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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 17:18
Banishing la Demeure du Mal

Outre l'australien James Wan, il y a une autre valeur assez sûre dans le monde de l'horreur (mais pas uniquement), c'est l'anglais Christopher Smith à qui on doit les sublimes Creep, Severance, Black Death et surtout surtout l'incroyable Ofni fantastique et probablement son meilleur film également, Triangle.

Avec ce Banishing la demeure du Mal, il investit un genre qu'il n'a jamais abordé, le film de maison hantée. A la manière d'un Shining, ou d'un Amityville, le cinéaste anglais prend à bras le corps cette histoire de maison maudite ou plutôt dont le passé a tellement étreint les murs de sa maléfique aura que les lieux sont devenus aussi maudits que le reste.

Le film s'ouvre sur le précédent locataire qui déambule dans la maison, l'air un peu hagard.. Il entend des cris, et monte dans la chambre. Il se voit en train de poignarder sauvagement et à répétition quelqu'un (probablement sa femme, on l'apprendra plus tard) puis ensuite plus rien. Il se retrouve seul dans la chambre.

On récupère alors dans une ellipse, un docteur et un évêque qui se hâtent en voiture vers la maison, pour y découvrir le corps pendu du locataire en question. L'histoire se passe en 1930, aux quasi portes de la deuxième guerre mondiale, au moment des tensions entre les différents pays desquels la guerre va survenir.

On fait ensuite connaissance des personnages principaux de l'intrigue, un jeune révérend, sa femme et la fille de cette dernière (qui on l'aura compris n'est pas l'enfant du révérend). Petit à petit, malgré la présence apaisante de la bonne sourde, la petite fille va commencer à avoir des visions, jouer avec des amies imaginaires, tandis que sa mère va sombrer peu à peu dans la folie, et surtout découvrir par l'intermédiaire d'un homme du village, charlatan selon l'évêque et le mari de la femme, que les précédents locataires ne sont pas partis dans une mission civilisatrice comme l'a évoqué l'évêque mais ont bien péri corps et biens.

Christopher Smith ne révolutionne pas le genre de maison hantée, mais comme dans Triangle, il lui insuffle quand même bon nombre de ses gimmicks visuels et de ses questionnements sur l'humain. Ainsi pour une fois, les personnages même les "gentils" ne sont pas aussi lisses que dans le cinéma américain, et ils ont chacun une part d'ombre avec laquelle il va falloir composer pour avancer. Même mieux, dans un final plutôt clair, il relie religion et ésotérisme avec des gens de 1930 dont on aurait préféré qu'ils se consacrent au macramé.

Le film est à la fois le portrait d'une époque, une peinture des mœurs de la société anglaise de 1930, et surtout un assez bon film d'horreur qui économise les "jump scares" et y préfère l'installation d'une intrigue prenante quoique un peu obscure au début, et un éventail de personnages aussi attachants qu'inquiétants.
 

En Blu-Ray et DVD depuis le 25 août 2021, et en VOD depuis le 28 juillet 2021. Edité par Lonesome Bear / The Jokers. le site Internet de l'éditeur, sa page Facebook et sa page Twitter.

Retrouvez le film Banishing la demeure du mal sur Cinetrafic en suivant ce lien.
 
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