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22 février 2019 5 22 /02 /février /2019 20:01
Venom

Le réalisateur de Bienvenue à Zombieland, et de Gangster Squad, Ruben Fleischer, s'attaque à un des personnages anti-héros/antagoniste les plus décriés de l'écurie Marvel :  Vénom. Ce dernier qui n'avait eu le droit qu'à un film dans lequel le personnage faisait de la figuration active mais sans plus, car son réalisateur Sam Raimi, se l'était fait imposer par le studio sans grand enthousiasme pour le personnage ; se retrouve ici avec son propre stand-alone, origine story. A l'origine prévu comme un spin-off de Spider-man 3, Vénom possède maintenant une vraie identité personnelle, mais peine à convaincre.

Et contrairement à ce que la campagne de bashing pré-sortie du film pouvait suggérer, le résultat final n'est pas aussi catastrophique qu'on aurait pu le craindre, même si il est loin de convaincre complètement non plus. Malgré de relatives incohérences, un peu gênantes parfois, le film même s'il ne dépasse jamais l'ambition d'un produit de studio comme un autre est loin d'être inintéressant.

Tom Hardy campe un Eddie Brock, assez convaincant en soi et sa relation avec le symbiote notamment Vénom, rappelle un peu la cohabitation de Octopus avec ses tentacules, la dimension Shakespearienne en moins malheureusement . De sorte que le film ne dépasse malheureusement jamais l'humour PG13 d'un film qui a l'origine était prévu pour être Rated R. Et ça se sent malheureusement beaucoup dans le film. Et d'anti-héros, un brin subversif (créé à l'origine par Todd Mc Farlane), il devient un clone plus violent de Spider-man quasiment. Et c'est réellement de ça dont il est question, car le Tisseur n'existe pas dans cet "univers filmique car il est parti aider les Avengers. L'adversaire le plus emblématique de Spidey, son quasi miroir (Eddie Brock/ Peter Parker), et celui qui lui amène sa noirceur par l'entremise du symbiote est du coup dépossédé en partie de son intérêt.

Le film se suit sans déplaisir, mais il manque quand même une vraie structure narrative, et un vrai point de vue mythologique pour donner une vraie origine story réellement intéressante et adulte à ce personnage très célèbre de Marvel. On se prend presque à regretter Topher Grace, loin d'être exceptionnel déjà, dans le Vénom de Sam Raimi, tant ce nouveau film manque d'épaisseur. Et une grosse incohérence dans le film, le visuel de Vénom est lié au tisseur, mais ici, foin de tisseur, du coup, on ne comprend pas bien pourquoi Vénom a tout de l'Araignée, puisque Peter n'a pas été contaminé par lui.
On notera aussi un retournement de veste du symbiote Vénom un peu rapide, et des clins d'yeux, volontaire ou non à E.T de Steven Spielberg mais sans la profondeur thématique de ce dernier.

Les SFX sont assez inégaux et varient de super à illisibles (cf le dernier combat du film, pire qu'un combat de robots dans Transformers). Apparemment le film a bien marché au box office, et il sera probablement lié à une suite. On espère juste que la suite sera plus intéressante et plus à même de traduire l'intérêt du personnage de Mc Farlanne. On est content de retrouver Michelle Williams, transfuge de la série Dawson, mais relativement déçu pour elle que ce soit dans ce film là. Riz Ahmed de son côté campe un antagoniste pas mal mais loin d'être inoubliable, sorte d'"Elon Musk" négatif.

Les bonus sont très correct en revanche : scènes supprimées, mode Vénom pour arrêter le film en cours et avoir droit à des easters eggs et références expliquées, des featurettes, making off et le traditionnel commentaire audio. En plus, de ces bonus relativement complet, une deuxième galette Bluray propose un documentaire lui réellement intéressant sur le personnage et son évolution de la BD à l'écran.

En DVD, Blu-Ray, Blu-Ray 4K Ultra HD, et VOD depuis le 18 février 2019. Edité par Sony Pictures France. Le site et la page Facebook de l'éditeur.
 
Retrouvez ce film et bien d'autres sur Cinetrafic dans les catégories toutes les productions de l'année en cours et le cinéma palpitant en 2019.



 

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