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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 22:44
Le Ca, l'émoi et les Sur-moi

"Conceptuellement, le Ça représente la partie pulsionnelle de la psyché humaine, il ne connaît ni normes (interdits ou exigences), ni réalité (temps ou espace) et n'est régi que par le seul principe de plaisir, satisfaction immédiate et inconditionnelle de besoins biologiques. C'est donc le centre des pulsions, des envies qui constituent l'énergie psychique de l'individu. Le Ça est une instance entièrement inconsciente. C'est l'instance dominante chez un nourrisson qui ne fait pas la part entre réel et imaginaire et a un sentiment de toute-puissance.

Il se heurte le plus souvent, et le plus violemment, au Surmoi qui est le centre des normes imposées (par l'extérieur, la société, la déontologie...), des interdits. Le Surmoi interdit la satisfaction des pulsions du Ça et les refoule.

Cette lutte intérieure génère des conflits qui s'extériorisent par le Moi, le résultat devenu conscient et en contact avec l'extérieur".

Je vous rassure tout de suite amis lecteurs, et lectrices, on ne va pas parler psychologie Freudienne, dans cette critique, enfin pas trop. Déjà parce que j'ai pas les compétences en psychologie pour CA, mais surtout parce que ce n'est qu'une manière de mettre en exergue que le film de Andrès Muschietti tiré du roman éponyme de Stephen King est bien plus un film psychologique initiatique qu'un réel film d'horreur à la Conjuring, n'en déplaise à la critique, à la promo du film, ou au 23 jump scare et quelques présents dans le film.

" C’est la partie la plus obscure, la plus impénétrable de notre personnalité. [Lieu de] Chaos, marmite pleine d’émotions bouillonnantes. Il s’emplit d’énergie, à partir des pulsions, mais sans témoigner d’aucune organisation, d’aucune volonté générale; il tend seulement à satisfaire les besoins pulsionnels, en se conformant au principe de plaisir. Le ça ne connaît et ne supporte pas la contradiction. On y trouve aucun signe d’écoulement du temps” (phrases de Freud) "

Toutefois, en relisant la définition Freudo-Groddeckienne du CA, je trouve que ce sens correspond parfaitement à ce qu'est vraiment GrippeSou le clown cabriolant dans le roman de King et dans le film de Muschietti. Car oui, CA est une partie pulsionnelle de la psyché humaine puisqu'il joue aussi bien avec les peurs des sujets, qu'avec leurs haines (leurs peurs phobiques). Il est d'ailleurs bien dommageable que Muschietti ait ôté ce sens là du film, car la partie avec les homosexuels tabassés et l'enquête du meurtre sur l'un deux avait une résonnance toute particulière dans notre monde actuel, quand on voit à quel point l'homophobie reprend du poil de la bête dans bien des parties du globe, et que donc la peur se double d'une haine irrationnelle par ailleurs, si ce n'est qu'elle pourrait être le témoin de l'homosexualité refoulée des sujets qui la promeuvent.

Bref, CA est donc le CA, une entité pulsionnelle qui s'affranchit de tous les interdits, et on le verra à la fin du film et du roman des contingences aussi bien spatiale (il peut être partout et prendre la forme qu'il veut), et temporelle (il vient dans le passé, dans le présent et il sera là dans le futur des personnages). Jamais définition d'un concept psychologique n'aura aussi bien collée à un personnage de fiction, même si n'ayant pas la version de King, il m'est impossible de trancher si ce regard là est volontaire ou juste une coïncidence amusante.

CA est bien par ailleurs comme le nourrisson, puisqu'il ne fait pas part entre le réel et l'imaginaire (les deux se valent pour lui et s'interpénètrent par ailleurs) et a bien un sentiment réel de toute puissance sur le groupe, du moins tant que ce dernier en a peur et craint son pouvoir. Car il n'en sera pas de même lorsque les enfants se seront affranchis de son influence sur eux pour avancer dans leur vie de futur adulte.

Le Surmoi lui s'oppose au CA dans la mesure où il est le garant de tous les interdits, toujours d'aprés la définition psychanalytique du concept freudien, auquel il s'oppose de manière violente. Le Surmoi ce sont les enfants, qui représentent aussi bien des peurs (coulrophobie (peur de clowns), peur de la créature tapie dans le noir, peur de la maladie ou de la mort) que des interdits (peur  de comportement sociétaux tabou, inceste avéré ou incestuel), des haines (le racisme qui est à l'oeuvre sur le fait que Mike Henlon est noir, et que c'est en ce sens que sa famille a été tué dans un incendie qu'on présente comme volontaire, l'antisémisme envers Stan quand Patrick Hockstetter joue avec sa kippa comme avec un frisbee) donc bien des garants d'idéaux sociétaux des normes imposées par l'extérieur.

Et enfin le Moi qui serait donc la manifestation visible de ce combat intérieur, de cette lutte interne, ce serait donc Derry, la ville, en tant que personnage témoin des affrontements entre les enfants (le Surmoi) et la créature (le CA). De ce point de vue là d'ailleurs, le film est plutôt pas mal, car Derry est vraiment mise en scène comme une entité singulière du clown. Georgie en courant après son bâteau esquive une barrière de travaux, mais une autre le frappera de plein fouet, lui fera perdre le fil de la course de son bateau et le précipitera vers la mort. Puis un peu plus loin dans le film, ce sont les cailloux d'une rivière qui aideront les enfants à se défaire de Bowers et sa bande pour protéger Mike. Puis le plancher d'une baraque en ruine scellera le sort d'un des enfants, mais sans doute CA y est-il aussi pour quelque chose.. En somme, Derry est à la fois animiste en bien et en mal.

"Chez Freud, le moi correspond à la partie défensive de notre personnalité, il est considéré comme la plus consciente. Il tente grâce à un rôle de médiateur de répondre aux intérêts respectifs du ça, du surmoi et du monde extérieur afin de trouver un certain équilibre. Le Moi est une “pauvre créature, devant servir trois maîtres». En effet, le moi doit supporter la menace provenant du monde extérieur, du ça et du surmoi. Le ça est le «lieu» d’où proviennent les pulsions, il répond principalement au domaine de l’instinctif et de l’inconscient. De plus, le ça, dans l’Interprétation des Rêves notamment, ne connaît aucune règle, ni de temps ni d’espace, ni d’interdit ; il est seulement régi par sa libido, c’est à dire l’énergie psychique souvent liée à la sexualité ou à l’agressivité, dans le but final d’atteindre le plaisir immédiat. Enfin, le surmoi représente l’agent critique, l’intériorisation des interdits et les exigences parentales, sociales et culturelles. Il est en partie inconscient, et se forme durant l’enfance et l’adolescence."

Une fois ceci posé, on va pouvoir se concentrer sur la dimension psychologique voire psychanalytique du film. Déjà, commençons par tordre le coup à un propos qu'on a souvent vu revenir sur la scène d'introduction du film, non cette scène n'est pas inutile, elle ne sert pas à rien. Pour en parler, il convient de préciser que quand on écrit un scénario, et pour que le spectateur puisse mieux rentrer dans le vif du sujet, on se doit d'introduire les personnages en question. Et il faut également aborder la notion dans le scénario de Set-Up Play Off, (ou fusil de Tchekhov en littérature). En gros pour définir trés brièvement le principe, si on montre un fusil à l'écran sur un plan du film, il serait logique voire naturel d'en voir son utilisation, ou l'échec de son utilisation dans la suite ou à la fin du film. Et cela tombe bien, puisque le film CA utilise trés bien comme la plupart des films bien construit cette notion scénaristique là. Ainsi non, il n'est pas inutile de voir la relation fraternelle, entre dispute et amour-haine de Georgie et Billy. Déjà parce que ça permet de voir Georgie être confronté à son désir de voir son bateau flotter et il est prêt à tout pour se faire, peu importe le mauvais temps, son frère malade, ou qu'il doive descendre à la cave (lieu de toutes les angoisses et peurs enfantines) chercher de la parafine. Ca permet aussi de confronter Georgie à sa peur ultime, le noir, et presque d'annoncer sa rencontre et sa fin inéluctable avec CA, puisqu'au final, il n'y a absolument rien de dangereux dans la cave, même si King comme Muschietti capitalise sur cette attente/peur du spectateur. Ceci permet également de montrer un Georgie presque conquérant, même si il n'a pas réellement affronté sa peur, et cette scène aura d'ailleurs son pendant miroir un peu plus tard dans le métrage, lorsque Billy descend à la cave et voit son petit frère dans la pièce inondée avec le clown qui lui fait face et le chasse tout comme Georgie a été chassé par sa peur du noir en avance sur la réalité, le clown n'étant pas dans la cave, mais bien dans un autre lieu sombre. Enfin cette scène de tendresse amour-haine, chien-chat, permettra au spectateur de se décharger émotionnellement en embrassant la vision de Billy, à la fin du film quand il fait enfin le deuil impossible de la mort de son petit frère en tuant le clown-Georgie partie de lui-même par ailleurs. Bref ceci n'a absolument aucune mesure et on pèse les mots, avec un "first killed" dans n'importe quel slasher de type Scream ou Souviens-toi l'été dernier. C'est un contresens total de croire ça, ça démontre juste que la personne qui le pense ne connait pas grand chose au cinéma initiatique.

Et d'initiation il en sera largement question, puisque outre le fait de confronter chacun des enfants à leurs peurs de grandir, le film CA suivant le roman reprend le principe des 7 personnages. Là encore on a lu trop de sottises ailleurs pour ne pas s'y arrêter. Certains critiques, voulant que les enfants soient 4 par exemple mais le problème déjà c'est que chacun des 7 a des peurs bien spécifiques et aucune n'est identique, et ensuite il ya une dimension Kaballistique dans le film, 7 étant un chiffre sacré entre tous, le chiffre Divin par excellence dont il aurait été bien stupide de se priver. Dans la Kaballe d'ailleurs, il y a dans un des chapitres, (je ne retrouve plus le lien, si quelqu'un l'a je suis preneur), 6 hommes, et une femme trés important, formant donc le chiffre 7 comme dans le roman. D'ailleurs les enfants qui sont guidés par la superstition du chiffre 7, se déferont de CA la première fois en étant 6 (le 7eme étant resté bloqué en haut du puit), la suivante en étant 5 (en espérant que Muschietti suive le roman jusqu'au bout) comme pour les montrer en train de dépasser cette superstition religieuse pour atteindre une foi en eux-mêmes, bien plus mystique et bien plus importante que n'importe quel dogme, d'ailleurs le combat final sera bien plus âpre, et beaucoup plus mythologique avec l'intervention de la Tortue Monde (dont on voit une occurrence à un moment du film CA, puisque un des enfants dit "j'ai vu une Tortue"). On peut d'ailleurs un peu regretter que les enfants n'inventent plus de moyen de mettre CA en échec, avec leurs quotidiens  : les noms d'oiseaux de Stan, la balle en argent de Eddy (remplacé ici par un lépreux synonyme de ses maladies imaginaires), etc... qui étaient beaucoup plus témoins de la force de l'imaginaire, tout en positionnant certaines croyances auxquels ils se dédiaient pour le vaincre.

"Le Nombre 7 est très certainement le Nombre le plus important de la Torah.  Il est présent 77 fois dans le Tanakh (Ancien Testament).

Il est le nombre de l'accomplissement et du temps et de la réflexion après un cycle accompli."

Il est d'ailleurs intéressant de remarquer que c'est exactement ce qu'il va se passer avec les enfants, leur difficile passage de l'enfance à l'adolescence, en attendant l'âge adulte après CA ^^. L'apparition des premières règles de Beverley, la Bar-mitsvah de Stan, le dépassement et l'acceptation du deuil de Georgie par Billy, l'émancipation de Eddy de la folie maladive de sa mère, Mike qui se consacre sans plaisir à tuer des animaux pour endurer sa place dans le monde et ne pas passer du côté des traqués comme lui dit son grand-père. Mais aussi en beaucoup moins positif, mais miroir de cela, Bev qui frappe son père pour ses incestes répétés, ou Bowers qui tue le sien avec son couteau personnel. Et c'est en grandissant qu'ils vont pouvoir dépasser ce statut de superstition du chiffre des septs pour venir à bout de CA malgré tout. Beaucoup de gens regrettent la non présence du "gang bang" mystique entre Beverley et les 6 ratés mais outre le fait que ce genre de scène doivent être plutôt dure à imposer à la MPAA ou aux producteurs, je trouve personnellement qu'elle est joliment suggérée par deux fois, lorsque les 6 restants se font un gros calin après que Ben ait sauvé Bev des lueurs mortes en l'embrassant, puis ensuite lorsque tous les 7 font leur pacte du sang, se donnant la main en cercle, le tout renforcé par le travelling circulaire et l'inscription "LOVER" du plâtre d'Eddy. Donc même si on peut trouver ça quelque peu puritain de n'avoir pas mis ce passage trés important du livre, je trouve que son absence est plus que correctement comblé par ces deux scènes.

Beaucoup trouvent également dommage la disparition de l'homosexualité refoulée de Bowers, mais même si elle n'est pas là non plus explicitement montrée, Muschietti la fait passer par de subtiles procédés quand même. Ainsi, Bowers parle des "nichons" de Ben, puis il veut graver son nom avec son couteau sur son ventre après lui avoir explicitement dit que "ceux qui venaient sur ce pont venaient pour deux choses, se rouler des pelles, et graver leurs noms en tant que couple", on ne fait pas plus clair comme sous-texte. Et enfin, castré symboliquement par son père qui récupère son arme et tire dans le sol à ses pieds avec cette dernière. D'ailleurs,  il tuera son père en lui enfonçant son couteau dans la gorge (on fait pas plus symbolique comme action dirait Hitchcock). Bowers est d'ailleurs plutôt bien traité comme personnage antagoniste, car on ressent un peu de la peine pour lui, lorsque son père le traite de "lavette" et l'humilie devant ses camarades. Il est intéressant aussi de voir que la personnalité des bullies qui accompagnent Bowers a aussi été bien traité. Puisque lors de la scène du couteau à graver sur Ben, l'un jouit presque de l'action de Bowers (Patrick Hockstatter, le même qui se faisait branler par Bowers dans le roman), et le second lui semble plutôt catastrophé par ce qui arrive. Le seul truc un peu incompréhensible avec Bowers qui cristallise d'ailleurs toutes les haines de Derry (homophobe, raciste, misogyne, mal éduqué) c'est que Mike le balance dans un puit sans fond. Normalement, Bowers est arrêté par la police suite au meurtre de son père et incarcéré dans un hopital psy, dont CA viendra le tirer pour orchestrer sa vengeance de manière physique sur des adultes qui n'ont plus vraiment peur de lui. Je suis donc assez curieux de voir ce que va en faire Muschietti.

Outre Bowers qui est l'incarnation physique de leur peur, une sorte de CA plus réel et tangible, le film est aussi une étude sur l'inceste, et les différents comportements liés à ce tabou, qu'il soit incestueux (Beverley, le pharmacien), ou incestuel (Eddy, Bowers, Stan, Mike d'une certaine façon). Incestueux, puisque Beverley est confronté aux pulsions incestueuses de son père comme dans le roman, et probablement le pharmacien est pas trés franc du collier non plus, ce qui expliquerait, pourquoi sa fille se comporte comme une sorte de Bowers bis avec Beverley ou Eddy). Et incestuel, puisque Eddy souffre de l'hypocondrie de sa mère qui le materne beaucoup trop, Bowers père qui abuse probablement de sa force et de son alcoolisme sur son fils, Stan confronté à un père rabbin qui le rabaisse parce qu'il ne maîtrise pas la lecture de la Torah, et le poid de la religion qu'il imagine d'ailleurs comme la créature présente dans le film Mama sous forme de tableau dans le bureau de son père ; et Mike car son grand-père l'oblige à tuer des animaux, chose qui ne semble pas le passionner outre mesure. Au final, le clown apparaît donc comme une sorte de petit joueur dans le film à côté de la saloperie affichée du comportement des parents des enfants, ou de leur entourage. Mais c'est justement ça l'intérêt du film aussi, et ce qui à mon sens n'en fait donc pas réellement un film d'horreur, mais plus un drame fantastique initiatique.

Au final, donc un film plutôt intéressant, qui ne souffre pas du tout d'être revisionné, bien au contraire, et qui malgré ses défauts dû sans doute à de trés nombreux et différents passages de scénaristes sur le projet, plus le fait que le réalisateur précédent l'ait quitté (Cary Fukunaga, créateur de True Detective) apparaît comme un peu boiteux pour certains, mais CA n'a pas été mon cas, car j'ai su retrouver l'univers, et la réalisation du réalisateur de Mama, jusqu'à sa propre citation de son film dans les peurs de Stan. Il est d'ailleurs amusant de voir que dans la scène des peurs de Richie Tozier, on peut apercevoir une poupée marionnette de l'image de CA dans le téléfilm avec Tim Curry, comme une forme de passation de pouvoir entre les deux oeuvres trés différentes par ailleurs.

Alors pour toutes ces raisons, et un peu pour d'autres, MERCI !! Au nom de tous les enfants qui ont chevauché leur Silver et appris à surmonter leurs peurs avec ce livre, cher Andrès Muschietti merci, le livre prend vie et c'est grâce à vous et à votre soeur. Non, CA n'est pas un film d'horreur, non CA ne fait pas peur, non CA n'est pas un rollercoaster, c'est tout CA à la fois et plus encore, CA ne fait pas peur, il terrifie, il vampirise, il traumatise, et c'est bien plus insidieux, sur le moment tu sursauteras peut-être ou pas mais quand tu rentreras chez toi, seul, quand tes peurs reprendront leurs droits sur toi que ce soit dans tes rêves, dans ta solitude, ou dans ton apparente famille, CA s'insinuera jusque dans ton cortex, parce que CA ce n'est pas seulement un des meilleurs films fantastique initiatique jamais réalisé, adapté du redoutable bouquin de Stephen King, c'est aussi une manière d'affronter la vie, d'arpenter le chemin sinueux et ronceux, ou prendre sa revanche sur tous les bullies qui ont pu te faire du mal dans ton enfance ou ton adolescence.

Encore merci aussi à Stephen King qui a rendu cette aventure possible. J'aurais toujours beaucoup d'affection pour Il est revenu, mais CA dépasse de loin l'efficacité manifeste du téléfilm.CA est là, CA reviendra, mais CA suffit.

 

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 18:49

Après la partie asiatique, c'est au tour du folklore mexicain d'être écaillé et revisité par Russel Mulcahy et son équipe.

La Saison 3 s'étant terminé sur la SPOILER SPOILER SPOILER mort de la si sympathique meilleure amie de Lydia (oui je balance pas le nom), et la "ressurection" de la Tante de la fille Argent, le spectateur se retrouve totalement perdu, surtout si il était attaché à l'une beaucoup et en même temps à l'autre aussi malgré son caractère pour le moins clivant. Décidément, ce pauvre Argent n'a pas de chance avec sa famille proche.

Scott et ses amis se retrouvent à devoir se battre contre une louve, et un cartel de chasseurs de loups-garous mexicains. Dans le même temps, de mystérieux Guerriers fauves en apparence immortels font leurs apparitions et compliquent grandement la donne du "wolfy gang".

Cette saison 4 a deux points forts indéniables, la mise en présence de deux antagonistes féminin porteuses d'extrêmement de charisme, ainsi que le développement d'une autre histoire d'amour inter-espèce en plus de celle de Scott. On notera aussi que pas mal de rôle secondaire sont étoffés dans cette nouvelle saison.

La série continue sur les traces de sa grande soeur Buffy contre les Vampires, et se positionne à nouveau comme la vaillante successeuse de la série du trio Kuzui brothers et Wheddon. Mulcahy qui réalise pas mal d'épisodes encore une fois, apporte son savoir-faire et c'est un réel plaisir de réalisation inventive et au cordeau.

Il paraît qu'une saison 5 a été aussi tournée, on espère qu'elle sera du niveau des précédentes, parce que croyez moi ou non, cette série est avec Buffy contre les Vampires, la meilleure des séries jeunesses sur l'adolescence, et les affres de cette période chez les jeunes.

A noter que des personnages qui avaient peu d'importance dans les précédentes saisons se voient dotés de développement profondément passionnant. Une série à ne vraiment pas rater si vous ne la connaissez pas, et que vous aimez le fantastique et les mythologies du monde.

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 19:19
Faits d'Ibère : Contretemps (Contratiempo)

Mon existence double de cinéphile et de cinéaste est entièrement dédié au cinéma, je vois le monde en cadre, je réfléchis la vie en image, j'entends des musiques dans ma tête dans les moments forts de ma vie, et je ressens des mouvements d'appareil pour sublimer l'ironie, le tragique, la drôlerie de tous ces moments d'existence. Bref, je ne vis que pour le cinéma, et le film l'Accusé que je me propose de chroniquer aujourd'hui est exactement ce que j'attendais de toute cette suite interrompue de film qui se suivent et se ressemblent fortement.

Il est d'une tristesse absolue qu'une pépite de cet acabit n'ait même pas eu les honneurs d'une sortie en salle quand on pense aux nombres de films pour le moins médiocres et impersonnels qui sortent sans arrêt sur nos écrans, peu importe leur nationalité, chaque nation ayant son lot de médiocrité.

Le film l'Accusé de Oriol Paulo n'est heureusement pas de cela, car force est de constater que parfois la VOD charrie aussi son lot de mauvais films. Mais là il n'en est rien, nous sommes face à ce que je pourrais appeler un chef d'oeuvre total si je n'avais pas peur des mots, et j'assume totalement chacun d'entre eux. Ce film espagnol, une fois de plus, force est encore de constater le génie vient encore et toujours des ibères est un thriller Hitchcokien de magnifique facture avec une ambiance à couper au couteau, un peu comme si Doyle, Christie, Dashiell Hammet ou encore Gaston Leroux s'était fait un crossover de talents pour écrire l'histoire ultime policière du whodunit, tout en renvoyant aux calendes Grecques tout ce qui avait été fait avant.

En partant d'une histoire toute simple qui pourrait même se résumer à un fait divers, un couple illégitime pour éviter un cerf sur une route percute une autre voiture et en tue le conducteur ; le réalisateur et scénariste Oriol Paulo dont c'est ici le deuxième film seulement tisse une histoire incroyablement fascinante de faux semblants. Le couple décide de faire disparaître le corps et la voiture du jeune homme accidenté, mais rattrapé par un maître chanteur, leur vie de rêve et de luxe se trouve menacée.

Je ne ferais pas d'analyse en profondeur du film car il me faudrait pour se faire déflorer l'intrigue, et même si une revision, voir deux ou trois sont possible, la première vision est essentielle pour ressentir la confusion dans laquelle le brillant scénariste et réalisateur souhaite nous plonger et nous entretenir jusqu'au tomber du rideau. Mais en revanche, il est fort possible que j'y revienne trés prochainement dans le cadre d'une analyse plus complète.

Je dirais juste que le héros, accusé à tort d'avoir tué sa maîtresse dans une pièce fermée de  l'intérieur (coucou Gaston Leroux) se retrouve confiné dans une chambre d'hôtel après que son avocat ait payé une trés forte somme pour une libération conditionnelle en attendant son procès pour meurtre. Son avocat engage un autre avocat spécialisé dans les affaires criminelles et ensemble ils essaient d'établir la défense d'Adrian Doria (le héros) en faisant bien attention à tous les détails de ce qui s'est passé. C'est un peu comme si Agatha Christie (puisque c'est une femme) s'accordait avec un de ses personnages pour lui établir un alibi en béton armé, face à une cour de Justice.

Faux huis-clos magnifiquement sublimé par la lumière du génial Xavi Gimenez, directeur de la photographie des excellents Darkness, The Machinist, La Secte sans nom, et du non moins génial Agora, le travail sur les ombres, les reflets, et l'ambiance rendent la tenstion encore plus palpable.

Et sur une musique trés inspirée de Fernando Velasquez, qui côtoie par instant le sublime du score d'un Bernard Herrmann, Oriol Paulo déroule son film comme on exécute une partition de musique, jusqu'à ce que de fil en aiguille, le spectateur comprenne qu'il y a là un contretemps, et que tout ce qu'on lui donne à voir peut aussi avoir son pendant, une autre vision, un autre point de vue. Et c'est ainsi que par points de vues changeant et successifs, le spectateur reconstitue le puzzle petit à petit, pouvant devancer les rebondissements soit par déduction, soit parce que contrairement à son héros, il n'est que spectateur de la cocote minute dans laquelle il est en train de bouillir et non acteur au milieu du pot-au-feu ; mais ça n'entâche en rien la vision du film, car il est toujours plus facile de réfléchir quand on est soit-même tranquillement dans son fauteuil, sans agression extérieure, sans sentiments de culpabilités et sans sentiments contradictoires qui s'entremêlent.

Un petit mot sur le cast incroyable de justesse, le moindre petit rôle est impeccable et participe à l'atmosphère pesante qui s'installe petit à petit. Mario Casas (qu'on retrouve aussi au cast des deux derniers Alex de la Iglesia) est impressionnant de maîtrise, incarnant à merveille son personnage de yuppie un peu lâche, et le reste ne démérite pas face à lui, notamment Ana Wagener en avocate du jeune homme. Un petit mot aussi sur les bonus présents sur le disque. Un making of et une featurette relativement intéressante sur le film. Mais bien sûr avec tout ce qui est bien, on aurait espéré bien plus.

Sortie en DVD et Bluray depuis le 16 août 2017. Edité par Koba films :  sa page Facebook.

Retrouvez ce film et bien d'autres dans les catégorieshttp://www.cinetrafic.fr/top-film-thriller et
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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 17:53
Teen Wolf : Saison 3

La saison 3 s'ouvre sur le cliffhanger de la fin de la saison 2, à savoir une meute de loup alpha qui arrive à Beacon Hills. Pour contrer la menace, Derek et Scott se constitue une meute également, tandis que Scott devient un loup garou Alpha.

La saison 3 se découpe en deux parties, de 12 épisodes chacun, et on se retrouve donc à faire face à deux ennemis, tous deux trés différents, mais dont la perversité n'a d'égal que la sagacité. Sans trop en dévoiler, les personnages sont encore plus touchants dans leurs tentative de conciliation de leurs pouvoirs naissants, de leurs études et de leurs premiers émois, et pas mal de second couteaux prennent une place beaucoup plus importante et deviennent vraiment chers au spectateur.

La série continue son avancée progressiste avec des personnages féminins vraiment passionnants, dont une jeune fille asiatique trés intéressante, Stiles prend une tournure totalement inattendu, et le season finale de la Saison 3 voit partir un personnage tellement chouette, et revenir son pendant version plus âgée. Voilà tout ce que je peux dire sans trop spoiler ceux qui ne l'auraient pas encore vu.

La saison 3 dont plusieurs épisodes sont encore réalisés par l'excellent Russel Mulcahy s'éloigne totalement de son modèle, le film Teen Wolf pour y développer sa propre mythologie, et une mythologie des plus passionnantes car brassant des concepts de monstres et de protecteurs de différents continents, se rapprochant de plus en plus d'un Buffy de son temps (plusieurs scènes lorgnent d'ailleurs sur les excellentes scènes de rêve Lynchienne présente dans la série réalisée par Joss Wheddon. Franchement, on a vu pire comme comparaison, sachant que Buffy a été la série matrice de beaucoup de séries actuelles. Et la comparaison ne s'arrête pas là puisque la série se permet même de développer des personnages homosexuels et donc de traiter également les affres de leurs adolescences comme le lesbianisme en son temps dans Buffy.

Bonus : Les bonus, sont similaire à ceux de la saison 2 : petite featurette de 30 sec, bêtisier, scènes coupées, commentaires audios. On regrettera juste encore une fois l'absence de sous-titre des bonus, même petit point noir donc que pour la saison 2.

Sortie en DVD et Bluray le 28 Avril 2017. Edité par Medium Rare Entertainment.

Retrouvez ce film et bien d'autres dans les catégories - teen movies et autres films sur les ados et- les meilleures séries fantastiques US.

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 16:15
La Planète Sauvage

Il est des films qui recèlent en eux une telle vision prémonitoire de l'avenir que ça en devient limite effrayant : Brazil, Le Roi et L'Oiseau, Modern Times, Soleil Vert ou encore Minority Report. Le film la Planète sauvage de René Laloux est aussi de ceux-là.

Ce pamphlet, conte philosophique Voltairien, (Micromégas) aux élans Swiftien (on pense souvent au Voyage de Gulliver) nous narre l'histoire des Draags (sorte de reptilien illuminati omniscient et omnipotent ^^) qui élèvent des humains comme des animaux de compagnie, les Oms. Ils ont récupéré ces derniers sur la lointaine planète Terra et les traite avec la même attitude que nous traitons nous-mêmes parfois nos animaux d'élevages ou de compagnie. Adapté du roman de l'écrivain français Stefan Wul (l'auteur du fabuleux Niourk) "Oms en série", la planète sauvage écrit par René Laloux et Roland Topor raconte donc la relation de maître à esclave, puis petit à petit d'amis qui va s'instaurer entre une jeune Draags et un petit Oms. Et surtout la révolte qui va s'en suivre.

La vie des Draags est tournée vers la méditation et la connaissance, et leurs enfants apprennent tout ce qu'ils doivent savoir de serre-tête semblable à des casques de walkmans et contenant l'intégralité du savoir des Draags. Un jour des petits Draags s'amusent et tuent une femelle Oms, laissant son enfant, irrémédiablement seul. Une des enfants Draags, la jeune Tiwa récupère le petit rescapé et le prénomme "Terr". Elle l'aime comme on aime un hamster ou un lapin dans une cage, et petit à petit cette relation se mue en amitié réciproque, car Tiwa ne grandissant pas à la même vitesse que Terr, reste une adolescente quand ce dernier en devient un à son tour. Terr est ainsi souvent présent lors des apprentisages de Tiwa avec le serre tête, et suit ses cours, devenant à son tour intelligent autant que les Draags, voire même plus, puisqu'il utilise souvent le serre tête seul. Le père de Tiwa s'en aperçoit et ordonne à sa fille de ne plus laisser Terr suivre ses leçons de connaissance. Terr se muant en Prométhée moderne, vole un jour le serre tête de la connaissance et s'enfuit du palais.

La suite de ce passionnant film ne vous sera pas spoilé. J'espère que ce petit avant-goût vous donnera envie de découvrir ce film, surtout quand on voit à quel point son discours, résonne et raisonne avec le traitement que nous faisons subir à des animaux que nous jugeons inférieur à nous pour une différence d'intelligence. En ces temps où le Veganisme (mouvement écologiste et humain qui refuse toute forme d'exploitation animale en plus de la non consommation de produits animaux) prend un essor assez important dans nos sociétés, peut-être même déterminant, le film questionne pas mal certains des sujets qui nous préoccupent actuellement.

La grande force de ce film outre son message humaniste et écologiste, c'est le grand soin avec lequel il a été réalisé, témoin d'une époque où la SF française n'était pas juste un concept vague, aujourd'hui pas mal oublié à de rares exceptions, mais pratiquement le coeur de lance de la littérature et donc du cinéma qui en découlait. Je remercie d'ailleurs le distributeur du film pour la qualité du master du Bluray, le fait que l'exemplaire soit un vrai bluray du commerce, et pour la quantité importante de bonus passionnants, dont les 3 premiers court-métrages du duo Topor-Laloux.

Ce la planète sauvage ne faisant pas exception, puisque basé sur les dessins de Roland Topor et animé dans les studios d'animation Jiri Trnka de Kratky Film à Prague selon la technique du papier découpé. Il en résulte un sentiment étrange, laconique, pesant et enjoué à la fois, en tout les cas un "must have see" (immanquable) pour n'importe quel cinéphile qui se respecte.

Sortie en DVD et Bluray depuis le 7 juin 2017. Edité par Arte : sa page facebook et son site.

Retrouvez ce film et bien d'autres dans les catégories - animation et - sf et films d'anticipation.

 

 

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 12:55
Teen Wolf : Saison 2

Une fois les personnages, l'ambiance, et le contexte de la série présentée et développée dans la première saison, et l'antagoniste loup-garou Alpha défait (et plutôt brutalement quand on voit le sort qui lui a été réservé), la série peut se permettre de positionner un autre antagoniste, un antagoniste double même, puisqu'elle change le rapport, et le méchant se retrouve être le grand-père de Allisson appuyant le fait que contrairement aux loup-garous qui se cooptent, les Argent sont chasseur de loups-garous de père en fils, voire en fille si on regarde le rapport de chasseuses pour un chasseur dans la famille. Le grand-père de Allisson n'a qu'un objectif en tête c'est d'éliminer tous les loups-garous, les vieux comme les jeunes, et si le père de Allisson est devenu un allié par la découverte de la relation entre Scott et sa fille, ce nouveau patriarche se retrouve être une plus grande gêne pour le groupe, aussi bien humain que loups-garous.

On n'en dévoilera pas trop pour ne pas gâcher le plaisir, mais cette seconde saison est encore bien meilleure que la première, car la mythologie des loups-garous se dessinent petit à petit, des personnages font leurs apparitions avec leurs lots de coups de théâtre, et les alliés et les rivaux redoublent d'efforts pour se nuire l'un l'autre. La relation entre Allisson et Scott subit quelques écueils et le personnage de Stiles, ainsi que Lydia et Jackson se développe un peu plus.

Au final, cette seconde saison et son climax étourdissant achève de faire de Teen Wolf une série à suivre, et surtout une série dans le prolongement intelligent de la série Buffy en son temps. Teen Wolf continue à décrire les métamorphoses et les transformations du corps et du cerveau adolescent, le tout dans un superbe écrin de série fantastique et action.

On a qu'une envie c'est de découvrir la saison 3 et 4.

Bonus : Les bonus, sont similaire à ceux de la saison 1 : petite featurette de 30 sec, bêtisier, scènes coupées, commentaires audios. On regrettera juste encore une fois l'absence de sous-titre des bonus, même petit point noir donc que pour la saison 2.

Sortie en DVD et Bluray le 28 Avril 2017. Edité par Medium Rare Entertainment.

Retrouvez-cette série et bien d'autres dans les catégories http://www.cinetrafic.fr/meilleures-series et
http://www.cinetrafic.fr/top-100-serie.

 
 
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 12:00
Teen Wolf : Saison 1

La série Teen Wolf est adaptée du sympathique film éponyme de 1985 réalisé par Rod Daniel, avec Michael J Fox dans le rôle titre, film qui sera suivi d'une suite en 1987, Teen Wolf 2 mais sans J Fox, remplacé par Jason Bateman dans le rôle de Todd Howard, le cousin de Scott. La série Teen Wolf créée, scénarisée et produite par jeff Davis, et produite également par Russel Mulcahy (Highlander), fait elle-même suite à une série en dessin animé (Les Ptits Loups Garous").

Débutée en 2011 sur MTV, la série est réalisée par Russel Mulcahy, Tim Andrew et Toby Wilkins. Russel Mulcahy en signe d'ailleurs le pilote, et pas mal d'épisodes de la saison 1 et 2.

La grande force de la série est d'utiliser la figure mythologique séculaire du Loup Garou comme métaphore de l'adolescence. Un peu comme le faisait le film éponyme, si ce n'est que la série elle adopte une tonalité plus sombre, alors que le film de 1987 était une comédie. Ainsi cette image permet de traiter aussi bien les affres de l'adolescence (corps qui change, pulsions dont sexuelles mais pas seulement) que de poser les bases d'un bestaire et de personnages tous plus intéressants et attachants les uns que les autres.

La saison 1 nous présente les héros, Scott et son "sidekick" et ami Styles en train de chercher un corps sur lequel le père de Styles enquête. Scott se retrouve à se faire mordre par un loup-garou qui l'attaque dans les bois et son corps commence à changer suite à cette attaque. Dans le courant de la saison, une jeune fille arrive à l'école, une nouvelle, Allisson Argent et elle s'éprend de Scott, mais sa famille cache un terrible secret que Scott apprendra à ses dépends.

Scott rencontre aussi Derek, un autre loup garou qui deviendra son mentor et ami. Et Scott se fait un antagoniste en la personne de Jackson, le beau capitaine de l'équipe de Crosse, auquel Scott finira par voler le statut de capitaine. Scott et ses amis se retrouve bientôt aux prises avec une nouvelle menace, un loup garou Alpha, celui-là même qui l'a mordu et dont la mort pourrait sceller la fin des pouvoirs de Scott et son retour à une vie normale.

La série tout en rendant hommage à des films comme Stand by me de Rob Reiner, se permet le luxe de titiller le côté social d'une série comme Buffy, et en développant un réseau de personnages passionnants, joués par des acteurs ultra convainquants dans le plus petit rôle s'affirme comme une série à suivre. Le mythe du loup-garou est pour Jeff Davis l'occasion d'aborder les travers de l'adolescence, les problèmes du lycée, les premiers amours, conflits et on en passe. Cette saison 1 alterne moments ultras rythmés, révélations en cascades et atmosphère pesante à mi-chemin entre le film d'horreur, et la teen movie. Cette série est aussi l'occasion de donner aux personnages féminins des rôles forts, absolument trés éloignés des "women in fridge" et autres demoiselles en détresses dont on a l'habitude dans ce genre de productions pour adolescentes et adolescents. Ainsi que ce soit la mère de Scott qui élève seul son fils, la mère d'Allisson, sa tante Kate, Allisson, ou Lydia (la copine d'Allisson), tous les personnages féminins ne se résument pas nécessairement à un archétype, et font preuves d'énormément d'affirmations d'elle-même, et même si leurs histoires d'amours avec les garçons est partie prenante de la saison 1, elles ne se résument absolument pas à en être juste le love interest. A noter aussi que le meilleur ami de Jackson est homosexuel et que son traitement est trés subtil, bien loin du cliché de la folle queer, et non seulement ça, mais sa sexualité est acceptée par tous dans le collège. Teen Wolf est donc une série progressiste, bien loin du ramassis d'idioties qu'on peut en lire sur le net, venant de gens qui ne savent pas analyser des images dans leurs globalités.

Par ces scénarios intelligents, construits et développés, et son refus de se limiter uniquement à un folklore passéiste, Teen Wolf, réussit l'exploit de faire du loup-garou, une figure quasiment aussi mythique et passionnante que ne l'avait fait Joss Whedon pour le mythe du vampire, en lui donnant en plus cette sensation de renouvellement totale de la dite figure. Il est difficile de résumer cette saison 1, mais la saison 2 s'avère encore plus passionnante à suivre, en espérant que cette petite critico-analyse vous aura donné envie de sauter le pas, et de rejoindre Scott et ses amis.

Bonus : Les bonus, sont divers et variés, allant de la petite featurette de 30 sec, au bêtisier, scènes coupées, en passant par des commentaires audios. On regrettera juste l'absence de sous-titre des bonus mais c'est vraiment le seul point noir qu'on peut donner à ce bluray de la saison 1.

Sortie en DVD et Bluray le 28 Avril 2017. Edité par Medium Rare Entertainment.

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 10:17
Kévin Fête : Christmas Town Invasion

Pour le premier papier de 2017 sur mon blog, on va s'intéresser aux kings des mashup, le génialissime Antonio Maria Da Silva, AMDS pour les intimes, que j'ai le plaisir de connaitre depuis quasiment ses débuts sur le net. C'est toujours émouvant de suivre la carrière d'un créatif depuis ses débuts, parce qu'on le voit, progresser, s'améliorer, parfois même échouer, mais en ce qui concerne AMDS, l'échec n'est pas encore à l'ordre du jour, puisque esthétiquement, émotionnellement et narrativement il repousse encore une fois les limites du mashup traditionnel.

Dans ce nouvel opus, "Kevin's Fate : Christmas Town Invasion", visible à cette adresse, https://vimeo.com/196548578, ADMS fait suite à sa thématique des boogeymen et d'Halloween, mais en faisant cette-fois ci un crossover particulièrement savoureux entre des créatures purements noelienne, et un Jason égaré, qui fait tâche dans le décor, et qui finira d'ailleurs par être purement et simplement évacué par l'univers en question. AMDS choisit aussi cette fois de nous montrer le combat du seul point de vue des protagonistes et excusez-du peu : Kévin de "Home Alone" qui donne son nom au projet, John Mc Clane tout droit rescapé des 2 premiers Die Hard, et rien moins que le Grinch.

Pour les forces antagonistes, on retrouve donc Jason en grande forme, mais aussi les martiens de Mars Attack, les Gremlins, la créature Païenne de Krampus (sortie cette année chez nous en mai 2016), des méchants loups, un lion, et j'en passe. Le gros du mashup se concentre sur une relecture narrative entre Home Alone et Krampus, et voit le petit Kévin Mc Calister rivaliser d'ingéniosité pour se débarrasser des méchants qui tentent d'investir sa maison. Le film s'ouvre sur Kévin, seul chez lui qui regarde la télé et zappe. Passé l'amusant clin d'oeil à la mort de George Michael, il zappe sur le Grinch le dessin animé à la télé, et c'est là qu'AMDS va lui aussi rivaliser d'ingéniosité, car sitôt passé le petit carton habituel de présentation de l'univers, il fait rien moins que correspondre la descente du Grinch dans le dessin animé, avec la descente réel du Grinch réel par la cheminée en flou derrière l'épaule de Kévin? Puis le Grinch animé adresse un sourire de connivence au Grinch réel qui le lui rend et la grimace devient méchante, et le Grinch réel intime au Grinch animé de ne pas le faire repérer. Ainsi, le 4eme mur est brisé et cette mise en abyme est à l'aune de tout ce qui va suivre. C'est une idée simple mais géniale en soi, et auquel il fallait clairement penser.

On imagine à grand peine le nombre d'heures de travail pour "enneiger" tous les plans de films qui n'en comporte pas toujours, et surtout pour découper patiemment photogramme par photogramme les différentes images des reflets, et autres partage de cadre.

Je vais essayer de ne pas trop en dévoiler pour vous donner envie de voir le film quand même, mais l'idée maitresse est une lutte entre de bons éléments et des mauvais, au sein même de leurs castes respectives. Par exemple, le Grinch qui est un méchant est ici beaucoup plus ambigue ("Nice Kids"), les loups eux-mêmes se subdivisent en deux catégories, les loups gris et noirs, qui sont méchants, et un loup blanc qui m'a fortement rappelé le proverbe indien des deux loups dans le coeur de l'homme. Mais même les méchants loups finiront par se débarasser du mal absolu que représente le boogeymen, et ce même si ils vont aussi mettre en péril les héros. L'intérêt principal est de voir la maison comme un havre inviolable, alors que la haine et la violence se déchaîne à l'extérieur du monde, et progressivement cette violence et cette haine vont tenter de prendre le pas sur l'intérieur du petit Kévin. Cette invasion va d'ailleurs avoir lieu lorsque Kévin crie "Mom", abandonné de son seul rempart contre l'horreur du monde et c'est ce mot qui va déclencher la venue des monstres.

La fin reprend l'idée d'un film de bien belle manière, avec le même effet et la même chute donc, et le clin d'oeil est amusant. Et restez jusqu'au bout du générique pour une scène bonus proprement hilarante.

Bref, si vous êtes cloué au lit comme moi en cet instant, et/ou que vous n'avez rien à faire de plus enrichissant de votre journée, je vous conseille ardemment de vous précipiter sur ce petit bijou de mashup, en attendant le prochain sur lequel AMDS travaille déjà et qui serait *bruit de couloirs*, un mashup sur une galaxie trés trés lointaine.... Voilà je vous souhaite un bon visionnage à présent, et une bonne année, et puis contrairement à moi, une bonne santé ^^ et n'hésitez pas à laisser un commentaire si vous voulez discuter du film ou de Antonio Maria Da Silva.

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 11:21
Des Mythes au Logis

Cette fois-ci, la critique va porter sur une anthologie de documentaire sur les grands Mythes grec, collection portée par Arte+, qui offre une trés belle perspective de culture entertainment pour les plus petits et les plus grands.

Cette collection, qui regroupe 5 DVD de 4 épisodes chacun se propose de traiter des histoires de 20 des dieux de la mythologie grecque. Réalisée par Sylvain Bergère et initiée par François Busnel, dans une conception graphique de Juliette Garcias, cette anthologie narre par le début, l'histoire de la mythologie grecque, sous forme de dessin animé ludique et stimulant. Attention, j'arrête tout de suite, ceux qui s'imaginent avoir droit à un Ulysse 31 version mythologie grecque fidèle. Non, certes, l'oeuvre est trés fidèle à la mythologie grecque, mais le dessin animé se résume à des zooms dans des oeuvres réelles (peintures, sculptures, vase et autres objets), ou à des dessins fixes, en animation 2D ou en silhouettes découpées en ombres, type "Prince et Princesse" de Michel Ocelot.

Si vous souhaitiez un objet ludique et animé façon Ulysse 31 ou les Chevaliers du Zodiaque, alors passez votre chemin, mais si vous souhaitez des dessins artistiques, qui agrémentent un propos avec une voix off style Arte, c'est à dire lente mais habitée, alors précipitez-vous sur ce petit coffret, car c'est un coffret à posséder pour tout passionné de mythologie.

Chaque épisode dure une 20 taines de minutes, et parfois certains épisodes se recoupent avec d'autres qu'on a abordé plus succintement avant. C'est donc une oeuvre trés complète, qui s'adresse à tous et toutes, peu importe l'âge.

On regrette toutefois l'absence total de bonus autour de l'oeuvre, car il aurait été passionnant d'en apprendre un peu plus, même si le site d'arte, propose une interview du créateur qui aide bien à s'imaginer le pourquoi et le comment d'une telle entreprise. Mais on aurait pas craché sur un joli commentaire audio ou un beau making-of pour les plus passionnés des a-coté d'une oeuvre cinématographique, quelle quelle soit.

En l'état, le produit est tout à fait acceptable, et vous aurez pas moins de 8heures de récit mythologique à vous mettre sous la dent pour rattraper vos lacunes ou simplement rêver et frissonner un peu avec nos mythologies européennes, dont découle quasiment toute la littérature française et les super héros de comics et sérials actuels.

Edité par Arte, sortie en coffret DVD depuis le 9 novembre 2016) : sa page facebook et son site.

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 14:32
le Bon Gros Géant : Critique simple

Steven Spielberg est un réalisateur atypique et caméléon qui ne cesse d'étonner son public. Refusant catégoriquement comme son comparse Robert Zemeckis de se laisser enfermer dans un seul genre, il est capable de faire des bonds de géant et passer d'un film d'espionnage sur fond de guerre froide à une histoire pour enfants renouant avec la poésie et l'onirisme d'un E.T, mais en en occultant la partie tragique (quoique). C'est de ce dernier dont nous allons traiter d'ailleurs, le Bon Gros Géant, adapté du roman éponyme de Roald Dahl, écrivain anglais immense pour la jeunesse mais pas seulement, à qui on doit entre autre les romans, Mathilda, Charlie et la chocolaterie, ou encore Sacrées Sorcières, tout trois déjà adaptés au cinéma.

Il n'est nul besoin de rappeler à quel point l'univers du romancier anglais est cinématographique, tant chacune de ses oeuvres ou presque a eu une adaptation pour le grand ou le petit écran, que ce soit Burton, Mel Stuart, Wes Anderson, Nicolas Roeg ou Danny de Vito, chacun de ces réalisateurs pourtant très différent a su concilier son propre univers avec celui de Dahl. Et c'est évidemment encore une fois le cas de Spielberg avec le Bon Gros Géant (que nous nommerons le BGG ou le BFG pour des raisons de clarté), puisque ce dernier est allé chercher et le mot est faible, tirer de sa retraite serait plus juste, la plus Sophie des scénaristes, Melissa Mathison, à qui on doit le génialissime, cultissime et générationnel E.T du même Steven Spielberg. On doit à cette dernière, outre le sublime E.T, le merveilleux L'indien du placard de Frank Oz (Yoda pour les intimes), le sympathique l'Etalon Noir, le rigolo "Kick the Can" volet du film la 4eme Dimension de Steven Spielberg, et l'excellent Kundun de Martin Scorsese, et c'est tout.

Son dernier scénario écrit date de 1997, donc Spielberg est venu tirer la dame, ex-madame Ford de 20 ans de "sommeil" pour lui demander l'impossible à savoir adapter le Bon Gros Géant, pour lui. Il existe un téléfilm anglais trés distrayant, mais c'est un film d'animation et qui date de 1989 par ailleurs. Le BGG de Spielberg lui est sorti l'an dernier, et pour traduire l'immense talent de dessinateur de Blake à l'écran, Spielberg a utilisé le must de la technologie actuelle à savoir la Performance Capture ou cinéma virtuel pour rendre au mieux l'humanité qui se dégage des illustrations de Quentin Blake (grand ami de Roald Dahl et illustrateur de la plupart de ses couvertures et dessins encartés dans les livres de poche de l'auteur) et l'âme de ses personnages.

Petit rappel en quelques lignes du procédé de Performance Capture, l'idée maîtresse étant de rendre aux comédiens, la possibilité de jouer leur scène comme au théâtre, sans être interrompu, sans être gêné par un problème technique, une coupe de son ou de lumière, ou un imprévu de tournage et le tout avec les indications du réalisateur en quasi direct, et pour les plus audacieux des réals, la possibilité de pré-filmer le résultat en temps réel quasiment avec des personnages en fil de fer. Les comédiens sont donc harnachés dans une combinaison couverte de capteurs, et ont des capteurs sur tout le visage et une petite caméra qui filme leur visage. Certes le procédé est un peu difficile à porter au début, mais une fois la magie de la fiction opérante, ça n'est pas plus handicapant qu'un masque de Commedia ou un nez rouge de clown, et surtout ça permet aux comédiens et aux comédiennes de véritablement s'investir dans le personnage, de devenir le personnage, de s'incarner même, tant l'âme des comédiens va entrer en fusion avec le résultat final qui sera supervisé par des techniciens CGI qui vont recouvrir les fils de fer d'un masque numérique en animation, masque qui au contraire du full CGI gardera trace du jeu et de l'expression du regard des comédiens et comédiennes. N'importe quel comédien ou comédienne normalement constitué, et habitué au théâtre ne rêve que d'une seule chose, un tournage en performance capture, dans les conditions quasi direct du théâtre.

Le procédé choisi par Spielberg et expérimenté avec son Tintin, a pour lui de permettre aux comédiens d'incarner, l'incarnable. Ainsi, Katherine Turner est devenu une maison pour le fantastique Monster House de Gil Kenan, Benedict Cumberbatch un dragon pour la non moins fantastique trilogie du Hobbit de Peter Jackson, et le facétieux Mark Rylance du pont des espions, devient un géant de 7 mètres de haut pour Spielberg, tandis que Bil Hader, lui devient un géant de 9 mètres de haut antagoniste du pauvre BGG.

La partie technique étant précisé, on va pouvoir attaquer le gros de l'analyse. Spielberg réalise pour certains un film mineur, pour d'autres un navet, pour d'autres encore dont fait parti votre serviteur, un pur chef d'oeuvre qui n'a rien à envier aux films qui sortent sans cesse sur nos écrans. Déjà un point sur lequel tout le monde sera d'accord ou presque, Mark Rylance compose un parfait BGG, et même la voix française du géant, le sympathique Danny Boon n'est pas en reste, tant son interprétation vocale colle à merveille au personnage de Dahl et Spielberg, et tant on ne reconnait pas une seule intonation de l'acteur, entièrement voué à son rôle, incarner le personnage du roman ce dont il se sort à merveille, tour à tour triste, émouvant, drôle, irritant même, mais toujours impeccablement juste. La petite Ruby Barnhil, révélation du film est elle aussi excellente, et chacune de ses mimiques est un plaisir pour le spectateur attendri. Aucun comédien ou comédienne du film ne démérite d'ailleurs, et le tout est comme d'habitude merveilleusement accompagné par la musique de l'alter ego musical du réalisateur, le fidèle John Williams, qui compose un thème pour le géant, chantable, virevoltant, à tomber, comme toujours chez Williams. Le montage n'est pas en reste, puisqu'il est encore une fois assuré par le génial Michael Kahn, dont c'est le deuxième film monté entièrement sur station numérique (le premier étant Tintin), car oui il faut savoir que Kahn est un des derniers monteurs qui monte encore directement la pellicule sur Moviola, et le passage de Spielberg au cinéma virtuel l'a un peu contraint à passer au montage numérique mais il s'en sort parfaitement bien, gérant toujours aussi bien les transitions Spielbergienne et les moments de tensions ou au contraire de vivacité de l'histoire.

L'histoire en quelques mots est celle de Sophie, petite fille orpheline qui vit dans un orphelinat et dont la rencontre avec le BGG va bouleverser sa vie et la transformer à jamais. Nous sommes en plein dans le conte initiatique, fer de lance des bouquins de Roald Dahl, et Spielberg depuis E.T, maîtrise le conte initiatique, comme personne, d'où la présence de Melissa Mathison au scénario. Mais le BGG n'est pas seulement un film Dahlien, puisque c'est l'occasion pour Spielberg de parler de nombres de ses thématiques personnelles, tout en illustrant ses idées par ses marottes visuelles, (reflet, cadre dans le cadre, plan Spielbergien en veux-tu en voilà), bref c'est un véritable festival de ce côté là, et il va même jusqu'à se personnifier sous les traits du géants semeurs de rêve, car qui est Spielberg sinon un géant qui vient apporter du rêve par sa compagnie (Dreamworks, littéralement l'usine à rêves) et sa réalisation inspirée. Impossible d'ailleurs de ne pas voir les passages de fabrication des rêves, comme une métaphore du montage ou de la réalisation d'un film, au point que même Canal + s'en est inspiré pour sa nouvelle pub.

Au final, on se retrouve avec un merveilleux petit film pour enfants, qui en plus d'avoir le bon goût de ne pas les prendre pour des cons, a l'intelligence de s'adresser à eux en futur adulte, en abordant des thèmes divers et variés comme le harcèlement, la guerre, la mort, etc... J'aurais aimé pouvoir traité plus avant le film, mais ce sera pour une prochaine fois, car cette critique ne fait pas partie de mes critiques analyses mais est en réponse à la réception du bluray pour le site cinetrafic.

Je m'épancherais plus avant sur le film dès que j'en ai le temps pour vous apporter une analyse plus fouillée, plus approfondie et je l'espère la plus exhaustive possible. 

Sortie du DVD ou blu-ray le 1er décembre 2016 et le site du distributeur Metropolitan Filmexport.

Retrouvez ce film dans les catégories http://www.cinetrafic.fr/film-2017 et
http://www.cinetrafic.fr/liste-film/2308/1/les-films-fantastiques-pour-enfants

 

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