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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 18:49

Après la partie asiatique, c'est au tour du folklore mexicain d'être écaillé et revisité par Russel Mulcahy et son équipe.

La Saison 3 s'étant terminé sur la SPOILER SPOILER SPOILER mort de la si sympathique meilleure amie de Lydia (oui je balance pas le nom), et la "ressurection" de la Tante de la fille Argent, le spectateur se retrouve totalement perdu, surtout si il était attaché à l'une beaucoup et en même temps à l'autre aussi malgré son caractère pour le moins clivant. Décidément, ce pauvre Argent n'a pas de chance avec sa famille proche.

Scott et ses amis se retrouvent à devoir se battre contre une louve, et un cartel de chasseurs de loups-garous mexicains. Dans le même temps, de mystérieux Guerriers fauves en apparence immortels font leurs apparitions et compliquent grandement la donne du "wolfy gang".

Cette saison 4 a deux points forts indéniables, la mise en présence de deux antagonistes féminin porteuses d'extrêmement de charisme, ainsi que le développement d'une autre histoire d'amour inter-espèce en plus de celle de Scott. On notera aussi que pas mal de rôle secondaire sont étoffés dans cette nouvelle saison.

La série continue sur les traces de sa grande soeur Buffy contre les Vampires, et se positionne à nouveau comme la vaillante successeuse de la série du trio Kuzui brothers et Wheddon. Mulcahy qui réalise pas mal d'épisodes encore une fois, apporte son savoir-faire et c'est un réel plaisir de réalisation inventive et au cordeau.

Il paraît qu'une saison 5 a été aussi tournée, on espère qu'elle sera du niveau des précédentes, parce que croyez moi ou non, cette série est avec Buffy contre les Vampires, la meilleure des séries jeunesses sur l'adolescence, et les affres de cette période chez les jeunes.

A noter que des personnages qui avaient peu d'importance dans les précédentes saisons se voient dotés de développement profondément passionnant. Une série à ne vraiment pas rater si vous ne la connaissez pas, et que vous aimez le fantastique et les mythologies du monde.

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 19:19
Faits d'Ibère : Contretemps (Contratiempo)

Mon existence double de cinéphile et de cinéaste est entièrement dédié au cinéma, je vois le monde en cadre, je réfléchis la vie en image, j'entends des musiques dans ma tête dans les moments forts de ma vie, et je ressens des mouvements d'appareil pour sublimer l'ironie, le tragique, la drôlerie de tous ces moments d'existence. Bref, je ne vis que pour le cinéma, et le film l'Accusé que je me propose de chroniquer aujourd'hui est exactement ce que j'attendais de toute cette suite interrompue de film qui se suivent et se ressemblent fortement.

Il est d'une tristesse absolue qu'une pépite de cet acabit n'ait même pas eu les honneurs d'une sortie en salle quand on pense aux nombres de films pour le moins médiocres et impersonnels qui sortent sans arrêt sur nos écrans, peu importe leur nationalité, chaque nation ayant son lot de médiocrité.

Le film l'Accusé de Oriol Paulo n'est heureusement pas de cela, car force est de constater que parfois la VOD charrie aussi son lot de mauvais films. Mais là il n'en est rien, nous sommes face à ce que je pourrais appeler un chef d'oeuvre total si je n'avais pas peur des mots, et j'assume totalement chacun d'entre eux. Ce film espagnol, une fois de plus, force est encore de constater le génie vient encore et toujours des ibères est un thriller Hitchcokien de magnifique facture avec une ambiance à couper au couteau, un peu comme si Doyle, Christie, Dashiell Hammet ou encore Gaston Leroux s'était fait un crossover de talents pour écrire l'histoire ultime policière du whodunit, tout en renvoyant aux calendes Grecques tout ce qui avait été fait avant.

En partant d'une histoire toute simple qui pourrait même se résumer à un fait divers, un couple illégitime pour éviter un cerf sur une route percute une autre voiture et en tue le conducteur ; le réalisateur et scénariste Oriol Paulo dont c'est ici le deuxième film seulement tisse une histoire incroyablement fascinante de faux semblants. Le couple décide de faire disparaître le corps et la voiture du jeune homme accidenté, mais rattrapé par un maître chanteur, leur vie de rêve et de luxe se trouve menacée.

Je ne ferais pas d'analyse en profondeur du film car il me faudrait pour se faire déflorer l'intrigue, et même si une revision, voir deux ou trois sont possible, la première vision est essentielle pour ressentir la confusion dans laquelle le brillant scénariste et réalisateur souhaite nous plonger et nous entretenir jusqu'au tomber du rideau. Mais en revanche, il est fort possible que j'y revienne trés prochainement dans le cadre d'une analyse plus complète.

Je dirais juste que le héros, accusé à tort d'avoir tué sa maîtresse dans une pièce fermée de  l'intérieur (coucou Gaston Leroux) se retrouve confiné dans une chambre d'hôtel après que son avocat ait payé une trés forte somme pour une libération conditionnelle en attendant son procès pour meurtre. Son avocat engage un autre avocat spécialisé dans les affaires criminelles et ensemble ils essaient d'établir la défense d'Adrian Doria (le héros) en faisant bien attention à tous les détails de ce qui s'est passé. C'est un peu comme si Agatha Christie (puisque c'est une femme) s'accordait avec un de ses personnages pour lui établir un alibi en béton armé, face à une cour de Justice.

Faux huis-clos magnifiquement sublimé par la lumière du génial Xavi Gimenez, directeur de la photographie des excellents Darkness, The Machinist, La Secte sans nom, et du non moins génial Agora, le travail sur les ombres, les reflets, et l'ambiance rendent la tenstion encore plus palpable.

Et sur une musique trés inspirée de Fernando Velasquez, qui côtoie par instant le sublime du score d'un Bernard Herrmann, Oriol Paulo déroule son film comme on exécute une partition de musique, jusqu'à ce que de fil en aiguille, le spectateur comprenne qu'il y a là un contretemps, et que tout ce qu'on lui donne à voir peut aussi avoir son pendant, une autre vision, un autre point de vue. Et c'est ainsi que par points de vues changeant et successifs, le spectateur reconstitue le puzzle petit à petit, pouvant devancer les rebondissements soit par déduction, soit parce que contrairement à son héros, il n'est que spectateur de la cocote minute dans laquelle il est en train de bouillir et non acteur au milieu du pot-au-feu ; mais ça n'entâche en rien la vision du film, car il est toujours plus facile de réfléchir quand on est soit-même tranquillement dans son fauteuil, sans agression extérieure, sans sentiments de culpabilités et sans sentiments contradictoires qui s'entremêlent.

Un petit mot sur le cast incroyable de justesse, le moindre petit rôle est impeccable et participe à l'atmosphère pesante qui s'installe petit à petit. Mario Casas (qu'on retrouve aussi au cast des deux derniers Alex de la Iglesia) est impressionnant de maîtrise, incarnant à merveille son personnage de yuppie un peu lâche, et le reste ne démérite pas face à lui, notamment Ana Wagener en avocate du jeune homme. Un petit mot aussi sur les bonus présents sur le disque. Un making of et une featurette relativement intéressante sur le film. Mais bien sûr avec tout ce qui est bien, on aurait espéré bien plus.

Sortie en DVD et Bluray depuis le 16 août 2017. Edité par Koba films :  sa page Facebook.

Retrouvez ce film et bien d'autres dans les catégorieshttp://www.cinetrafic.fr/top-film-thriller et
http://www.cinetrafic.fr/top-film-psychologique.

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 17:53
Teen Wolf : Saison 3

La saison 3 s'ouvre sur le cliffhanger de la fin de la saison 2, à savoir une meute de loup alpha qui arrive à Beacon Hills. Pour contrer la menace, Derek et Scott se constitue une meute également, tandis que Scott devient un loup garou Alpha.

La saison 3 se découpe en deux parties, de 12 épisodes chacun, et on se retrouve donc à faire face à deux ennemis, tous deux trés différents, mais dont la perversité n'a d'égal que la sagacité. Sans trop en dévoiler, les personnages sont encore plus touchants dans leurs tentative de conciliation de leurs pouvoirs naissants, de leurs études et de leurs premiers émois, et pas mal de second couteaux prennent une place beaucoup plus importante et deviennent vraiment chers au spectateur.

La série continue son avancée progressiste avec des personnages féminins vraiment passionnants, dont une jeune fille asiatique trés intéressante, Stiles prend une tournure totalement inattendu, et le season finale de la Saison 3 voit partir un personnage tellement chouette, et revenir son pendant version plus âgée. Voilà tout ce que je peux dire sans trop spoiler ceux qui ne l'auraient pas encore vu.

La saison 3 dont plusieurs épisodes sont encore réalisés par l'excellent Russel Mulcahy s'éloigne totalement de son modèle, le film Teen Wolf pour y développer sa propre mythologie, et une mythologie des plus passionnantes car brassant des concepts de monstres et de protecteurs de différents continents, se rapprochant de plus en plus d'un Buffy de son temps (plusieurs scènes lorgnent d'ailleurs sur les excellentes scènes de rêve Lynchienne présente dans la série réalisée par Joss Wheddon. Franchement, on a vu pire comme comparaison, sachant que Buffy a été la série matrice de beaucoup de séries actuelles. Et la comparaison ne s'arrête pas là puisque la série se permet même de développer des personnages homosexuels et donc de traiter également les affres de leurs adolescences comme le lesbianisme en son temps dans Buffy.

Bonus : Les bonus, sont similaire à ceux de la saison 2 : petite featurette de 30 sec, bêtisier, scènes coupées, commentaires audios. On regrettera juste encore une fois l'absence de sous-titre des bonus, même petit point noir donc que pour la saison 2.

Sortie en DVD et Bluray le 28 Avril 2017. Edité par Medium Rare Entertainment.

Retrouvez ce film et bien d'autres dans les catégories - teen movies et autres films sur les ados et- les meilleures séries fantastiques US.

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 16:15
La Planète Sauvage

Il est des films qui recèlent en eux une telle vision prémonitoire de l'avenir que ça en devient limite effrayant : Brazil, Le Roi et L'Oiseau, Modern Times, Soleil Vert ou encore Minority Report. Le film la Planète sauvage de René Laloux est aussi de ceux-là.

Ce pamphlet, conte philosophique Voltairien, (Micromégas) aux élans Swiftien (on pense souvent au Voyage de Gulliver) nous narre l'histoire des Draags (sorte de reptilien illuminati omniscient et omnipotent ^^) qui élèvent des humains comme des animaux de compagnie, les Oms. Ils ont récupéré ces derniers sur la lointaine planète Terra et les traite avec la même attitude que nous traitons nous-mêmes parfois nos animaux d'élevages ou de compagnie. Adapté du roman de l'écrivain français Stefan Wul (l'auteur du fabuleux Niourk) "Oms en série", la planète sauvage écrit par René Laloux et Roland Topor raconte donc la relation de maître à esclave, puis petit à petit d'amis qui va s'instaurer entre une jeune Draags et un petit Oms. Et surtout la révolte qui va s'en suivre.

La vie des Draags est tournée vers la méditation et la connaissance, et leurs enfants apprennent tout ce qu'ils doivent savoir de serre-tête semblable à des casques de walkmans et contenant l'intégralité du savoir des Draags. Un jour des petits Draags s'amusent et tuent une femelle Oms, laissant son enfant, irrémédiablement seul. Une des enfants Draags, la jeune Tiwa récupère le petit rescapé et le prénomme "Terr". Elle l'aime comme on aime un hamster ou un lapin dans une cage, et petit à petit cette relation se mue en amitié réciproque, car Tiwa ne grandissant pas à la même vitesse que Terr, reste une adolescente quand ce dernier en devient un à son tour. Terr est ainsi souvent présent lors des apprentisages de Tiwa avec le serre tête, et suit ses cours, devenant à son tour intelligent autant que les Draags, voire même plus, puisqu'il utilise souvent le serre tête seul. Le père de Tiwa s'en aperçoit et ordonne à sa fille de ne plus laisser Terr suivre ses leçons de connaissance. Terr se muant en Prométhée moderne, vole un jour le serre tête de la connaissance et s'enfuit du palais.

La suite de ce passionnant film ne vous sera pas spoilé. J'espère que ce petit avant-goût vous donnera envie de découvrir ce film, surtout quand on voit à quel point son discours, résonne et raisonne avec le traitement que nous faisons subir à des animaux que nous jugeons inférieur à nous pour une différence d'intelligence. En ces temps où le Veganisme (mouvement écologiste et humain qui refuse toute forme d'exploitation animale en plus de la non consommation de produits animaux) prend un essor assez important dans nos sociétés, peut-être même déterminant, le film questionne pas mal certains des sujets qui nous préoccupent actuellement.

La grande force de ce film outre son message humaniste et écologiste, c'est le grand soin avec lequel il a été réalisé, témoin d'une époque où la SF française n'était pas juste un concept vague, aujourd'hui pas mal oublié à de rares exceptions, mais pratiquement le coeur de lance de la littérature et donc du cinéma qui en découlait. Je remercie d'ailleurs le distributeur du film pour la qualité du master du Bluray, le fait que l'exemplaire soit un vrai bluray du commerce, et pour la quantité importante de bonus passionnants, dont les 3 premiers court-métrages du duo Topor-Laloux.

Ce la planète sauvage ne faisant pas exception, puisque basé sur les dessins de Roland Topor et animé dans les studios d'animation Jiri Trnka de Kratky Film à Prague selon la technique du papier découpé. Il en résulte un sentiment étrange, laconique, pesant et enjoué à la fois, en tout les cas un "must have see" (immanquable) pour n'importe quel cinéphile qui se respecte.

Sortie en DVD et Bluray depuis le 7 juin 2017. Edité par Arte : sa page facebook et son site.

Retrouvez ce film et bien d'autres dans les catégories - animation et - sf et films d'anticipation.

 

 

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 12:55
Teen Wolf : Saison 2

Une fois les personnages, l'ambiance, et le contexte de la série présentée et développée dans la première saison, et l'antagoniste loup-garou Alpha défait (et plutôt brutalement quand on voit le sort qui lui a été réservé), la série peut se permettre de positionner un autre antagoniste, un antagoniste double même, puisqu'elle change le rapport, et le méchant se retrouve être le grand-père de Allisson appuyant le fait que contrairement aux loup-garous qui se cooptent, les Argent sont chasseur de loups-garous de père en fils, voire en fille si on regarde le rapport de chasseuses pour un chasseur dans la famille. Le grand-père de Allisson n'a qu'un objectif en tête c'est d'éliminer tous les loups-garous, les vieux comme les jeunes, et si le père de Allisson est devenu un allié par la découverte de la relation entre Scott et sa fille, ce nouveau patriarche se retrouve être une plus grande gêne pour le groupe, aussi bien humain que loups-garous.

On n'en dévoilera pas trop pour ne pas gâcher le plaisir, mais cette seconde saison est encore bien meilleure que la première, car la mythologie des loups-garous se dessinent petit à petit, des personnages font leurs apparitions avec leurs lots de coups de théâtre, et les alliés et les rivaux redoublent d'efforts pour se nuire l'un l'autre. La relation entre Allisson et Scott subit quelques écueils et le personnage de Stiles, ainsi que Lydia et Jackson se développe un peu plus.

Au final, cette seconde saison et son climax étourdissant achève de faire de Teen Wolf une série à suivre, et surtout une série dans le prolongement intelligent de la série Buffy en son temps. Teen Wolf continue à décrire les métamorphoses et les transformations du corps et du cerveau adolescent, le tout dans un superbe écrin de série fantastique et action.

On a qu'une envie c'est de découvrir la saison 3 et 4.

Bonus : Les bonus, sont similaire à ceux de la saison 1 : petite featurette de 30 sec, bêtisier, scènes coupées, commentaires audios. On regrettera juste encore une fois l'absence de sous-titre des bonus, même petit point noir donc que pour la saison 2.

Sortie en DVD et Bluray le 28 Avril 2017. Edité par Medium Rare Entertainment.

Retrouvez-cette série et bien d'autres dans les catégories http://www.cinetrafic.fr/meilleures-series et
http://www.cinetrafic.fr/top-100-serie.

 
 

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 12:00
Teen Wolf : Saison 1

La série Teen Wolf est adaptée du sympathique film éponyme de 1985 réalisé par Rod Daniel, avec Michael J Fox dans le rôle titre, film qui sera suivi d'une suite en 1987, Teen Wolf 2 mais sans J Fox, remplacé par Jason Bateman dans le rôle de Todd Howard, le cousin de Scott. La série Teen Wolf créée, scénarisée et produite par jeff Davis, et produite également par Russel Mulcahy (Highlander), fait elle-même suite à une série en dessin animé (Les Ptits Loups Garous").

Débutée en 2011 sur MTV, la série est réalisée par Russel Mulcahy, Tim Andrew et Toby Wilkins. Russel Mulcahy en signe d'ailleurs le pilote, et pas mal d'épisodes de la saison 1 et 2.

La grande force de la série est d'utiliser la figure mythologique séculaire du Loup Garou comme métaphore de l'adolescence. Un peu comme le faisait le film éponyme, si ce n'est que la série elle adopte une tonalité plus sombre, alors que le film de 1987 était une comédie. Ainsi cette image permet de traiter aussi bien les affres de l'adolescence (corps qui change, pulsions dont sexuelles mais pas seulement) que de poser les bases d'un bestaire et de personnages tous plus intéressants et attachants les uns que les autres.

La saison 1 nous présente les héros, Scott et son "sidekick" et ami Styles en train de chercher un corps sur lequel le père de Styles enquête. Scott se retrouve à se faire mordre par un loup-garou qui l'attaque dans les bois et son corps commence à changer suite à cette attaque. Dans le courant de la saison, une jeune fille arrive à l'école, une nouvelle, Allisson Argent et elle s'éprend de Scott, mais sa famille cache un terrible secret que Scott apprendra à ses dépends.

Scott rencontre aussi Derek, un autre loup garou qui deviendra son mentor et ami. Et Scott se fait un antagoniste en la personne de Jackson, le beau capitaine de l'équipe de Crosse, auquel Scott finira par voler le statut de capitaine. Scott et ses amis se retrouve bientôt aux prises avec une nouvelle menace, un loup garou Alpha, celui-là même qui l'a mordu et dont la mort pourrait sceller la fin des pouvoirs de Scott et son retour à une vie normale.

La série tout en rendant hommage à des films comme Stand by me de Rob Reiner, se permet le luxe de titiller le côté social d'une série comme Buffy, et en développant un réseau de personnages passionnants, joués par des acteurs ultra convainquants dans le plus petit rôle s'affirme comme une série à suivre. Le mythe du loup-garou est pour Jeff Davis l'occasion d'aborder les travers de l'adolescence, les problèmes du lycée, les premiers amours, conflits et on en passe. Cette saison 1 alterne moments ultras rythmés, révélations en cascades et atmosphère pesante à mi-chemin entre le film d'horreur, et la teen movie. Cette série est aussi l'occasion de donner aux personnages féminins des rôles forts, absolument trés éloignés des "women in fridge" et autres demoiselles en détresses dont on a l'habitude dans ce genre de productions pour adolescentes et adolescents. Ainsi que ce soit la mère de Scott qui élève seul son fils, la mère d'Allisson, sa tante Kate, Allisson, ou Lydia (la copine d'Allisson), tous les personnages féminins ne se résument pas nécessairement à un archétype, et font preuves d'énormément d'affirmations d'elle-même, et même si leurs histoires d'amours avec les garçons est partie prenante de la saison 1, elles ne se résument absolument pas à en être juste le love interest. A noter aussi que le meilleur ami de Jackson est homosexuel et que son traitement est trés subtil, bien loin du cliché de la folle queer, et non seulement ça, mais sa sexualité est acceptée par tous dans le collège. Teen Wolf est donc une série progressiste, bien loin du ramassis d'idioties qu'on peut en lire sur le net, venant de gens qui ne savent pas analyser des images dans leurs globalités.

Par ces scénarios intelligents, construits et développés, et son refus de se limiter uniquement à un folklore passéiste, Teen Wolf, réussit l'exploit de faire du loup-garou, une figure quasiment aussi mythique et passionnante que ne l'avait fait Joss Whedon pour le mythe du vampire, en lui donnant en plus cette sensation de renouvellement totale de la dite figure. Il est difficile de résumer cette saison 1, mais la saison 2 s'avère encore plus passionnante à suivre, en espérant que cette petite critico-analyse vous aura donné envie de sauter le pas, et de rejoindre Scott et ses amis.

Bonus : Les bonus, sont divers et variés, allant de la petite featurette de 30 sec, au bêtisier, scènes coupées, en passant par des commentaires audios. On regrettera juste l'absence de sous-titre des bonus mais c'est vraiment le seul point noir qu'on peut donner à ce bluray de la saison 1.

Sortie en DVD et Bluray le 28 Avril 2017. Edité par Medium Rare Entertainment.

Retrouvez-cette série et bien d'autres dans les catégories - http://www.cinetrafic.fr/meilleures-series et
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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 10:17
Kévin Fête : Christmas Town Invasion

Pour le premier papier de 2017 sur mon blog, on va s'intéresser aux kings des mashup, le génialissime Antonio Maria Da Silva, AMDS pour les intimes, que j'ai le plaisir de connaitre depuis quasiment ses débuts sur le net. C'est toujours émouvant de suivre la carrière d'un créatif depuis ses débuts, parce qu'on le voit, progresser, s'améliorer, parfois même échouer, mais en ce qui concerne AMDS, l'échec n'est pas encore à l'ordre du jour, puisque esthétiquement, émotionnellement et narrativement il repousse encore une fois les limites du mashup traditionnel.

Dans ce nouvel opus, "Kevin's Fate : Christmas Town Invasion", visible à cette adresse, https://vimeo.com/196548578, ADMS fait suite à sa thématique des boogeymen et d'Halloween, mais en faisant cette-fois ci un crossover particulièrement savoureux entre des créatures purements noelienne, et un Jason égaré, qui fait tâche dans le décor, et qui finira d'ailleurs par être purement et simplement évacué par l'univers en question. AMDS choisit aussi cette fois de nous montrer le combat du seul point de vue des protagonistes et excusez-du peu : Kévin de "Home Alone" qui donne son nom au projet, John Mc Clane tout droit rescapé des 2 premiers Die Hard, et rien moins que le Grinch.

Pour les forces antagonistes, on retrouve donc Jason en grande forme, mais aussi les martiens de Mars Attack, les Gremlins, la créature Païenne de Krampus (sortie cette année chez nous en mai 2016), des méchants loups, un lion, et j'en passe. Le gros du mashup se concentre sur une relecture narrative entre Home Alone et Krampus, et voit le petit Kévin Mc Calister rivaliser d'ingéniosité pour se débarrasser des méchants qui tentent d'investir sa maison. Le film s'ouvre sur Kévin, seul chez lui qui regarde la télé et zappe. Passé l'amusant clin d'oeil à la mort de George Michael, il zappe sur le Grinch le dessin animé à la télé, et c'est là qu'AMDS va lui aussi rivaliser d'ingéniosité, car sitôt passé le petit carton habituel de présentation de l'univers, il fait rien moins que correspondre la descente du Grinch dans le dessin animé, avec la descente réel du Grinch réel par la cheminée en flou derrière l'épaule de Kévin? Puis le Grinch animé adresse un sourire de connivence au Grinch réel qui le lui rend et la grimace devient méchante, et le Grinch réel intime au Grinch animé de ne pas le faire repérer. Ainsi, le 4eme mur est brisé et cette mise en abyme est à l'aune de tout ce qui va suivre. C'est une idée simple mais géniale en soi, et auquel il fallait clairement penser.

On imagine à grand peine le nombre d'heures de travail pour "enneiger" tous les plans de films qui n'en comporte pas toujours, et surtout pour découper patiemment photogramme par photogramme les différentes images des reflets, et autres partage de cadre.

Je vais essayer de ne pas trop en dévoiler pour vous donner envie de voir le film quand même, mais l'idée maitresse est une lutte entre de bons éléments et des mauvais, au sein même de leurs castes respectives. Par exemple, le Grinch qui est un méchant est ici beaucoup plus ambigue ("Nice Kids"), les loups eux-mêmes se subdivisent en deux catégories, les loups gris et noirs, qui sont méchants, et un loup blanc qui m'a fortement rappelé le proverbe indien des deux loups dans le coeur de l'homme. Mais même les méchants loups finiront par se débarasser du mal absolu que représente le boogeymen, et ce même si ils vont aussi mettre en péril les héros. L'intérêt principal est de voir la maison comme un havre inviolable, alors que la haine et la violence se déchaîne à l'extérieur du monde, et progressivement cette violence et cette haine vont tenter de prendre le pas sur l'intérieur du petit Kévin. Cette invasion va d'ailleurs avoir lieu lorsque Kévin crie "Mom", abandonné de son seul rempart contre l'horreur du monde et c'est ce mot qui va déclencher la venue des monstres.

La fin reprend l'idée d'un film de bien belle manière, avec le même effet et la même chute donc, et le clin d'oeil est amusant. Et restez jusqu'au bout du générique pour une scène bonus proprement hilarante.

Bref, si vous êtes cloué au lit comme moi en cet instant, et/ou que vous n'avez rien à faire de plus enrichissant de votre journée, je vous conseille ardemment de vous précipiter sur ce petit bijou de mashup, en attendant le prochain sur lequel AMDS travaille déjà et qui serait *bruit de couloirs*, un mashup sur une galaxie trés trés lointaine.... Voilà je vous souhaite un bon visionnage à présent, et une bonne année, et puis contrairement à moi, une bonne santé ^^ et n'hésitez pas à laisser un commentaire si vous voulez discuter du film ou de Antonio Maria Da Silva.

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 11:21
Des Mythes au Logis

Cette fois-ci, la critique va porter sur une anthologie de documentaire sur les grands Mythes grec, collection portée par Arte+, qui offre une trés belle perspective de culture entertainment pour les plus petits et les plus grands.

Cette collection, qui regroupe 5 DVD de 4 épisodes chacun se propose de traiter des histoires de 20 des dieux de la mythologie grecque. Réalisée par Sylvain Bergère et initiée par François Busnel, dans une conception graphique de Juliette Garcias, cette anthologie narre par le début, l'histoire de la mythologie grecque, sous forme de dessin animé ludique et stimulant. Attention, j'arrête tout de suite, ceux qui s'imaginent avoir droit à un Ulysse 31 version mythologie grecque fidèle. Non, certes, l'oeuvre est trés fidèle à la mythologie grecque, mais le dessin animé se résume à des zooms dans des oeuvres réelles (peintures, sculptures, vase et autres objets), ou à des dessins fixes, en animation 2D ou en silhouettes découpées en ombres, type "Prince et Princesse" de Michel Ocelot.

Si vous souhaitiez un objet ludique et animé façon Ulysse 31 ou les Chevaliers du Zodiaque, alors passez votre chemin, mais si vous souhaitez des dessins artistiques, qui agrémentent un propos avec une voix off style Arte, c'est à dire lente mais habitée, alors précipitez-vous sur ce petit coffret, car c'est un coffret à posséder pour tout passionné de mythologie.

Chaque épisode dure une 20 taines de minutes, et parfois certains épisodes se recoupent avec d'autres qu'on a abordé plus succintement avant. C'est donc une oeuvre trés complète, qui s'adresse à tous et toutes, peu importe l'âge.

On regrette toutefois l'absence total de bonus autour de l'oeuvre, car il aurait été passionnant d'en apprendre un peu plus, même si le site d'arte, propose une interview du créateur qui aide bien à s'imaginer le pourquoi et le comment d'une telle entreprise. Mais on aurait pas craché sur un joli commentaire audio ou un beau making-of pour les plus passionnés des a-coté d'une oeuvre cinématographique, quelle quelle soit.

En l'état, le produit est tout à fait acceptable, et vous aurez pas moins de 8heures de récit mythologique à vous mettre sous la dent pour rattraper vos lacunes ou simplement rêver et frissonner un peu avec nos mythologies européennes, dont découle quasiment toute la littérature française et les super héros de comics et sérials actuels.

Edité par Arte, sortie en coffret DVD depuis le 9 novembre 2016) : sa page facebook et son site.

Retrouvez-ce film, et bien d'autre dans les catégories  http://www.cinetrafic.fr/film-2017 et
tous les films à découvrir.

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 14:32
le Bon Gros Géant : Critique simple

Steven Spielberg est un réalisateur atypique et caméléon qui ne cesse d'étonner son public. Refusant catégoriquement comme son comparse Robert Zemeckis de se laisser enfermer dans un seul genre, il est capable de faire des bonds de géant et passer d'un film d'espionnage sur fond de guerre froide à une histoire pour enfants renouant avec la poésie et l'onirisme d'un E.T, mais en en occultant la partie tragique (quoique). C'est de ce dernier dont nous allons traiter d'ailleurs, le Bon Gros Géant, adapté du roman éponyme de Roald Dahl, écrivain anglais immense pour la jeunesse mais pas seulement, à qui on doit entre autre les romans, Mathilda, Charlie et la chocolaterie, ou encore Sacrées Sorcières, tout trois déjà adaptés au cinéma.

Il n'est nul besoin de rappeler à quel point l'univers du romancier anglais est cinématographique, tant chacune de ses oeuvres ou presque a eu une adaptation pour le grand ou le petit écran, que ce soit Burton, Mel Stuart, Wes Anderson, Nicolas Roeg ou Danny de Vito, chacun de ces réalisateurs pourtant très différent a su concilier son propre univers avec celui de Dahl. Et c'est évidemment encore une fois le cas de Spielberg avec le Bon Gros Géant (que nous nommerons le BGG ou le BFG pour des raisons de clarté), puisque ce dernier est allé chercher et le mot est faible, tirer de sa retraite serait plus juste, la plus Sophie des scénaristes, Melissa Mathison, à qui on doit le génialissime, cultissime et générationnel E.T du même Steven Spielberg. On doit à cette dernière, outre le sublime E.T, le merveilleux L'indien du placard de Frank Oz (Yoda pour les intimes), le sympathique l'Etalon Noir, le rigolo "Kick the Can" volet du film la 4eme Dimension de Steven Spielberg, et l'excellent Kundun de Martin Scorsese, et c'est tout.

Son dernier scénario écrit date de 1997, donc Spielberg est venu tirer la dame, ex-madame Ford de 20 ans de "sommeil" pour lui demander l'impossible à savoir adapter le Bon Gros Géant, pour lui. Il existe un téléfilm anglais trés distrayant, mais c'est un film d'animation et qui date de 1989 par ailleurs. Le BGG de Spielberg lui est sorti l'an dernier, et pour traduire l'immense talent de dessinateur de Blake à l'écran, Spielberg a utilisé le must de la technologie actuelle à savoir la Performance Capture ou cinéma virtuel pour rendre au mieux l'humanité qui se dégage des illustrations de Quentin Blake (grand ami de Roald Dahl et illustrateur de la plupart de ses couvertures et dessins encartés dans les livres de poche de l'auteur) et l'âme de ses personnages.

Petit rappel en quelques lignes du procédé de Performance Capture, l'idée maîtresse étant de rendre aux comédiens, la possibilité de jouer leur scène comme au théâtre, sans être interrompu, sans être gêné par un problème technique, une coupe de son ou de lumière, ou un imprévu de tournage et le tout avec les indications du réalisateur en quasi direct, et pour les plus audacieux des réals, la possibilité de pré-filmer le résultat en temps réel quasiment avec des personnages en fil de fer. Les comédiens sont donc harnachés dans une combinaison couverte de capteurs, et ont des capteurs sur tout le visage et une petite caméra qui filme leur visage. Certes le procédé est un peu difficile à porter au début, mais une fois la magie de la fiction opérante, ça n'est pas plus handicapant qu'un masque de Commedia ou un nez rouge de clown, et surtout ça permet aux comédiens et aux comédiennes de véritablement s'investir dans le personnage, de devenir le personnage, de s'incarner même, tant l'âme des comédiens va entrer en fusion avec le résultat final qui sera supervisé par des techniciens CGI qui vont recouvrir les fils de fer d'un masque numérique en animation, masque qui au contraire du full CGI gardera trace du jeu et de l'expression du regard des comédiens et comédiennes. N'importe quel comédien ou comédienne normalement constitué, et habitué au théâtre ne rêve que d'une seule chose, un tournage en performance capture, dans les conditions quasi direct du théâtre.

Le procédé choisi par Spielberg et expérimenté avec son Tintin, a pour lui de permettre aux comédiens d'incarner, l'incarnable. Ainsi, Katherine Turner est devenu une maison pour le fantastique Monster House de Gil Kenan, Benedict Cumberbatch un dragon pour la non moins fantastique trilogie du Hobbit de Peter Jackson, et le facétieux Mark Rylance du pont des espions, devient un géant de 7 mètres de haut pour Spielberg, tandis que Bil Hader, lui devient un géant de 9 mètres de haut antagoniste du pauvre BGG.

La partie technique étant précisé, on va pouvoir attaquer le gros de l'analyse. Spielberg réalise pour certains un film mineur, pour d'autres un navet, pour d'autres encore dont fait parti votre serviteur, un pur chef d'oeuvre qui n'a rien à envier aux films qui sortent sans cesse sur nos écrans. Déjà un point sur lequel tout le monde sera d'accord ou presque, Mark Rylance compose un parfait BGG, et même la voix française du géant, le sympathique Danny Boon n'est pas en reste, tant son interprétation vocale colle à merveille au personnage de Dahl et Spielberg, et tant on ne reconnait pas une seule intonation de l'acteur, entièrement voué à son rôle, incarner le personnage du roman ce dont il se sort à merveille, tour à tour triste, émouvant, drôle, irritant même, mais toujours impeccablement juste. La petite Ruby Barnhil, révélation du film est elle aussi excellente, et chacune de ses mimiques est un plaisir pour le spectateur attendri. Aucun comédien ou comédienne du film ne démérite d'ailleurs, et le tout est comme d'habitude merveilleusement accompagné par la musique de l'alter ego musical du réalisateur, le fidèle John Williams, qui compose un thème pour le géant, chantable, virevoltant, à tomber, comme toujours chez Williams. Le montage n'est pas en reste, puisqu'il est encore une fois assuré par le génial Michael Kahn, dont c'est le deuxième film monté entièrement sur station numérique (le premier étant Tintin), car oui il faut savoir que Kahn est un des derniers monteurs qui monte encore directement la pellicule sur Moviola, et le passage de Spielberg au cinéma virtuel l'a un peu contraint à passer au montage numérique mais il s'en sort parfaitement bien, gérant toujours aussi bien les transitions Spielbergienne et les moments de tensions ou au contraire de vivacité de l'histoire.

L'histoire en quelques mots est celle de Sophie, petite fille orpheline qui vit dans un orphelinat et dont la rencontre avec le BGG va bouleverser sa vie et la transformer à jamais. Nous sommes en plein dans le conte initiatique, fer de lance des bouquins de Roald Dahl, et Spielberg depuis E.T, maîtrise le conte initiatique, comme personne, d'où la présence de Melissa Mathison au scénario. Mais le BGG n'est pas seulement un film Dahlien, puisque c'est l'occasion pour Spielberg de parler de nombres de ses thématiques personnelles, tout en illustrant ses idées par ses marottes visuelles, (reflet, cadre dans le cadre, plan Spielbergien en veux-tu en voilà), bref c'est un véritable festival de ce côté là, et il va même jusqu'à se personnifier sous les traits du géants semeurs de rêve, car qui est Spielberg sinon un géant qui vient apporter du rêve par sa compagnie (Dreamworks, littéralement l'usine à rêves) et sa réalisation inspirée. Impossible d'ailleurs de ne pas voir les passages de fabrication des rêves, comme une métaphore du montage ou de la réalisation d'un film, au point que même Canal + s'en est inspiré pour sa nouvelle pub.

Au final, on se retrouve avec un merveilleux petit film pour enfants, qui en plus d'avoir le bon goût de ne pas les prendre pour des cons, a l'intelligence de s'adresser à eux en futur adulte, en abordant des thèmes divers et variés comme le harcèlement, la guerre, la mort, etc... J'aurais aimé pouvoir traité plus avant le film, mais ce sera pour une prochaine fois, car cette critique ne fait pas partie de mes critiques analyses mais est en réponse à la réception du bluray pour le site cinetrafic.

Je m'épancherais plus avant sur le film dès que j'en ai le temps pour vous apporter une analyse plus fouillée, plus approfondie et je l'espère la plus exhaustive possible. 

Sortie du DVD ou blu-ray le 1er décembre 2016 et le site du distributeur Metropolitan Filmexport.

Retrouvez ce film dans les catégories http://www.cinetrafic.fr/film-2017 et
http://www.cinetrafic.fr/liste-film/2308/1/les-films-fantastiques-pour-enfants

 

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 09:45
Kenshin 2

Le premier opus de la trilogie Kenshin l'assassin, réalisé déjà de main de maître par Keishi Otomo avait fait l'objet d'une chronique dans ces pages. C'est donc avec plaisir qu'une chronique prend naissance sur sa suite : Kenshin Kyoto Inferno.

Dans ce second film, nous retrouvons tous les personnages du premier et pas mal de nouveaux, que ce soit Kaoru, Kenshin, le lieutenant de police Takeda, Megumi, ou le sidekick Kanosuke. L'histoire prend place juste après la fin du Shogunat, et dans ce contexte troublé, nous découvrons un nouveau personnage, l'assassin Makoto Sishio, impeccablement interprété par Tatsuya Fujiwara qui donne ici vie à un personnage trouble, qui apitoie autant qu'il rebute. Une sorte de décalque négatif de Kenshin, sauf que son parcours est compréhensible, vu qu'il a été trahi par les siens, et laissé pour mort sur le champ de bataille. Il revient quasiment d'entre les morts avec l'envie manifeste de se venger de ceux qui l'ont trahi.

Il organise pour cela une traque avec bon nombre de voyous qu'il recrute, le tout chapeauté par un trafiquant d'opium et décide après l'attaque dévastatrice d'un poste de police de s'attaquer directement à l'empire. Kenshin se retrouve à devoir le combattre pour le bien de son ami Takeda, et parce que son propre avenir personnel est menacé par lui.

A ce dilemme s'ajoute en plus un mystérieux tueur qui vient pour éliminer Kenshin, et une dizaines de tueurs parmi les meilleures lames du Japon.

Keishi Otomo, réussit l'exploit de réaliser un opus 2 bien meilleur que le premier, certes c'est souvent le cas dans l'histoire du cinéma, mais pas tant que ça quand on y réfléchit bien. Le réalisateur est bien aidé en cela par le spectateur qui retrouve des personnages bien lisible et clair, qu'il connait depuis déjà un film, donc l'exposition n'est pas nécessaire pour impliquer à nouveau le spectateur dans le récit, parce qu'elle a été excellemment bien faite dans le premier opus.

Ce deuxième opus s'achève sans s'achever, puisqu'un troisième opus existe qui conclut l'aventure de Kenshin. En espérant pouvoir également chroniquer cet opus final de la trilogie Kenshin pour voir de visu si Keishi Otomo a su conclure l'intrigue du film et toutes les sous-intrigues avancées (et elles sont nombreuses). Mais nul doute que si le résultat est à la hauteur de Kenshin le vagabond ou de Kenshin Kyoto Inferno, on devrait encore avoir droit à du très bon cinéma de sabre. Basé sur la série de manga de Nobuhiro Watsuki, Rurouni Kenshin.

Sortie en DVD et bluray le 20 juillet 2016. Edité par Metropolitan Filmexport.

Retrouvez ce film dans la catégorie - le cinéma d'action se porte bien en 2016 et - les autres films de sabre et d'arts martiaux sont à voir ici.

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