassin entre autre se lance le défi du thriller d'espionnage, en utilisant le plus représentatif pour le public des acteurs de James Bond, Pierce Brosnan mais en le faisant cette fois ci basculer du côté obscur de la force dans le rôle d'un tueur à gages, nommé l'Horloger, et terroriste à ses heures perdues.

le film oppose Brosnan à Milla Jovovich, fraîchement relâchée de sa franchise Resident Evil, et face à eux, une pléiade de comédiens anglo-américains excellents (car oui tout se passe à Londres) à commencer par James d'Arcy dans le rôle d'un enquêteur aussi roquet qu'obsessionnel.

L'histoire en quelques mots, est celle de Kate (Milla Jovovich), employée du DEA (Département d'Etat Américain) et mutée à l'ambassade de Londres, qui voit son équipe de collègues mourir sous ses yeux dans un attentat à l'explosif. Elle ne doit son salut qu'au fait d'être allé chercher un gâteau d'anniversaire (car tout le monde avait oublié de le prendre) pour le chef de service. Seule rescapé de l'explosion, elle se retrouve bientôt, accusée de l'attentat, puis poursuivi par son département et par le MI6 Londonien, sans oublier Nash (Pierce Brosnan), le fameux tueur à gages, véritable responsable de tout ce merdier.

Le film est plutôt classique dans sa facture, mais il se laisse agréablement regarder, et sans franchir des sommets de cinéma, c'est un bon petit film de série B qui n'a pas à rougir de ses aînés. Ce n'est pas non plus un chef d'oeuvre, mais il mérite quand même le coup d'oeil pour deux ou trois superbes scènes d'actions. Sinon le scénario en lui-même, reste assez simple, et un poil paranoïde comme le veut la tradition du film d'espionnage.

Edité par M6-SND. Sortie en dvd et bluray depuis le 2 juillet 2015.

Retrouvez ce film et bien d'autres dans les catégories - bourré d'action et - un top pour le même genre de films.

Repost 0
Published by LordGalean
commenter cet article
3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 18:06
Planche à dessein

Olivier Malvoisin, réalisateur belge s'intéresse à la liberté d'expression dans ce documentaire excellent, qui met en scène, plusieurs caricaturistes de plusieurs pays. Réalisé à l'époque des "caricatures de Mahomet", ce documentaire raisonne et résonne tout autrement au lendemain quasiment de l'attentat de Charlie Hebdo.

A travers ce projet singulier, Malvoisin questionne les limites de la liberté d'expression en interrogeant des dessinateurs aussi bien homme que femme à travers une kyrielle de pays, gérant plus ou moins docilement la censure et l'autocensure.

De Plantu à DanZiger, ce tour d'horizon de l'humour avec comme moyen d'expression les papiers et les crayons prend forme de manière ludique sur des feuilles de papier posé contre l'objectif de la caméra, et sur lesquelles le cartoonist impliqué dessine un cartoon exprimant une opinion importante relative à son pays sur la liberté d'expression.

On se prend à songer à V for Vendetta, lorsqu'au détour d'un bonus sur le tour du monde de la liberté d'expression, une dessinatrice colombienne, explique qu'une émission de télévisée de type Talk Show s'est moquée d'elle, et la vilipandée pour des attaques menées contre le gouvernement. Ca rappellerait presque cette scène mythique du film de James Mc Teigue et du roman graphique de Moore dans lequel une émission image de manière satirique le gouvernement du chancelier Sutler, sauf qu'ici dans la réalité, les rôles sont inversés et c'est la caricaturiste qui devient la "caricaturée" par une émission d'état.

Les deux bonus du film sont trés intéressants quoique un peu court, mais le documentaire lui est passionnant de bout en bout et se suit sans déplaisir et sans aucune langue de bois. Une vraie petite pépite, pas loin de l'efficacité d'un "les nouveaux chiens de garde", l'inventivité formelle un peu plus absente ici que dans ce dernier.

Sortie du film en DVD et Blu-ray depuis le 7 avril 2015. Edité par Arte, dont voici le lien de sa page facebook et son site.

Retrouvez ce film et d'autres dans la catégorie film documentaire et film triste.

Repost 0
Published by LordGalean
commenter cet article
3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 17:30
J'ai sa belle

Parfois on attend rien d'un film et il vous tombe dessus et vous assène une claque qui vous fait dire, "je viens de voir un vrai film de fantômes", respectueux du genre et avec une vraie ambiance, et Jessabelle de Kevin Greutert est de ces films là. Au risque de faire encore une fois mon anticonformiste primaire, je trouve dans le genre que Jessabelle est bien plus flippant que It Follows, film qui souffre trés mal d'un revisionnage. Ce n'est pas le cas avec Jessabelle, car personnellement j'ai plongé avec l'héroïne dès la première minute et la fin du film m'a laissé pantelant (même si elle se sentait un peu arriver) avec l'envie de relancer le métrage tout de suite.

Greutert a l'intelligence de faire non pas un film de slasher, ni un film d'horreur au kilomètre mais un petit film d'ambiance sur les fantômes, à travers la science du vaudou, en utilisant non pas les clichés de magie noire, mais pour une fois, une revanche sur des événements horribles avec un caractère un peu sociale sur la Louisiane.

A noter que malgré la présence de clichés, inhérents au genre, Greutert utilise le principe du found footage de manière assez ingénieuse, et avec une issue, assez surprenante pour être signalée. Les comédiens sont tous excellents, et nous font plonger avec eux dans les méandres des bayous de Louisiane, ces derniers étant magnifiquement éclairés par une photo superbe.

Au niveau des clichés, des cadres obligés ou des fameux jump scare, on en retrouve comme dans toutes les productions horrifiques, mais ça n'a rien d'un échec si c'est bien fait, avec une envie sincère, et Kevin Greutert est tout sauf un réalisateur cynique. Il ne se moque jamais de ses personnages, ni ne fait preuve de second degré comme c'est souvent le cas dans les films d'horreur récents, "It Follows" n'échappant pas à la règle, quoiqu'en dise les critiques presse.

Ici, la grande idée du film, c'est d'avoir fait de son héroïne, une handicapée provisoire, la rendant ainsi plus fragile et plus vulnérable aux événements extraordinaires qui vont l'atteindre, mais lui permettant aussi par ce biais de rendre chacune de ses actions, bien plus forte que si l'héroïne avait été sur ses deux jambes.

Le film commence sèchement par un accident de voiture dans lequel Jessabelle l'héroïne, perd son petit ami, et meurt une fois, puisque l'accident coûte la vie à son futur bébé. Et il se termine de manière tout aussi âpre mais presque poétiquement. Bref, c'est un film que je te recommande ami lecteur, ne serait-ce que parce que ce petit bijou n'a pas eu les honneurs d'une sortie salle, alors qu'il l'aurait mérité cent fois plus que les PA et autres films d'horreurs formatés et sans âme.

Au niveau des bonus, ils sont pour la plupart sans surprise, à l'exception de quelques scènes coupées, et de featurettes info-merciales mais agréables.

Sortie du film en DVD et Blu-ray depuis le 25 juin 2015. Editez par Metropolitan Films. Retrouvez sa page facebook et son site.

Retrouvez ce film dans le top 100 des films d'horreur et les films
- cultes.

Repost 0
Published by LordGalean
commenter cet article
3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 05:26
Le Vice versa

Attardons-nous aujourd'hui sur le film It Follows de David Robert Mitchell. Parti d'un cauchemar récurrent du réalisateur, une entité multiforme qui le poursuivait en avançant inextricablement vers lui lentement, ce dernier écrit un scénario de film d'horreur, un genre qu'il affectionne et dont il rêvait depuis de nombreuses années de mettre en scène un specimen du genre.

L'histoire raconte comment Hugh, "le petit ami" de l'héroïne Jay couche avec cette dernière et lui refile une sorte de créature monstrueuse et protéiforme qui poursuit inlassablement la personne visée par elle. Une fois sa tâche accomplie, elle se retourne contre le dernier porteur de l'acte sexuel. Ainsi, le film s'ouvre sur une jeune femme qui fuit sa ville, pour finir sur la plage le soir et être démembrée et morte le matin sur cette même plage. C'est elle qui a refilée la créature à Hugh, qui lui-même la refile à Jay.

Jay se retrouve donc poursuivie successivement par une jeune femme nue, puis une vieille, un enfant, un adolescent et même des membres de sa famille (on en dit pas plus pour ne pas gâcher la surprise d'un second niveau de lecture du film, du moins à notre avis) ; tous étant un reflet de la créature et non eux-mêmes.

L'intelligence et en même temps la limite du film It Follows, c'est de faire s'intéresser le spectateur bien plus à l'arrière-plan qu'au premier plan (habituellement plus le premier ou le second plan de l'image dans les films d'horreur classique). Au final, la terreur si terreur il y a, provient plus de cet artifice et du côté protéiforme de la menace (un peu comme dans le Témoin du Mal de Grégory Hoblit) que d'une réelle mise en scène de la terreur. Pour ça, nous pensons qu'il sera préférable d'attendre Crimson Peak du mexicain Guillermo del Toro.

Dans l'état, il n'en demeure pas moins que le film It Follows propose un cadre assez intelligent, et de jolies fulgurences visuelles comme la piscine vide et crevée, juste après que Jay soit allé sur le bateau de trois garçons, refiler la maladie, alors même qu'au début de l'histoire, Jay se baigne dans sa piscine, tout le temps. La métaphore si pas d'un viol, mais d'une relation non nécessairement pleinement voulue pointe ici le bout de son nez.

Les influences du réalisateur vont de Hitchcock à Jacques Tourneur, puisque la scène finale dans une piscine, est inspirée de la Féline du réalisateur français, même si on a le droit de penser aussi à Gremlins si on se souvient moins de la Féline, comme ça a été notre cas. Et la musique électro, constituée de nappes et de loop à la manière d'un Carpenter font du film un objet arty indépendant mais pas nécessairement le film de terreur et d'ambiance qu'on était en droit d'attendre.

Le résultat final est ainsi mitigé, car si une première vision du film laisse assez pantelant, une seconde n'apporte guère plus de sensation, et au final, ce qui était ressenti comme une idée de génie devient un artifice de petit malin. On se trouve donc face à un film sympa, mais clairement pas face au chef d'oeuvre vanté par la presse qui une fois de plus ne s'intéresse qu'au parallèle thématique que l'on peut faire entre MST et film d'horreur (et qui d'après le réalisateur n'a jamais été son idée première); qu'à la mise en scène proprement dite.

Mais les comédiens sont trés crédibles, le film apporte son lot de sursaut et autres jump-cut et l'ambiance est là. Nous conseillons donc la vision de ce film ne serait-ce que pour se faire son propre avis sur la question plutôt que de suivre les médias qui n'ont pas nécessairement l’apanage du bon goût. En ce qui nous concerne, incapable de dire vraiment si on a adoré ou détesté, car les artifices de petit malin sont alternés avec des pures idées de mise en scène, donc c'est vraiment difficile d'en déduire un avis bien tranché.

Sortie en DVD et Bluray le 4 juin 2015. Edité par Metropolitan Filmexport.

Retrouvez d'autres films dans les catégories film déjà culte ? et- ce qui se fait de mieux en terme d'épouvante.

Repost 0
Published by LordGalean
commenter cet article
23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 19:31
Foi de Canard

1986. Que voilà une année intéressante, Aliens le retour, le nom de la Rose, Mission, Platoon, Labyrinthe même, un paquet de chef d'oeuvres ou de bons films que à l'aube de mon année de raison je n'avais même jamais vu, et dont j'attendrais encore bien des années avant de pouvoir les découvrir, bon sauf Labyrinthe que j'ai vu deux ans plus tard peut-être et qui m'a marqué à jamais.

En 1986 est également sorti un film, un ovni pourrait-on dire, produit par George Lucas, et scénarisé par le scénariste de Indiana Jones 2, un film qui coûtera si pas la carrière du moins la boite d'animation de Georgie, une obscure entreprise nommée Pixar, mais là n'est pas ce qui nous préoccupe aujourd'hui. Un film que je ne verrais certes pas à 6 ans, mais que j'ai sans doute découvert lui aussi deux ans après sa sortie, Howard le Canard réalisé par Willard Huyck d'après le comics Marvel (oui oui vous avez bien lu) de Steve Gerber (auteur des Gardiens de la Galaxie, oui oui toujours).

Ce comics raconte les aventures de Howard, qui est un canard extraterrestre et qui vit à Canardville (mais si je sens que ça vous passionne) et qui pratique le Quack-Fu, (comme le Kung mais avec des palmes j'imagine et sans bouteilles de plongée) contre des ennemis. Le scénariste de Indy 2, et sa femme propose donc à George Lucas (qui est l'homme du succès interplanétaire de Star Wars) de réaliser un film basé sur le comics de Gerber. Ils écrivent un scénario, lance le projet et ce dernier sort en salle et se fait ouvrir de toute part.

L'histoire somme toute basique, raconte comment Howard un soir où il est à Canardville dans sa petite routine se retrouve aspiré par un engin basé sur terre, traverse l'espace et atterit dans la ville de Cleveland et de sa rencontre avec une chanteuse de rock and roll qu'il sauve de "violeurs" ou tout du moins de fan un peu trop attachant.

La chanteuse de rock, jouée par Lea Thompson (mais si la maman de Marty Mc Fly, reponsable de pas mal de nos premiers émois d'adolescent face à Retour vers le Futur) par un heureux concours de circonstance se trouve être amie avec un laborantin, (Tim Robbins dans un de ses quasi premiers rôles au cinéma) et lui présente Howard en lui demandant de l'aider à rentrer chez lui. Bien évidemment je ne raconterais pas la fin pour vous donner envie de découvrir ce film.

Je dirais juste que contrairement à ce qu'un vain peuple pourrait penser, Howard le Canard n'est pas un navet, ni même un nanar, non, pour moi c'est une madeleine de Proust, je l'ai pas revu depuis mes 8 ans, et il a le goût de l'enfance, ce goût à la fois âcre et doux du passé, et je dirais même que le revoir à 34 ans passées, me fait comprendre à quel point c'est un bon film, un film en avance sur son temps, qui sorti en 1986 dénotait un peu de la production de l'époque, mais qui à l'heure d'un Ted 2, ou du Rocket Racoon des Gardiens de la Galaxie ou même de Groot toujours des dit-Gardiens, ne démériteraient pas, et sans doute qu'en plus de son succès de film culte bien après sa réception initiale catastrophique (Razzie Awards dans toutes les catégories, plus le désastre financier évoqué plus haut), s'il sortait de nos jours au cinéma, l'accueil du public en serait je pense complètement différent.

Car au final, on se retrouve devant un simili Amblin, plutôt agréable pour les jeunes, et certes un poil osé pour des enfants (le boulot que Howard trouve sur terre pour subsister est disons le, des plus inattendus, sans parler de la relation qui unie la chanteuse et le canard) ; mais mis à part ça, la musique est toujours aussi entraînante, et les effets spéciaux quoi qu'ayant pas mal vieilli sont encore de trés bonnes factures, sans parler des stop motions du génie Phil Tippet (Jurassic Park).

Howard le Canard, en plus de son apparition dans le post générique des Gardiens de la Galaxie de James Dunn (car ce dernier a avoué adorer le comics de Gerber) pourrait trés bien se retrouver de nouveau sur le devant de la scène, qui dans les Gardiens de la Galaxie 2, qui dans une possible réactualisation de la licence. Et maintenant que Marvel est détenu par Disney en plus, ça serait chose encore plus aisée, pas de bisbille avec Donald.

Sortie en DVD et Bluray le 15 avril 2015. Edité par Elephant films

Retrouvez d'autres films sur cinetrafic dans la catégorie Tous les marvel
- et tous les films de super héros

Repost 0
Published by LordGalean
commenter cet article
21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 17:05
Une Droite de REPONSE au Connard Odieux sur Mad Max Fury Road

"Bonjour, je suis Orson Welles, si il ya une chose que j'ai en horreur, c'est les voleurs et les fils de pute", je suis un peu comme Orson, mais je rajouterais en plus les faux dévôts, les menteurs, et les anticonformistes en bois. De ce fait, et pour la première et sans doute unique fois sur ce blog dont ce n'est pas la vocation propre, je vais m'essayer à la critique de critique, en l’occurrence, à démontrer une fois juste une fois pour le fun, en quoi l'Odieux Connard dont le blog est bien connu sur le net, propose pour Mad Max un spoiler qui est non seulement faux, mais en plus dont les incohérences présentées n'existent à une exception près que je reconnais d'ailleurs trés volontiers que dans son cerveau.

Je mourrais peut-être aujourd'hui, mais je veux mourir historique sur Fury Road :^)

« Spoilons, mes bons ! »

Spoiler oui, mais sans dire de conneries et inventer des mensonges d’incohérences pour plaire aux masses des stupides qui vont ne pas aller voir le film, juste parce que leur Immortan Joe personnel leur aura sorti connerie sur connerie et qu’ils ne remettront jamais sa parole en doute, ben si.

« Parce que oui, ce sont des punks fou-fous du désert, mais ils ont tout le matériel et visiblement le temps de faire des analyses de groupe sanguin. À côté de ça, ils n’ont même pas un stéthoscope, mais on va dire que par un heureux hasard, au milieu du désert, ils ont trouvé une machine d’analyse sous un caillou »

Comme tu n’y connais rien, on te dira juste de lire tes commentaires, yen a un qui fait état de comment on sait le groupe sanguin d’une personne sans machine de la mort qui tue …. Deuxio, si ils ont bien un stéthoscope, revoit le film. INCOHERENCE DEBOUTEE

Et depuis son balcon, Joe appuie sur des manettes et pouf, de sous le balcon jaillit une cascade d’eau fraîche et pure sur laquelle les clochards se jettent avant que le bougre ne coupe le tout quelques secondes plus tard.

« Car oui, moi Immortan Joe, j’ai de l’eau, plein ! Et je tiens à rappeler à cette foule assoiffée que je la contrôle et l’en prive, histoire de maximiser les chances de révolte dans ma gueule ! Alors que je la laisserais couler, ça me ferait des gens prêts à combattre pour moi en plus, et je pourrais agrandir mon armée et gagner en puissance ! Heureusement que je suis un peu con et que je me prive moi-même de ressources juste pour montrer que je suis méchant !« Intéressant.

Ca n’a rien d’illogique, la plupart des dictateurs, privent leurs populations de bienfaits (que ce soit l’eau, facebook, ou la nourriture), et ça n’a pas augmenté les révoltes pour autant dans le monde réel, on dirait que tu découvres la vie ? INCOHERENCE DEBOUTEE

« Sauf qu’au beau milieu du trajet, Furiosa décide soudain de se barrer en hors-piste, à la grande surprise de son équipage et des voitures qui l’entourent. Quand ils demandent des explications, elle leur explique que c’est elle la chef, alors merde, ils suivent et ils la ferment. Ce qu’ils font, parce qu’ils n’ont pas envie qu’elle leur fasse les gros yeux ».

Non, ils suivent parce que dans toute organisation, même militaire, le grouillot de base ou l’inférieur ne remet jamais en question les ordres de son supérieur, l’histoire est bourrée de ces gens là, à commencer par l’histoire du Titanic, donc encore une fois, quand on sait pas, on se tait. INCOHERENCE DEBOUTEE

« Il court donc dans sa base, se rend dans un coffre fort aménagé dans la mesa (oui, ces punks sont décidément bien équipés, un autre caillou dealait sûrement des coffres-fort) dans lequel ne reste qu’une vieille femme qui lui dit : »

LE moulin à balles vend des balles, les balles sont fabriquées avec du , du, métal, oui, c’est bien, comme l’acier d’un coffre fort, tu vois que quand tu veux, tu peux réfléchir plus loin que le bout de ton nez. INCOHERENCE DEBOUTEE

– J’ai une meilleure idée ! Et si j’emmenais Mad Max dans ma voiture pour pomper son sang tout en conduisant ?«

…« Ho punaise, quelqu’un va dire quelque chose ? Oui ? Non ?Quelque chose genre « Non mais sinon, emporte juste des poches de sang ? »

Hé du con, tu as remarqué qu’ils viennent de capturer Max, ils n’ont donc pas de poche de sang en réserve, de plus comme quelqu’un te l’a également gentiment expliqué dans les commentaires, des poches de sang stérile, c’est du matériel qui demande une autre connaissance qu’une simple transfusion sanguine. INCOHERENCE DEBOUTEE

Et pourquoi un de leurs propres convois est à leur poursuite.

Il ne les poursuit pas, il demande un soutien, revoit le film. INCOHERENCE DEBOUTEE

C’est donc parti pour une grosse baston entre les Hérissons et le convoi de Furiosa, durant laquelle, par un heureux hasard, la plupart des membres de l’équipage du camion de Furiosa meurent, ce qui permet de lui laisser le champ libre.

C’est pas un hasard du tout, ça s’appelle une baston en effet, et ceux qui ne meurent pas, elle se charge de les détruire, encore une fois, revois le film, tout est dit. INCOHERENCE DEBOUTEE

« On notera des passages magiques, dans lesquels les troupes de Furiosa en chient comme des ânes pour tuer une seule voiture ennemie avec leurs lances qui avaient pourtant envoyé la voiture de Mad Max faire des tonneaux dans le décor en un seul tir dans les roues, mais là heu… bon, ils vont plutôt viser les rétroviseurs, le spoiler arrière, les essuies-glaces et autres, rendant le combat aussi long qu’idiot. Surtout lorsque par accident, une voiture de Furiosa laisse tomber des grenades et fait ainsi sauter les derniers ennemis ».

Faux ! C’est surtout que la voiture de Max est dépourvue de picots comme tu dis si bien, alors que les voitures des hérissons, sont justement protégés au niveau des roues, par les picots, et c’est justement grâce à ce hasard des grenades tombées sous la voiture des hérissons que le convoi se débarasse des derniers ennemis. INCOHERENCE DEBOUTEE

C’est pratique comme arme dites-donc ! Ça a tué en un seul coup les plus gros bidules ! C’est dommage que vous l’ayez utilisée par accident ! Comment ? Vous n’allez plus vous en servir du film ?

Faux ! Comme dans toutes les armées, surtout en guerre post apo, on a un nombre limité de munitions. Au cas, où tu ne le saurais pas, c’est la même chose dans le monde réel, dans les tranchées, dans la police, ou même chez les voyous. En plus c’est de la mahonnêteté intellectuelle, puisque si tu avais vu vraiment le film, Max se resservira de mines au moment opportun. INCOHERENCE DEBOUTEE

D’ailleurs, en parlant d’armes dont on use intelligemment, parlons un peu du convoi de Joe qui lui s’est rapproché pendant ce temps. Car dans celui-ci, qui roule je le rappelle dans un monde où l’essence est une ressource rare, l’armée préférée est le… mais oui, lance-flammes ! Dont les personnages tirent dans tous les sens pour faire joli. D’accord. Donc vous avez vraiment du carburant à cramer, en fait ? Et encore, vous ai-je parlé du camion-orchestre ? Immense engin tout en hauteur, il accueille à l’arrière quatre joueurs de tambours, et à l’avant, un guitariste fou-fou suspendu à des élastiques. Doté d’une double guitare qui… mais oui, qui crache des flammes ! Et donc, ce film tourne autour des ressources limitées, c’est ça ?

Un indice pour toi l’OC qui dort pendant les films qu’il regarde, les méchants appellent ça le « Pétrogaspi », ça y est, tu l’as ? Ils s’en foutent pas mal de dépenser du carburant, ils en ont des gisements entiers à revendre, de la même manière que Joe est plein d’eau et le Meunier plein de fer. INCOHERENCE DEBOUTEE

D’ailleurs, sachez que les mecs ont beau se courser durant 2h30, le camion-orchestre est quasiment toujours devant. Son aérodynamisme proverbial et sa motorisation de tank lui permettent aisément de doubler tous les véhicules de chasse de sa troupe.

Ca te parle un convoi ? Officiellement dans une armée, les portes-tambours sont toujours devant, pourtant les cavaliers ils vont plus vite normalement, c’est juste une histoire de décorum, un mot qui a du t’échapper dans ta culture. INCOHERENCE DEBOUTEE

Puis, la bougresse continue sa route à bord de son gros camion, mais avec peu d’espoir de semer le convoi, qui a réussi à la rattraper en deux-deux, mais à présent, n’arrive plus à lui passer devant pour larguer des herses, la faire freiner ou que sais-je. Le script est décidément très gentil.

Faux c’est pas le script qui est sympa, c’est toi qui écoute pas, le porte guerre possède deux moteurs turbos, c’est l’engin le plus rapide de la chasse de la Citadelle, enfin si on l’âbime pas bien entendu, donc ils ne peuvent pas le dépasser, sauf en utilisant la géographie des lieux, comme lorsque Immortan le doublera en utilisant un rocher comme tremplin. INCOHERENCE DEBOUTEE

D’ailleurs, pour encore faciliter la tâche de Furiosa, si j’étais le script, je m’y serais pris autrement. Par exemple, j’aurais laissé la damoiselle rouler jusqu’à Pétro-City, et seulement là je l’aurais faite prendre la tangente. Comme ça, elle était hors de vue de Vilainville et pouvait donc tracer la route durant des heures avant que qui que ce soit ne remarque son départ. Ce qui pouvait permettre d’éviter toute poursuite, car déclenchée bien trop tard.Mais du coup, il n’y avait pas de film, c’est vrai. Heureusement que les personnages sont des débilous.

C’est surtout toi le débilous, tu regardes vraiment pas les films que tu vas voir, les gars du Moulin et de Pétroville sont prévenus que Furiosa arrive (tu as remarqué les petits flashs de miroir entre les deux cités, donc si elle décidait de changer de cap en arrivant vers Pétroville, ils lui enverraient des mecs sur la gueule et elle serait eu. Alors que là, en choisissant de leur fausser compagnie à mi-chemin, ils n’ont pas pour ainsi dire le temps de s’organiser pour l’attraper . INCOHERENCE DEBOUTEE

Il aperçoit dès lors, juste à cinquante mètres devant lui, le camion de Furiosa, à l’arrêt ! Parce que oui, Furiosa qui avait foncé dans la tempête pour semer ses poursuivants et prendre le maximum d’avance a décidé, à la seconde où la dernière voiture a été détruite, de s’arrêter. Ben oui, comme ça, la tempête ne servait plus à rien, et en plus, s’il y avait des survivants dans la voiture crashée, elle était à leur merci ! Mais coooomme c’est intelligent, dites-moi ! Miséricorde. Que l’on m’apporte ma schnouf ! Max, satisfait de ce rebondissement aussi mauvais qu’incohérent

Qu’on t’apporte aussi un cerveau, si tu avais suivi le film que tu as vu, tu verrais que Furiosa est obligée de faire cet arrêt parce que les aérateurs sont remplis de sable, et que donc le moteur il y en a marcher beaucoup moins bien. INCOHERENCE DEBOUTEE

Façon car wash pour beaufs. Encore une fois, rappelez-moi quelles sont les ressources super précieuses dans le monde dévasté de Mad Max ? J’ai peut-être mal entendu au début du film.

C’est surtout que c’est ultra symbolique, elles ont besoin de se laver des flêtrissures de leur passé pour avancer vers une nouvelle vie, faut vraiment tout expliquer en fait, tu reproches aux films des incohérences qui n’existent que parce que tu ne regardes pas les films que tu visionnes, et en plus tu te plains qu’on prend le spectateur pour un con alors que c’est juste toi qui est incapable de suivre le sens d’une image. INCOHERENCE DEBOUTEE

« Et ce que tu vois, là, derrière au loin, c’est le convoi de guerre de Joe.
– Ah oui, tiens. C’est dommage que tu n’aies pas roulé dans la tempête. Tu les aurais distancés, et en changeant de direction, en plus, ils paumaient ta trace, couverte par le sable.
– Oui mais c’eut été intelligent et ça aurait bouclé le film. Alors forcément »

Faux. Il aurait été difficile de rouler dans la tempête, sachant que cette dernière a rempli les aérateurs du moteur de sable et a donc immobilisé le porte guerre. Tu ne suis pas c’est insupportable. INCORENCE DEBOUTEE

Mad Mâle laisse donc monter les donzelles à bord, et toujours un peu méfiant, continue de braquer Furiosa. Le camion file vers un défilé au milieu de montagnes, où Furiosa explique qu’elle a un accord à respecter : elle va livrer les 20 000 litres de carburant que contient la citerne du camion à un gang local, et en échange, ils la laisseront passer

Et donc ils…

Attendez. Attendez une seconde ! Comment Furiosa peut-elle se trimbaler avec une remorque de carburant pleine ? Elle allait à Pétro-City pour CHERCHER du carburant, donc soit elle partait avec une citerne vide, soit la citerne contenait quelque chose à troquer, comme par exemple, de l’eau. Mais sûrement pas du carburant !

Et ne me dites pas que personne n’a remarqué que la dame partait avec une citerne bourrée d’essence alors que ça n’aurait pas dû être le cas. Le poids, l’odeur, le bruit, ou tout simplement, le fait que je doute qu’elle l’ait remplie toute seule avec son bras unique. Encore une fois, c’est rigolo : c’était juste la scène d’intro du film qui lançait toute l’aventure, le camion qui part chercher du carburant. Je comprends que l’on puisse oublier un si petit détail. Bon ben pouf alors. Furiosa et sa réserve de carburant foncent vers le défilé montagneux.

Tu es désespérant de connerie, elle a jamais dit qu’elle avait du carburant mais qu’elle était censé leur livrer du carburant, or c’est évidemment un mensonge, d’ailleurs la fin du film entérinera cet état de fait, la citerne est vide de carburant, elle n’explose pas, toi yen a comprendre ou toi yen a rien écouter quand tu regardes un film pour le reprocher ensuite au dit film. INCOHERENCE DEBOUTEE

Peu avant de l’atteindre, l’équipage du véhicule constate qu’un convoi de guerre vient d’apparaître sur leur droite. C’est le convoi de Jean-Jacques, le patron de Pétro-City ! Et de l’autre côté arrive celui du Meunier, du Moulin à Balles ! Bon sang, trois convois qui les poursuivent et…

Toutes mes excuses, mais je crois que je dois encore interrompre ce spoiler si tôt après la dernière incohérence. Déjà, parce que j’aimerais bien savoir ce que ces gens foutent là, sachant que ce n’est pas vraiment leur bande, donc qu’un gang plus ou moins rival s’affaiblisse, ça doit faire leurs affaires. Et ensuite, et surtout, comment diable sont-ils arrivés là si vite ? Ils sont forcément partis après Joe. Auquel cas, par quel miracle, au lieu d’arriver derrière-lui, arrivent-ils sur les flancs de Furiosa ? Cela veut-il dire que non seulement ils ont roulé si vite qu’ils ont rattrapé Joe, mais l’ont en plus doublé, le tout en faisant un détour, avant de revenir par le côté ? Ils doivent être sacrément rapides !

Si tu as suivi le film, ce que je sais n’est pas le cas, tu aurais remarqué, que les guetteurs de Joe ont envoyés des fusées de couleurs pour signifier un problème, donc un envoi de renfort, et les guetteurs de Petroville doivent avoir également des longues vues, comme à la Citadelle, ils ont donc bien vu Furiosa se barrer avant d’arriver chez eux, eux aussi, et donc déclencher une poursuite, en partant donc bien avant Joe, puisque géographiquement, on voit bien qu’ils sont à équidistance l’un de l’autre. Enfin, je sais que suivre un film est le cadet de tes soucis, puisque ensuite tu ne tiens pas compte de ce qui est dit dedans, mais tout spectateur un peu attentif aura compris que nous avons affaire à un triumvirat qui fonctionne en circuit fermé, « le moulin fournit les balles, petro ville le gaspi, et la citadelle les enfants, l’agriculture, le mother milk et l’eau ». Il n’y a donc de clans rivaux que les russes hérissons et les beatnicks à moto (et ceux qu’on a pas eu l’occasion de rencontrer encore). INCOHERENCE DEBOUTEE

Heureusement, à partir du moment où ils sont dans le champs de la caméra, ils perdent leur super vitesse et eux qui étaient jusqu’ici capables de rattraper plusieurs heures de route vont se révéler aussi incapables que Joe à rattraper le camion de Furiosa. Dois-je vous dire pourquoi ? Pour faire durer… voilà, vous avez saisi.

Furiosa, Max et les filles entrent donc dans le défilé en passant sous une arche, puis s’engagent entre les flancs rocheux des monts où Furiosa arrête le camion pour appeler le gang des fans de Motocross qui vivent dans ces montagnes en criant très fort. Bien vite, ces derniers sortent de leurs cachettes et commencent à discuter avec notre héroïne.

Le respect du contrat paraît mal engagé, puisque les amis du Motocross n’ont pas vraiment envie de se frotter à trois convois de guerre. Ils décident donc de… de tirer sur Furiosa.

Comme ça, hop.

Pas comme ça, juste parce que Furiosa est nerveuse, limite breakdown, et aussi parce qu’ils se rendent surement compte que quelque chose cloche, notamment pourquoi Petroville poursuit Furiosa si elle a livré l’eau et le mother milk en échange de carburant, donc elle n’a pas le carburant.CQFD. A croire que les motocrosseurs beatnicks réfléchissent plus vite que toi, c’est dire. INCOHERENCE IMAGINAIRE DEBOUTEE

Alors, oui, ces gens contrôlent un défilé. Oui, ils ont des explosifs. Oui, ils ont compris le concept de boucher le passage, qui permet par exemple de tendre une embuscade qui pique à des fanfarons qui tenteraient de passer sans autorisation. Mais à la place, ils décident de sauter en faisant du motocross au-dessus du camion et de jeter divers projectiles dessus : grenades, fumigènes, cailloux, autocollants Panini… bon, et rien ne marche. Parce qu’en même temps, c’était tout de même très con. Mais qu’est-ce qui n’a pas été très con jusqu’ici, dites-moi ?

Sauf qu’à ce moment là, il pense que Furiosa essaie de les doubler en volant le carburant donc ils essaient de ne pas faire sauter le camion, mais bien de le ralentir en concentrant leur force sur l’avant du dit camion, parce qu’une grenade mal placé sur les roues ou le container et à cette vitesse, 11 000 litres de Gaspi, c’est boom ba da boom bimm au re voir les motherfucks. Donc le très con ici c’est encore une fois toi, pas le film. INCOHERENCE DEBOUTEE

Profitant d’un passage hors-caméra, Joe accélère donc à fond les ballons et rattrape donc Furiosa et son camion. Je… bon. C’est vraiment lourd, en fait. Joe ordonne donc à Fifi de prendre son flingue et de sauter prendre d’assaut le véhicule ennemi sans tuer les filles. Ce que Fifi tente donc, tout heureux, mais se vautre comme une merde sur le toit du camion, et perd son flingue. Il entend donc distinctement Joe le traiter d’incapable, et plutôt que d’essayer de se rattraper, tombe aussitôt en dépression. C’est bien normal. Surtout pété à l’adrénaline. Sur Omaha Beach, les Allemands faisaient des remarques désobligeantes sur les mamans pour faire tomber les soldats américains, c’est connu.

Faux, Furiosa a été ralenti par les grenades et le fait que les beatnicks a moto l’ont un peu fait chié. Mauvaise foi et reproche imaginaire quand tu nous tiens. Et refaux il tombe en dépression juste après qu’Angharad soit tombée sous les roues du monster truck, on le comprend très bien, c’est expliqué à la favorite rousse par Nux lui-même. De plus, on peut pas comparer des soldats d’Omaha beach shooté à l’adrénaline et ce qui semble être une vision du fanatisme religieux. INCOHERENCE DEBOUTEE

Mad Max & co filent, mais Joe est rattrapé par son convoi qui a fini de déblayer les décombres dans le défilé (en moins de 10 minutes, dites-donc, rapide !). la poursuite reprend donc, mais plus mollement, avouons-le.

Ya une ellipse entre la chute d’Angharad et l’arrivée du convoi de Joe. Menteur. INCOHERENCE DEBOUTEE

Quand soudain, Max a une idée de génie.

« Et siiiiiii on laissait des mines derrière-nous ?«

Que… QUOI ? Vous aviez des mines depuis le début ? Et vous ne vous en serviez pas ? Par exemple, dans, au hasard, un défilé, ça aurait pu servir. Enfin bon, allez utilisez-les et…

Max ? Serais-tu en train de poser toutes tes mines sur une zone de un mètre sur deux, et encore, dans le sens des traces de ton camion ? Sais-tu qu’une fois qu’elles auront pété, sur une si petite zone, ça fera sauter un seul véhicule ? Alors qu’en zone dispersée ça… Ah mais oui. Il faut que la poursuite se poursuive. Donc ne pas être trop efficace. C’est pas grave si cela donne l’impression aux spectateurs que l’on est en train de poser un étron tout chaud dans leur boîte crânienne. C’est un tout petit peu insultant. Et lassant, aussi.

Alors, là encore une fois je me dois d’intervenir et de te demander le plus sérieusement du monde si tu as suivi le film que tu critiques, tu auras remarqué si c’est le cas, qu’il n’y a aucune incohérence, puisque la partie que Max mine est celle de la route, le reste de la piste étant constituée de marécages, remplis d’eaux, donc où nulle voiture ne passera. Bref, Max fait tout ce qu’il faut, il mine le seul endroit praticable par les engins, qui sont obligés d’aller à la file indienne si ils ne veulent pas s’embourber ou se noyer (pourtant tu as vu les échassiers, donc c’est que tu es pas si con que ça, non ? Si ? ma foi. Vu que tu réfléchis pas quand tu regardes un film de George Miller où justement il ne faut jamais cesser de réfléchir, on dira que l’étron tout chaud, il est pas posé dans ta boite crânienne, vu ton raisonnement, il y était déjà. Bref c’est toi qui est insultant. Et lassant aussi. INCOHERENCE DEBOUTEE.

Bon hé bien écoutez, le camion continue d’avancer. Jusqu’au moment où loin derrière-lui, la première voiture des convois qui ont recommencé à les rattraper saute sur la minuscule zone minée par Max. Comme prévu, c’est la seule à péter. Chez les alliés de Joe, le Meunier et Jean-Jacques commencent à s’impatienter.

Non faux, yen a deux qui pètent, c’est dire combien tu regardes le film. Et le convoi s’arrête automatiquement, comme prévu.

« Joe, elle nous coûte cher, cette affaire, qu’est-ce que l’on fait ?
– Attends, attends. Je suis à bord de ma voiture à discuter avec mon infirmier, qui ausculte ma compagne enceinte que j’ai malencontreusement écrasée.
– Ha oui, tiens, d’ailleurs, ta voiture elle n’a pas fait des tonneaux dans la scène précédente ? Et toi aussi, au passage ?
– Oui mais pif pouf. On est passés chez Norauto, moi à la pharmacie, et ça va mieux.

Faux, encore une fois, c’est pas la même voiture, la preuve que tu regardes pas les films que tu critiques, ou alors d’un œil inattentif de connard (c’est pas une insulte hein, juste une constatation qui va drôlement bien avec ton patronyme). De plus c’est pas la première fois qu’un accidenté de la route s’en sort sans encombre, le monde est rempli de miraculé à la con de ce type. INCOHERENCE DEBOUTEE


C’en est assez pour le Meunier, qui explique qu’il va aller régler la question lui-même. Dans la brume nocturne qui se lève, il part donc en avant avec sa voiture chenillée, et fouille l’obscurité à l’aide du projecteur monté dessus. Et il finit par se rapprocher de nos héros. Crotte ! Quel dommage qu’on ait utilisé toutes nos mines à un seul endroit ! Tant pis. Max aide Furiosa à réussir un fabuleux tir de sniper, et le projecteur de la voiture explose à la tronche du Meunier, qui se retrouve donc aveugle. Et par conséquent, se met… à tirer partout, parce que c’est rigolo.

Pfou.

Par un heureux hasard, toutes les balles du Meunier, qui je le rappelle, tire de nuit, dans le brouillard, en étant aveugle et le tout à deux cent mètres tombent toutes pile-poil autour de nos héros !

Non, faux, il tire partout parce qu’il est en colère, et on le serait à moins sachant qu’il a été rendu aveugle par Max et Furiosa. C’est pas juste parce que c’est rigolo, mytho. Rappelons-le aussi que il tire de nuit, dans le brouillard, mais qu’il est toujours aligné sur la position des fuyards, donc il n’y a aucune incohérence au fait que les balles crépitent de toutes parts à côté d’eux. De plus, il n’est pas à deux cent mètres du porte guerre, 50 ou 100 tout au plus. INCOHERENCE DEBOUTEE

Ce qui aurait pu être en revanche qualifiée comme une incohérence, c’est le fait que aucune balle ne touche les fuyards, ou ne passent sous la portière que Furiosa tient dans son dos, mais ça apparemment, la seule incohérence que je pouvais accepter tu ne l’as pas vu.

Quelques secondes plus tard, une terrible explosion retentit, et Max revient, couvert du sang de ses ennemis, et les poches remplies de cartouches et d’armes prises à l’ennemi.

Outre le fait que Max fasse exploser des trucs et récupère des cartouches post-explosion (car c’est connu, la poudre, ce n’est pas sensible aux explosions), notez la subtilité, et utilisons ma machine spatio-temporelle (celle dont je me sers pour aller gifler Freud quand je m’ennuie) pour retourner au moment de la conception du scénario et observer la magie.

Juste pour info, vu qu’on ne voit pas comment Max s’y prend, tu n’en sais absolument rien, il suffit qu’il ait juste lancé le bidon vers l’avant du tank au moment où le Meunier aveugle tirait en avant pour qu’une rafale de balles percute l’essence, l’enflamme et que le retour de flamme brûle tout les occupants du véhicules, sans pour autant toucher aux munitions, ensuite on finit les survivants à la machette (qu’il a prise avec lui) et roule ma poule. Bref, encore une fois, désolé mais INCOHERENCE DEBOUTEE

Un studio mystérieux, un jeudi à 15h12.

« Bon les gars, on disait que le Meunier venait péter la gueule aux gentils. Là où on en est, il est bourré d’armes qu’il vide devant lui, à bord de son véhicule personnel et chenillé, et…
– D’ailleurs, s’il est chenillé, comment il a pu jusqu’ici rouler aussi vite que les trucs à roues ? – Tais-toi Michel, tu es stagiaire, alors tu t’assois et tu regardes faire les pros.

Je ne résiste pas au plaisir de te mettre le lien ultime qui démonte ton propos. Le peacemaker va aussi vite qu’un engin à roues, et bim, encore une preuve que tu inventes n’importe quoi pour accuser ce film. http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-3078169/Mad-Max-tank-speeds-bumps-70-mph-Super-lightweight-Peacemaker-built-two-brothers-stars-new-Fury-Road-film.html

Tais-toi Odieux, tu es stagiaire en cinéma, tu t’assois et tu regardes faire les pros. INCOHERENCE DEBOUTEE


Comment est-ce qu’on peut faire pour qu’il s’en débarrasse ?
– Et si…
– Michel !
– Nan mais vraiment, j’ai une idée !
– Okay, mais alors fais vite.
– Bon : et si on disait que Mad Max disparaissait dans la brume et que comme ça, pouf, il le tue hors-champ sans aucune explication ?
– …
– Tu… tu veux dire que plutôt qu’on ne cherche même pas à se justifier ?
– Non !
– Qu’on n’essaie même pas de donner une arme ou un truc à Mad Max expliquant comment il a pu faire ?
– Non !
– Qu’on se foute encore plus de la gueule du monde que depuis le début du film ?
– Oui !
– Michel : tu es en CDI. »

Tu veux dire qu’on fait un clin d’œil parfaitement appuyé aux spectateurs cinéphiles qui ont vu les Septs Samouraïs de Kurosawa et de cette manière par ce clin d’œil cinéma au Cinéma, on ré entérine le fait que Mad Max est du cinéma, et que Max en lui-même est entre le cow-boy de Western et le Samouraï ?

Oui.

Brillant, ton contrat CAE est en place pour 3 ans. INCOHERENCE DEBOUTEE

La damoiselle s’allonge donc près de lui puisque oui, bon, il fait partie de ceux qui l’ont réduite en esclavage, il a servi fanatiquement Joe jusqu’ici, a même attaqué le camion à deux reprises, mais bon, hein, s’il est triste, il n’y a sûrement aucun danger, pas vrai ? Et les deux papotent tranquillement.

« Bouhouhou, j’ai échoué à servir Joe ! Je me suis ridiculisé devant lui !
– Hé bien pourquoi ne pas nous servir nous ? Je pourrais devenir ton amie et on se ferait des bisous ?
– Ah ben je ne suis plus triste, allez okay, hop.«

La dernière fois que j’ai vu un changement de camp aussi rapide et avec des motifs aussi pourris, je regardaisStar Wars – Episode III. J’aimerais que vous réalisiez toute la portée de cette comparaison. Merci.

C’est totalement faux, là encore il y a une ellipse, donc ça ne veut pas dire que ça a pris dix minutes de le convaincre, par contre c’est vrai que le film montre des femmes fortes qui ont un cœur pur (comme souvent les héros de George Miller à commencer par Babe qui sauve un chien qui le poursuivait pourtant pour le tuer, lorsque ce dernier tombe dans un piège qui est en train de le pendre et de le noyer à la fois. Rien d’étonnant dans le cinéma de Miller. INCOHERENCE DEBOUTEE

À noter que tout le long du film, les personnages s’interrogent pourtant régulièrement : « Existent-elles vraiment, les terres vertes ? Qui sait où les trouver ?«

Ben visiblement, tout le monde puisque les gangs de pillards savaient où aller y trouver des filles. Enfin, je dis ça, hein. Toujours est-il qu’en s’approchant de la superstructure, nos héros aperçoivent une femme toute nue en haut qui appelle à l’aide. Furiosa prévient : elle sait que c’est un piège. Mais elle sait aussi qui le tend : les gens des terres vertes.

Alors déjà, c’est Max qui sait que c’est un piège, pas Furiosa, puisqu’elle a déjà deviné ce que c’est. Donc elle a pas besoin de le dire. Et rien ne dit dans l’histoire que les filles ont été enlevé dans les Terres Vertes, ni que Furiosa et sa mère ont été enlevé chez elle, ça peut très bien avoir eu lieu juste au abord des Terres Vertes, et puis last but not least, au cas où tu aurais pas compris, les Terres Vertes, c’est l’espoir.

« Super ! s’exclame Furiosa. Bon, ça n’explique pas pourquoi vous appeliez à l’aide à poil, mais bon. Alors je vous fais le topo : j’ai ramené des copains, vous pouvez nous emmener aux terres vertes ?
– C’est-à-dire ? demande une mamie.
– Ben, les terres vertes. L’eau qui coule. La pluie qui tombe. Le cannabis qui pousse. Tout ça.
– Ha mais vous les avez traversées, les terres vertes. Vous avez dû passer par une zone avec de l’eau putride pour venir ici ? Ben c’était là. L’eau est devenue acide, la terre impropre à la culture, sans compter les invasions de corbeaux… on s’est barrées, les autres mamies et moi. On est tout ce qu’il reste. Désolée. »

Ben si, c’est terriblement logique, elles attirent les hommes en étant nues, et en disant qu’elles sont en danger, les pillards, ou les hommes de bonnes volontés viennent les aider ou tenter de les voler, et là paf, le gang de motardes leur tombe dessus et les dépouille puis les tue c’est tellement évident que je me demande encore comment on peut poser la question honnêtement.

« N’empêche, tu trouves pas ça bizarre, toi qu’il n’y ait que des vieilles qui aient survécu ? Si les conditions de vie sont devenues trop difficiles, elles auraient dû être les premières à claquer. À mon avis, elles pipeautent. »

Mais bon, si tu veux. Max de toute manière ne veut pas les accompagner. C’est un solitaire. Alors à elles l’espoir, et à lui la chevauchée solitaire vers de nouvelles aventures et…

F…

Attendez, ma machine temporelle ! Elle se réactive !

_______________________

Un studio mystérieux, un jeudi à 16h44.

« Bon, donc là, les filles se séparent de Max, qui prend son propre chemin. Et fin.
– Non !
– Michel ? Michel, tu es en CDI, mais attention, tu es encore en période d’essai, hein !
– Et si je vous disais qu’on peut encore faire durer le film ?
– Mais on n’a même plus de budget décor à ce stade !
– Et si je vous disais qu’on peut réutiliser les mêmes décors ?
– Que… attends, c’est impossible !
– Si ! Il suffit de refaire le film… en sens inverse !
– Non ! Michel je… tu es… tu es l’élu ! L’élu de la prophétie des scénaristes ! Celui Qui Assumera Sa Merde !
– Regardez, je chatoie !
– Vite, dicte-nous comment intégrer un rebondissement aussi honteux dans le scénario tout en prenant ouvertement les gens pour des ragondins trépanés ! »

En l’occurrence OC, c’est toi le ragondin trépané pas le spectateur, d’ailleurs tu devrais lire le Parcours du Héros de Joseph Campbell, ça t’expliquerait sans doute le sens de ce qui te manque pour comprendre les films de Miller intellectuellement.

Pas de souci les enfants. Max bougonne un peu, a une vision de sa famille perdue qui lui dit en substance de se remuer le cul, et Max fonce donc rattraper les filles et Fifi qui viennent à peine de partir, pour les arrêter.

– Tu vois ! Bon, écoute, de l’eau il y en a… à Vilainville !«

Dans la salle, à cet instant, tout le monde retient sa respiration. Non ! Ils ne vont pas oser ?

Si.

« Il suffit donc ma petite Furiosa de prendre le camion et de partir en sens inverse pour conquérir Vilainville !
– Mais c’est une forteresse ? Et en plus, quid des trois convois que l’on fuyait depuis le début du film ?
– Moi je dis, ils sont prenables. On arrive en sens inverse, on les tue tous et on gagne !«

Ce rebondissement est l’un des pires que j’ai jamais vus. J’en ai vu des merdes. Mais le coup du mec qui dit ouais allez nan, en fait les 2 heures du film c’était cool mais on va le refaire à l’envers, je… Diego ? Diego, va voler des singes au zoo de Beauval, vite. J’ai besoin de main d’oeuvre pour jeter du caca sur l’écran.

Et non, je ne déconne pas. Ils le font vraiment (pas les singes, les scénaristes. Enfin les singes aussi. Ah, vous m’embrouillez).

Le film se poursuit donc alors que le camion, avec désormais Furiosa, les filles, Fifi, Max et les mamies reloues (car elles le sont) fonce donc en sens inverse. Immortan Joe, qui se faisait chier au soleil au bord de route avec tout son convoi (mais qu’est-ce qu’ils foutaient là s’ils ne poursuivaient plus ? Ils bronzaient ? C’était opérationtan your albinos ?), ainsi que les convois de ses alliés qui eux aussi n’avaient que ça à faire, décide donc de partir à leur poursuite. Ho ben ça alors !

Ils faisaient ce que tu as reproché au film de ne pas faire avant, ils ont perdu leur s traces à cause du sable, des vents et de l’immensité du désert (qui n’a ici rien à voir avec une piste, pourtant Miller a même fait l’effort de te montrer les dunes de sables, mais apparemment, ya rien qui fonctionne niveau cortex réalité quand le paramètre mauvaise foi de connard (odieux) est enclenché). Donc ils les cherchent et bref, ya encore une fois pas plus d’incohérences que de beurre en broche. INCOHERENCE DEBOUTEE.

C’est donc parti pour la poursuite finale. Qui traverse tous les décors que nous avons déjà vus, comme par exemple, le défilé de montagnes et son arche. La roche qui avait explosé pour envoyer plein de trucs boucher l’arche ? Elle est à nouveau intacte ! Les pilons qui encombraient le défilé ? Hé ben je peux vous dire que quand les hommes de Joe déblaient, ils déblaient : il n’y a même plus un caillou par terre ! C’est magique.

Au cas où , et puisque tu n’as pas suivi le film, l’explosion s’est passé au-dessus de l’arche, c’est pas l’arche qui est tombé. Deuxio, oui, on voit les rochers sur les côtés, rassemblés par les hommes de Joe sans doute, et pour le reste, ce qui restaient sur la terre, a surement dû être déblayé par les beatnicks à moto que Miller nous montre revenus sur le haut de leur montage, donc encore une fois, c’est pas magique, c’est logique, tu sais le truc qui te fait défaut à chaque spoiler. INCOHERENCE DEBOUTEE

S’ensuit donc une longue, trèèèès longue séquence de baston durant laquelle on peut constater que Mad Max a beau se promener partout sur le camion, ou courir d’un véhicule à un autre dès qu’il y en a à portée, même quand il est debout, immobile et avec douze voitures avec mitrailleuses derrière-lui, on ne lui tire pas dessus. Ah non, ils n’essaient même pas, hein ! On voit juste les figurants qui le regardent, c’est vous dire le niveau. Par conséquent, à part un carreau d’arbalète qui lui traverse la main et se plante dans son front, Mad Max n’a rien et peut péter des gueules dans la joie et la bonne humeur. Voilà. Comme ça. Hop.

Sauf que bougre de con qui réfléchit pas plus loin que le bout de son nez, les hommes de Joe, connaissent Max, il est précieux pour eux, ils n’ont donc aucun intérêt à tuer leur poche de transmission sanguine magique. Par contre, si tu as suivi le film, les seuls qui attaquent max pour le tuer sont les hommes de Jean-Jacques et ce qui doit rester de ceux du Meunier, car eux n’ont peut-être pas été mis au courant du fait que Max est donneur universel, donc hyper ultra précieux donc évidemment que les War Boys ne tentent pas de le tuer, concon que tu es. INCOHERENCE DEBOUTEE

Furiosa manque aussi de mourir mais haha ! C’est sans compter sur Max qui est, je vous le rappelle, donneur de sang universel, et aidé du tube qu’il avait sur lui et que Fifi avait utilisé pour le pomper, il donne de son sang à la belle qui du coup, évite de peu un rencard avec la faucheuse ! Le don de sang, c’est facile en fait. Tout le monde peut donc rentrer à Villainville, où il ne restait en tout et pour tout que… deux gardes.

Ah oui. C’est un peu con, du coup, n’importe qui pouvait prendre le contrôle de la ville en l’absence de Joe. Finalement, j’aurais été le Meunier du Moulin à Balles ou Jean-Jacques de Pétro-City, j’aurais attaqué ici au lieu de passer trois plombes dans le désert à courser un camion pourri qui ne m’intéressait même pas. Enfin, hein, chacun ses objectifs. Devenir le roi local ou participer à un film mal branlé.

Furiosa est donc acclamée par les clochards de Vilainville lorsqu’elle arrive, et les deux derniers gardes sont forcés de se rendre. Surtout quand nos héros brandissent la dépouille d’Immortan Joe (ils sont rentrés avec sa voiture, puisque Fifi s’est sacrifié avec le camion) pour montrer que non, il n’était pas immortel, en fait. Cela fait, ils montent dans ses appartement, libèrent ceux qu’il y a à libérer, activent les manettes et l’eau se met à couler à flots pour tout le monde, et Vilainville devient Gentilville. Formidab’

LE camion intéresse les trois puisque c’est un triumvirat dont les ressources dépendent les uns des autres (c’est aussi une critique du capitalisme, mais ça je le laisse de côté, tu as déjà du mal avec le premier degré visible, alors on va pas s’étendre sur le sens symbolique en plus). Et quand bien même, il resterait plus de garde que ça, Max et Furiosa ont tué tous les potentes, de ce fait, ils sont appelés à règner, et même avec plusieurs gardes en plus, les combats s’arrêtent, tu devrais le savoir, étant apparemment prof d’histoire, quand Hitler est mort, demande toi si les allemands qui restaient dans les bunkers ne sont pas tirés, ou ont pas ouvert la porte aux alliés. Dans une logique tribale (ce qu’est MM FR), le tueur du roi devient roi, ya qu’à voir comment les gardes de l’ascenseur sont totalement perplexes sur ce qu’ils doivent faire. INCOHERENCE DEBOUTEE

Furiosa est heureuse. Elle cherche Max du regard, et l’aperçoit au milieu des prolos. Elle ne fait aucune remarque quant au fait que la maquilleuse a oublié de remettre la blessure de carreau d’arbalète sur le front de Max, qui est ainsi mystérieusement guéri (il a mis du mercurochrome, je suppose) et la salue brièvement avant de disparaître car c’est un poor, lonesome cowboy.

Et sur cet énième raté…

… FIN !

Encore une fois FAUX et archi faux. J’ai vu suffisamment de fois le film pour dire que tu racontes n’importes quoi, quand Max s’efface dans la foule, il a la blessure du carreau d’arbalète sur son front. Ce n’est donc pas non plus un raté, ni une incohérence, bref, encore une fois INCOHERENCE DEBOUTEE.

Pour info, oui je sais que l’Odieux Connard est de mauvaise foi, oui je sais que c’est le principe de son site, mais une fois, juste une fois, j’avais envie de donner une alternative de lecture, et de compréhension de ce qui se passe vraiment dans le film à tous les gens qui gobent benoitement les propos de l’OC comme si c’était parole d’Evangile et qui de ce fait se privent volontairement de voir un blockbuster différent et intelligent, dans lequel le cerveau et la foi en tant que spectateur sont tout le temps mis à contribution. Bref, détendez-vous, je sais que les haters fanboys du OC vont haïr, mais bon, haters gonna hate comme le dit la formule, pour les autres. Bonne lecture, et promis, ça sera ma première et unique « critique » de critique.

Repost 0
Published by LordGalean
commenter cet article

Présentation

  • : Fantasydo : Parce que l'Homme a encore le droit de rêver !
  • Fantasydo : Parce que l'Homme a encore le droit de rêver !
  • : Un regard d'analyse objective essentiellement sur le cinéma de genre et les blockbusters généralement américain mais pas toujours
  • Contact

Recherche

Liens